'L'administration d'une maison de repos et de soins et d'autres institutions apparentées est une catastrophe', ajoute De Backer. 'Le terme numérisation signifie ici: 'nous intégrons tout dans un fichier Word ou Excel', ce qui signifie qu'il n'y pas d'uniformité dans la façon dont les dossiers sont établis et que tout n'y est pas noté électroniquement de manière conséquente. Pas mal d'informations sont encore conservées simplement dans d'anciens classeurs à anneaux. Il en résulte que l'échange d'informations entre les services ou avec les hôpitaux s'effectue péniblement.'

Décocher les check-lists

Voilà pourquoi Into.Care a développé une appli pour aider le personnel des maisons de retraite et de soins à tenir tout à jour, mais il n'était pas question de venir voir avant comment tout se déroulait sur place. 'Nous voulions que le logiciel réponde aux besoins du personnel, mais pas que ce dernier soit obligé d'adapter son approche à notre solution. Ce que nous y avons quand même constaté, nous a fait peur. Les prestataires de soins passaient toute la journée d'un patient à l'autre, dossiers sous le bras, pour rentrer le soir à la maison et vite saisir les informations collectées dans l'ordinateur et décocher les check-lists', poursuit De Backer.

C'est ainsi qu'il en est arrivé à un outil mobile à 95 pour cent. Les infirmiers et infirmières peuvent désormais consulter sur leur smartphone les dossiers des patients et voir ainsi quelles tâches ils doivent encore exécuter, selon le planning individuel des soins. Le schéma des médicaments peut y être consulté également et décoché. 'Les cinq pour cent restants faisant appel à un ordinateur, c'est pour la direction du centre de repos et de soins. Celle-ci y établit le planning des soins.'

Expertise, temps et connaissance

Entre-temps, une trentaine de maisons de repos et de soins dans toute la Belgique ont déjà fait confiance à la solution d'Into.Care, dont le Senior Living Groep. Ce dernier a aussi été partie prenante dans le développement de l'appli et y a apporté son expertise, son temps et sa connaissance. 'Pas d'argent', explique De Backer. 'J'y ai veillé moi-même au début avec mes propres économies, après quoi Koen Casteleyn, Luc De Wit et Peter De Caluwe, trois business angels, ont rejoint l'entreprise. LRM et le KBC Focus Fund ont aussi apporté du capital, ce qui fait que nous disposions d'un million et demi d'euros.'

Il n'empêche que De Backer a récemment revendu Into.Care à Corilus. 'L'objectif est que nous développions Into.Care en l'outil par excellence pour les soins des séniors en Europe', précise-t-il. 'Corilus supprimera progressivement ses trois solutions 'elderly care' existantes pour les remplacer par notre outil qui, contrairement aux leurs, tourne dans le nuage. Ce fut du reste pour Corilus la raison pour laquelle elle voulait nous reprendre. Il était question pour eux de nous racheter ou d'être concurrencés.

Mais pour Into.Care aussi, le rachat offre des avantages: 'J'avais le sentiment que nous manquions quand même d'expérience. C'était comme si nous avions une tête bien pleine, mais pas de bonnes jambes. En nous associant maintenant à Corilus, nous disposerons enfin d'une puissante assise qui devait nous permettre de continuer de développer notre produit.'

'L'administration d'une maison de repos et de soins et d'autres institutions apparentées est une catastrophe', ajoute De Backer. 'Le terme numérisation signifie ici: 'nous intégrons tout dans un fichier Word ou Excel', ce qui signifie qu'il n'y pas d'uniformité dans la façon dont les dossiers sont établis et que tout n'y est pas noté électroniquement de manière conséquente. Pas mal d'informations sont encore conservées simplement dans d'anciens classeurs à anneaux. Il en résulte que l'échange d'informations entre les services ou avec les hôpitaux s'effectue péniblement.'Voilà pourquoi Into.Care a développé une appli pour aider le personnel des maisons de retraite et de soins à tenir tout à jour, mais il n'était pas question de venir voir avant comment tout se déroulait sur place. 'Nous voulions que le logiciel réponde aux besoins du personnel, mais pas que ce dernier soit obligé d'adapter son approche à notre solution. Ce que nous y avons quand même constaté, nous a fait peur. Les prestataires de soins passaient toute la journée d'un patient à l'autre, dossiers sous le bras, pour rentrer le soir à la maison et vite saisir les informations collectées dans l'ordinateur et décocher les check-lists', poursuit De Backer.C'est ainsi qu'il en est arrivé à un outil mobile à 95 pour cent. Les infirmiers et infirmières peuvent désormais consulter sur leur smartphone les dossiers des patients et voir ainsi quelles tâches ils doivent encore exécuter, selon le planning individuel des soins. Le schéma des médicaments peut y être consulté également et décoché. 'Les cinq pour cent restants faisant appel à un ordinateur, c'est pour la direction du centre de repos et de soins. Celle-ci y établit le planning des soins.'Entre-temps, une trentaine de maisons de repos et de soins dans toute la Belgique ont déjà fait confiance à la solution d'Into.Care, dont le Senior Living Groep. Ce dernier a aussi été partie prenante dans le développement de l'appli et y a apporté son expertise, son temps et sa connaissance. 'Pas d'argent', explique De Backer. 'J'y ai veillé moi-même au début avec mes propres économies, après quoi Koen Casteleyn, Luc De Wit et Peter De Caluwe, trois business angels, ont rejoint l'entreprise. LRM et le KBC Focus Fund ont aussi apporté du capital, ce qui fait que nous disposions d'un million et demi d'euros.'Il n'empêche que De Backer a récemment revendu Into.Care à Corilus. 'L'objectif est que nous développions Into.Care en l'outil par excellence pour les soins des séniors en Europe', précise-t-il. 'Corilus supprimera progressivement ses trois solutions 'elderly care' existantes pour les remplacer par notre outil qui, contrairement aux leurs, tourne dans le nuage. Ce fut du reste pour Corilus la raison pour laquelle elle voulait nous reprendre. Il était question pour eux de nous racheter ou d'être concurrencés.Mais pour Into.Care aussi, le rachat offre des avantages: 'J'avais le sentiment que nous manquions quand même d'expérience. C'était comme si nous avions une tête bien pleine, mais pas de bonnes jambes. En nous associant maintenant à Corilus, nous disposerons enfin d'une puissante assise qui devait nous permettre de continuer de développer notre produit.'