La CCO Josefien Vanhuyse cite aussitôt un exemple oh combien fâcheux pour montrer où réside le problème: 'Prenez le Ponte Morandi qui s'est écroulé en 2018 à Gènes. Le gestionnaire avait perdu toute vue d'ensemble de l'état du pont. On en arrive à un tel point, lorsque des organisations ou des entreprises doivent entretenir un grand nombre d'infrastructures. Au bout de quelques années, on n'a plus la moindre idée de l'état de telle ou telle construction.'

Un secteur 'digi-farouche'

Pour Vanhuyse, il n'est pas difficile d'identifier la source du problème: 'Toutes les informations sont disséminées: de la construction, en passant par la gestion, jusqu'à la maintenance. L'ensemble du cycle de vie de l'infrastructure réside dans des silos successifs, chaque fois dans d'autres formats, ce qui génère différentes 'vérités' à propos d'une seule et même construction.' Voilà pourquoi Neanex a mis au point Portal, une plate-forme web où tout est regroupé.

Neanex n'est cependant pas la première startup qui souhaite numériser le secteur du bâtiment que l'on dit 'digi-farouche'. Vanhuyse distingue cependant des différences vis-à-vis de la concurrence: 'Il s'agit souvent de solutions reposant majoritairement sur des dépliants ou des documents. Vous restez ainsi toujours aux prises avec le problème, selon lequel le fichier pdf 'A' présente les choses d'une autre manière que le tableur Excel 'B'. Nous, nous simplifions les choses en intégrant tout - dès la mise en oeuvre du cahier des charges - dans une base de données intelligente. C'est ainsi qu'un changement à un niveau est automatiquement exécuté sur l'autre.'

Neanex ne néglige aucun détail. Et Vanhuyse de citer les prises électriques par exemple. 'Chaque prise - il peut y en avoir des centaines dans un ensemble de bureaux - représente un élément unique dans la base de données. Si lors d'une réparation, on change de marque, on peut l'adapter sans problème. En même temps, nous veillons aussi au contexte indispensable: le réseau électrique dont fait partie la prise, l'étage où elle est encastrée dans un mur, etc. Et grâce à un modèle 3D du projet figurant sur la plate-forme, la situation peut être facilement consultée par tout un chacun.'

Pour utiliser Neanex Portal, il convient de verser un forfait mensuel par projet. 'Le prix dépend du nombre de fonctionnalités utilisées', précise la CCO. 'De plus, nous prévoyons aussi des services de consultance, car le monde de la construction reste un secteur où le numérique est encore un peu tabou et nécessite donc parfois un certain accompagnement.'

Neanex a connu un redémarrage en 2019, dans lequel l'entrepreneur Besix et l'éditeur de logiciels néerlandais Semmtech firent leur entrée. 'Nous sommes alors aussi passé des projets-pilotes aux véritables commandes commerciales', affirme Vanhuyse. 'Nous travaillons entre-temps déjà pour de grandes firmes belges et néerlandaises comme Heijmans, Dura Vermeer, Tennet et, évidemment, Besix.'

'Nous voulons à présent croître en passant dans un premier temps dans ces entreprises d'une collaboration orientée projets à une coopération structurelle. De plus, nous entendons évidemment amener nos use cases existants à de nouveaux clients potentiels, afin de mieux les convaincre. Nous n'examinerons qu'à terme le besoin de nouveau capital. Toutes les options sont encore possibles.'

Neanex

Siège social: Anvers

Nombre d'associés: 3

Finances: provisoirement pas de phase de capitalisation prévue.

Site web: Neanex.com

La CCO Josefien Vanhuyse cite aussitôt un exemple oh combien fâcheux pour montrer où réside le problème: 'Prenez le Ponte Morandi qui s'est écroulé en 2018 à Gènes. Le gestionnaire avait perdu toute vue d'ensemble de l'état du pont. On en arrive à un tel point, lorsque des organisations ou des entreprises doivent entretenir un grand nombre d'infrastructures. Au bout de quelques années, on n'a plus la moindre idée de l'état de telle ou telle construction.'Pour Vanhuyse, il n'est pas difficile d'identifier la source du problème: 'Toutes les informations sont disséminées: de la construction, en passant par la gestion, jusqu'à la maintenance. L'ensemble du cycle de vie de l'infrastructure réside dans des silos successifs, chaque fois dans d'autres formats, ce qui génère différentes 'vérités' à propos d'une seule et même construction.' Voilà pourquoi Neanex a mis au point Portal, une plate-forme web où tout est regroupé.Neanex n'est cependant pas la première startup qui souhaite numériser le secteur du bâtiment que l'on dit 'digi-farouche'. Vanhuyse distingue cependant des différences vis-à-vis de la concurrence: 'Il s'agit souvent de solutions reposant majoritairement sur des dépliants ou des documents. Vous restez ainsi toujours aux prises avec le problème, selon lequel le fichier pdf 'A' présente les choses d'une autre manière que le tableur Excel 'B'. Nous, nous simplifions les choses en intégrant tout - dès la mise en oeuvre du cahier des charges - dans une base de données intelligente. C'est ainsi qu'un changement à un niveau est automatiquement exécuté sur l'autre.'Neanex ne néglige aucun détail. Et Vanhuyse de citer les prises électriques par exemple. 'Chaque prise - il peut y en avoir des centaines dans un ensemble de bureaux - représente un élément unique dans la base de données. Si lors d'une réparation, on change de marque, on peut l'adapter sans problème. En même temps, nous veillons aussi au contexte indispensable: le réseau électrique dont fait partie la prise, l'étage où elle est encastrée dans un mur, etc. Et grâce à un modèle 3D du projet figurant sur la plate-forme, la situation peut être facilement consultée par tout un chacun.'Pour utiliser Neanex Portal, il convient de verser un forfait mensuel par projet. 'Le prix dépend du nombre de fonctionnalités utilisées', précise la CCO. 'De plus, nous prévoyons aussi des services de consultance, car le monde de la construction reste un secteur où le numérique est encore un peu tabou et nécessite donc parfois un certain accompagnement.'Neanex a connu un redémarrage en 2019, dans lequel l'entrepreneur Besix et l'éditeur de logiciels néerlandais Semmtech firent leur entrée. 'Nous sommes alors aussi passé des projets-pilotes aux véritables commandes commerciales', affirme Vanhuyse. 'Nous travaillons entre-temps déjà pour de grandes firmes belges et néerlandaises comme Heijmans, Dura Vermeer, Tennet et, évidemment, Besix.''Nous voulons à présent croître en passant dans un premier temps dans ces entreprises d'une collaboration orientée projets à une coopération structurelle. De plus, nous entendons évidemment amener nos use cases existants à de nouveaux clients potentiels, afin de mieux les convaincre. Nous n'examinerons qu'à terme le besoin de nouveau capital. Toutes les options sont encore possibles.'