Pour éviter que des accidents se produisent, il faut comprendre comment ils se produisent. Dans le cas des voitures autonomes, voici ce que cela signifie concrètement: il faut pouvoir visionner les données d'un déplacement et comprendre ce qui s'est mal passé. C'est encore mieux si on peut aussi détecter là où tout s'est bien déroulé, mais où une faute aurait pu se produire. 'C'est là qu'IVEX intervient', déclare le co-fondateur Mario Henrique Cruz Torres qui, après ses études à la KU Leuven, a trouvé une solution.

Des téraoctets d'informations

'Effectuer un trajet avec une voiture autonome fournit une énorme quantité de données', explique-t-il. 'Dans le cas d'un retour de Paris, on en est déjà à des téraoctets d'informations. Il faut donc pas mal de puissance de calcul pour pouvoir traiter tout cela.'

Pourtant, c'est exactement ce que fait le logiciel de 'safety assessment' d'IVEX. En combinant des techniques d'intelligence artificielle avec des méthodes mathématiques, l'outil parvient à filtrer des situations potentiellement dangereuses de la montagne de données et ainsi fournir aux constructeurs automobiles des notions qui leur permettent d'améliorer leurs algorithmes. 'En fin de compte, cela se traduit par des voitures plus sûres', ajoute Cruz Torres.

IVEX facture un coût d'abonnement pour l'utilisation de son logiciel, plus un prix au kilomètre de données qui doivent être analysées. L'entreprise a déjà trouvé pas mal d'acteurs du secteur automobile qui sont prêts, dont Renault et New Holland, cette dernière connue pour ses tracteurs et autres machines agricoles. 'Avec un business developer en Belgique et un autre aux Etats-Unis, nous travaillons à présent activement à étoffer notre clientèle', précise Cruz Torres. 'L'ambition est de faire de notre solution une des normes du marché. C'est ainsi que nous développons également l'IVEX Safety Co-Pilot, une solution logicielle susceptible d'être embarquée et capable d'intervenir sur des décisions prises par la voiture autonome.'

Projets-pilotes

'Pour une entreprise comme la nôtre, le support de VLAIO s'est avéré indispensable', affirme Cruz Torres qui, auprès un autofinancement et quelques projets-pilotes, a rapidement trouvé un soutien auprès de cette agence d'investissement. Début 2020, la start-up opta pour la première fois pour un financement externe. Dans ce but, elle se tourna vers la société d'investissement flamande PMV, Marc Jacobs, Noshaq, The Faktory et SPDG, qui injectèrent conjointement 1,2 million d'euros de capital d'amorçage. 'Fin de cette année, nous prévoyons une phase de capitalisation de série A', explique encore le fondateur. 'Du reste, plusieurs scénarios sont sur la table: celui que nous choisirons, sera fonction de ce que donnera cette année à notre niveau.'

IVEX

Siège social: Leuven

Nombre d'associés: 4

Capital externe: phase de série A prévue fin 2021

Site web: IVEX.ai

Pour éviter que des accidents se produisent, il faut comprendre comment ils se produisent. Dans le cas des voitures autonomes, voici ce que cela signifie concrètement: il faut pouvoir visionner les données d'un déplacement et comprendre ce qui s'est mal passé. C'est encore mieux si on peut aussi détecter là où tout s'est bien déroulé, mais où une faute aurait pu se produire. 'C'est là qu'IVEX intervient', déclare le co-fondateur Mario Henrique Cruz Torres qui, après ses études à la KU Leuven, a trouvé une solution.'Effectuer un trajet avec une voiture autonome fournit une énorme quantité de données', explique-t-il. 'Dans le cas d'un retour de Paris, on en est déjà à des téraoctets d'informations. Il faut donc pas mal de puissance de calcul pour pouvoir traiter tout cela.'Pourtant, c'est exactement ce que fait le logiciel de 'safety assessment' d'IVEX. En combinant des techniques d'intelligence artificielle avec des méthodes mathématiques, l'outil parvient à filtrer des situations potentiellement dangereuses de la montagne de données et ainsi fournir aux constructeurs automobiles des notions qui leur permettent d'améliorer leurs algorithmes. 'En fin de compte, cela se traduit par des voitures plus sûres', ajoute Cruz Torres.IVEX facture un coût d'abonnement pour l'utilisation de son logiciel, plus un prix au kilomètre de données qui doivent être analysées. L'entreprise a déjà trouvé pas mal d'acteurs du secteur automobile qui sont prêts, dont Renault et New Holland, cette dernière connue pour ses tracteurs et autres machines agricoles. 'Avec un business developer en Belgique et un autre aux Etats-Unis, nous travaillons à présent activement à étoffer notre clientèle', précise Cruz Torres. 'L'ambition est de faire de notre solution une des normes du marché. C'est ainsi que nous développons également l'IVEX Safety Co-Pilot, une solution logicielle susceptible d'être embarquée et capable d'intervenir sur des décisions prises par la voiture autonome.''Pour une entreprise comme la nôtre, le support de VLAIO s'est avéré indispensable', affirme Cruz Torres qui, auprès un autofinancement et quelques projets-pilotes, a rapidement trouvé un soutien auprès de cette agence d'investissement. Début 2020, la start-up opta pour la première fois pour un financement externe. Dans ce but, elle se tourna vers la société d'investissement flamande PMV, Marc Jacobs, Noshaq, The Faktory et SPDG, qui injectèrent conjointement 1,2 million d'euros de capital d'amorçage. 'Fin de cette année, nous prévoyons une phase de capitalisation de série A', explique encore le fondateur. 'Du reste, plusieurs scénarios sont sur la table: celui que nous choisirons, sera fonction de ce que donnera cette année à notre niveau.'