'Pour un joueur de football, il est malaisé de fondre ses performances dans des statistiques', affirme le CEO de MyPitch, Jim Bogaert. 'Quand on quitte le terrain, on sait évidemment si on a marqué un but ou si l'équipe a gagné. Mais y avez-vous contribué vous-même? Quelle a été votre progression ou... régression durant la rencontre? A vous de le deviner.'

Algorithmes intelligents

Avec l'appli MyPitch, Bogaert veut combler cette lacune et offrir aux joueurs des données quantifiables. 'On y arrive en installant sur le terrain à six mètres de hauteur une caméra à 180° qui filme tout le match. En même temps, un algorithme ComputerVision intelligent convertit la rencontre en statistiques claires par joueur: kilomètres parcourus, nombre de passes réussies et de duels remportés, tirs au but, etc.'

Une enquête a démontré que MyPitch, qui se concentre surtout sur les divisions inférieures du football au niveau provincial et amateur, ne devait pas s'orienter vers les clubs, souvent indigents. 'Chez les joueurs de foot individuels, il semble cependant y avoir un grand intérêt et une forte envie d'utiliser la technologie', apprend-on. 'Voilà pourquoi nous avons décidé de consentir nos efforts de vente non pas en B2B, mais en B2C. Nous nous adressons donc aux joueurs mêmes et dès que trente membres d'un club de foot - cela peut aller de l'équipe première, en passant par les espoirs ou les U17, jusqu'à l'équipe féminine - sont prêts à payer, notre partenaire installe une caméra sur le terrain.'

Avec trente membres payants, la caméra est en effet rentable, selon Bogaert: 'Les statistiques d'équipe peuvent aussi contrôler gratuitement tous les autres équipiers dans leur appli MyPitch. L'objectif est en effet moins de procéder à de l'analyse de données de haute valeur, comme c'est le cas dans des clubs de l'élite tels Anderlecht ou le Club de Bruges, mais plutôt de créer une communauté au moyen de statistiques de base. Nous voulons qu'après le match, dans la buvette, les joueurs comparent et commentent leurs données mutuelles.'

Déjà quatre-vingts pour cent de précision

Actuellement, MyPitch a installé six caméras actives en première provinciale sous la forme d'un projet-pilote. 'Nous entendons ainsi poursuivre la mise au point de notre algorithme ComputerVision. Pour l'instant, nous en sommes déjà à quatre-vingts pour cent de précision pour ce qui est de la reconnaissance des numéros sur les maillots. Nous aspirons à en arriver à nonante pour cent', explique le CEO. 'Nous avons ici l'avantage d'avoir une ligne directe avec le joueur. En cas de doute, nous pouvons sur base de photos aisément vérifier s'il était bien impliqué dans une phase spécifique.'

Après avoir récolté 350.000 euros auprès d'un groupe d'investisseurs privés, dont Pierre Vandeputte (Galloo), MyPitch a suffisamment en caisse pour miser aujourd'hui sur le développement d'un 'product market fit' (ajustement produit/marché). 'Et lorsque tel sera le cas, nous miserons pleinement sur le marketing', ajoute Bogaert. 'L'objectif est qu'une fois que nous aurons accueilli trente membres d'un club, nous approcherons aussi leurs coéquipiers par des campagnes de mail, afin d'atteindre le plus haut pourcentage possible. En tout cas, chaque club a dès à présent sa propre page dans MyPitch, à laquelle les membres peuvent s'abonner. Nous pouvons ainsi également nouer rapidement le contact avec eux et évaluer le degré d'intérêt.'

L'étranger lorgne

Comme la Belgique n'est qu'un des très nombreux pays de football au monde, Bogaert voit déjà grand: 'Nous voulons de toute façon sortir de nos frontières. L'appli est très évolutive et pour l'installation des caméras, nous aurons simplement besoin d'un partenaire local. Nous disposons déjà des contacts nécessaires pour les premières étapes. C'est ainsi qu'Orange est l'un de nos partenaires. Il a hâte de nous voir débarquer en France, où ses abonnés pourraient recevoir par exemple un compte MyPitch gratuit.'

Mais ce genre d'initiative coûte de l'argent. Dans ce but, Bogaert envisage encore trois pistes possibles. 'Que ce soit un prêt ou la mise en oeuvre d'un financement participatif', déclare-t-il. 'Sans exclure une deuxième phase de capitalisation. C'est l'avenir qui nous le dira.'

MyPitch

Siège social: Zwevegem

Nombre d'associés: 8

Finances: pas encore de plan concret

Site web: MyPitch.app

'Pour un joueur de football, il est malaisé de fondre ses performances dans des statistiques', affirme le CEO de MyPitch, Jim Bogaert. 'Quand on quitte le terrain, on sait évidemment si on a marqué un but ou si l'équipe a gagné. Mais y avez-vous contribué vous-même? Quelle a été votre progression ou... régression durant la rencontre? A vous de le deviner.'Avec l'appli MyPitch, Bogaert veut combler cette lacune et offrir aux joueurs des données quantifiables. 'On y arrive en installant sur le terrain à six mètres de hauteur une caméra à 180° qui filme tout le match. En même temps, un algorithme ComputerVision intelligent convertit la rencontre en statistiques claires par joueur: kilomètres parcourus, nombre de passes réussies et de duels remportés, tirs au but, etc.'Une enquête a démontré que MyPitch, qui se concentre surtout sur les divisions inférieures du football au niveau provincial et amateur, ne devait pas s'orienter vers les clubs, souvent indigents. 'Chez les joueurs de foot individuels, il semble cependant y avoir un grand intérêt et une forte envie d'utiliser la technologie', apprend-on. 'Voilà pourquoi nous avons décidé de consentir nos efforts de vente non pas en B2B, mais en B2C. Nous nous adressons donc aux joueurs mêmes et dès que trente membres d'un club de foot - cela peut aller de l'équipe première, en passant par les espoirs ou les U17, jusqu'à l'équipe féminine - sont prêts à payer, notre partenaire installe une caméra sur le terrain.'Avec trente membres payants, la caméra est en effet rentable, selon Bogaert: 'Les statistiques d'équipe peuvent aussi contrôler gratuitement tous les autres équipiers dans leur appli MyPitch. L'objectif est en effet moins de procéder à de l'analyse de données de haute valeur, comme c'est le cas dans des clubs de l'élite tels Anderlecht ou le Club de Bruges, mais plutôt de créer une communauté au moyen de statistiques de base. Nous voulons qu'après le match, dans la buvette, les joueurs comparent et commentent leurs données mutuelles.'Actuellement, MyPitch a installé six caméras actives en première provinciale sous la forme d'un projet-pilote. 'Nous entendons ainsi poursuivre la mise au point de notre algorithme ComputerVision. Pour l'instant, nous en sommes déjà à quatre-vingts pour cent de précision pour ce qui est de la reconnaissance des numéros sur les maillots. Nous aspirons à en arriver à nonante pour cent', explique le CEO. 'Nous avons ici l'avantage d'avoir une ligne directe avec le joueur. En cas de doute, nous pouvons sur base de photos aisément vérifier s'il était bien impliqué dans une phase spécifique.'Après avoir récolté 350.000 euros auprès d'un groupe d'investisseurs privés, dont Pierre Vandeputte (Galloo), MyPitch a suffisamment en caisse pour miser aujourd'hui sur le développement d'un 'product market fit' (ajustement produit/marché). 'Et lorsque tel sera le cas, nous miserons pleinement sur le marketing', ajoute Bogaert. 'L'objectif est qu'une fois que nous aurons accueilli trente membres d'un club, nous approcherons aussi leurs coéquipiers par des campagnes de mail, afin d'atteindre le plus haut pourcentage possible. En tout cas, chaque club a dès à présent sa propre page dans MyPitch, à laquelle les membres peuvent s'abonner. Nous pouvons ainsi également nouer rapidement le contact avec eux et évaluer le degré d'intérêt.'Comme la Belgique n'est qu'un des très nombreux pays de football au monde, Bogaert voit déjà grand: 'Nous voulons de toute façon sortir de nos frontières. L'appli est très évolutive et pour l'installation des caméras, nous aurons simplement besoin d'un partenaire local. Nous disposons déjà des contacts nécessaires pour les premières étapes. C'est ainsi qu'Orange est l'un de nos partenaires. Il a hâte de nous voir débarquer en France, où ses abonnés pourraient recevoir par exemple un compte MyPitch gratuit.'Mais ce genre d'initiative coûte de l'argent. Dans ce but, Bogaert envisage encore trois pistes possibles. 'Que ce soit un prêt ou la mise en oeuvre d'un financement participatif', déclare-t-il. 'Sans exclure une deuxième phase de capitalisation. C'est l'avenir qui nous le dira.'