Comme l'explique Bernard Berkein, CEO d'Effitrax, les bases de ce projet ont été posées par le cofondateur français de l'entreprise, Jean-Paul Daveau. Ce fils de transporteur a atterri dans le monde de l'IT. Mais au cours de sa carrière, il a toujours travaillé à l'intersection entre l'informatique et le transport. Pendant dix ans, il a officié au sein de l'American Trucking Association, avant de collaborer pendant deux ans avec une usine chinoise qui fabrique des camions électriques.

"Il connaissait donc les enjeux de ce secteur lorsque l'entreprise de gestion des déchets Veolia l'a contacté. Veolia disposait d'une flotte de dix mille véhicules, parmi lesquels des camions et camions poubelles, de différentes marques. L'entreprise était à la recherche d'un partenaire capable de développer un système reprenant toutes les données pour une gestion de flotte efficace", précise Bernard Berkein.

C'est là, semble-t-il, que le bât blesse pour ce type de véhicules industriels. "Non seulement les entreprises qui s'occupent de la carrosserie (de bus ou de camions poubelles, par exemple) sont bien souvent différentes, mais chaque constructeur de châssis utilise aussi son propre système de gestion des données. Résultat : certains véhicules sont équipés de quatre modems, quatre antennes et quatre cartes SIM pour pouvoir transmettre toutes les données", ajoute le CEO d'Effitrax.

Aussi facile à installer qu'un autoradio

Effitrax veut faciliter ce processus. Pour ce faire, l'entreprise a développé un système ouvert unique, capable de récupérer toutes les données provenant des outils de suivi d'un véhicule. Les informations concernant le moteur, les freins, la transmission et autres sont ensuite transmises au chauffeur et au propriétaire.

"Cette solution comprend un outil matériel facile à installer, un peu comme un autoradio, ainsi qu'un logiciel qui traite toutes les données en temps réel et les affiche de manière claire", poursuit Bernard Berkein. "Les données fournies peuvent être transmises à des logiciels de gestion de flotte, de conduite écologique, de diagnostic à distance, etc. Autant de fonctionnalités qui peuvent se traduire, à l'échelle d'une flotte comptant des milliers de véhicules, en des économies considérables."

Jean-Paul Daveau (à gauche) et Bernard Berkein., Effitrax
Jean-Paul Daveau (à gauche) et Bernard Berkein. © Effitrax

Quant à la sécurité, elle s'en voit aussi améliorée, ajoute encore le CEO : "Si le système détecte une situation de 'presque accident', il envoie un avertissement au chauffeur ainsi qu'au propriétaire du véhicule. Et si un accident se produit vraiment, la boîte noire du véhicule est activée. Cela signifie que notre système envoie dans le cloud toutes les données des instants précédant et suivant l'accident, pour que le propriétaire du véhicule et l'assureur puissent analyser la situation en 3D."

Promesses tenues

Après quatre années de développement, Effitrax était prête à lancer son produit sur le marché en septembre 2021. Bernard Berkein ne souhaite pas donner le nom des clients de son entreprise, mais il cite "le numéro 1 français du recyclage". "Pour ce client, nous avons équipé trois mille véhicules de notre outil Efficube. L'intérêt pour une telle solution est là, mais les clients sont aussi méfiants : en effet, d'autres entreprises ont promis des outils similaires, mais n'en ont jamais fait une réalité. C'est la raison pour laquelle nous commençons chaque relation avec un client par un projet pilote qui nous permet de prouver notre fiabilité."

À l'heure actuelle, Effitrax est active en Belgique, en France et aux Pays-Bas, et elle ne compte pas s'arrêter là. "Notre ambition est de nous établir le plus rapidement possible dans tous les pays d'Europe. Nous disposons aussi de contacts au Canada, c'est pourquoi nous visons également le continent américain."

Pour atteindre cet objectif, il faudra cependant plus d'argent que ce que la start-up a déjà récolté auprès des amis et de la famille, de BAN Vlaanderen, de SambrInvest et du VLAIO. À la fin du mois, le capital de l'entreprise sera augmenté de 500 000 euros par des business angels et par les fondateurs, pour atteindre 1,5 million d'euros. Mais Bernard Berkein voit encore plus loin : "Fin de l'année prochaine, nous organiserons une première levée de fonds officielle (série A), au cours de laquelle nous espérons récolter huit à dix millions d'euros. Mais d'abord, nous devons démontrer notre traction."

Effitrax

Siège social : Courtrai

Nombre d'associés : 4

Finances : augmentation de capital à la fin du mois, possible série A fin 2023.

Site Web : Effitrax.com

Comme l'explique Bernard Berkein, CEO d'Effitrax, les bases de ce projet ont été posées par le cofondateur français de l'entreprise, Jean-Paul Daveau. Ce fils de transporteur a atterri dans le monde de l'IT. Mais au cours de sa carrière, il a toujours travaillé à l'intersection entre l'informatique et le transport. Pendant dix ans, il a officié au sein de l'American Trucking Association, avant de collaborer pendant deux ans avec une usine chinoise qui fabrique des camions électriques."Il connaissait donc les enjeux de ce secteur lorsque l'entreprise de gestion des déchets Veolia l'a contacté. Veolia disposait d'une flotte de dix mille véhicules, parmi lesquels des camions et camions poubelles, de différentes marques. L'entreprise était à la recherche d'un partenaire capable de développer un système reprenant toutes les données pour une gestion de flotte efficace", précise Bernard Berkein.C'est là, semble-t-il, que le bât blesse pour ce type de véhicules industriels. "Non seulement les entreprises qui s'occupent de la carrosserie (de bus ou de camions poubelles, par exemple) sont bien souvent différentes, mais chaque constructeur de châssis utilise aussi son propre système de gestion des données. Résultat : certains véhicules sont équipés de quatre modems, quatre antennes et quatre cartes SIM pour pouvoir transmettre toutes les données", ajoute le CEO d'Effitrax.Effitrax veut faciliter ce processus. Pour ce faire, l'entreprise a développé un système ouvert unique, capable de récupérer toutes les données provenant des outils de suivi d'un véhicule. Les informations concernant le moteur, les freins, la transmission et autres sont ensuite transmises au chauffeur et au propriétaire."Cette solution comprend un outil matériel facile à installer, un peu comme un autoradio, ainsi qu'un logiciel qui traite toutes les données en temps réel et les affiche de manière claire", poursuit Bernard Berkein. "Les données fournies peuvent être transmises à des logiciels de gestion de flotte, de conduite écologique, de diagnostic à distance, etc. Autant de fonctionnalités qui peuvent se traduire, à l'échelle d'une flotte comptant des milliers de véhicules, en des économies considérables."Quant à la sécurité, elle s'en voit aussi améliorée, ajoute encore le CEO : "Si le système détecte une situation de 'presque accident', il envoie un avertissement au chauffeur ainsi qu'au propriétaire du véhicule. Et si un accident se produit vraiment, la boîte noire du véhicule est activée. Cela signifie que notre système envoie dans le cloud toutes les données des instants précédant et suivant l'accident, pour que le propriétaire du véhicule et l'assureur puissent analyser la situation en 3D."Après quatre années de développement, Effitrax était prête à lancer son produit sur le marché en septembre 2021. Bernard Berkein ne souhaite pas donner le nom des clients de son entreprise, mais il cite "le numéro 1 français du recyclage". "Pour ce client, nous avons équipé trois mille véhicules de notre outil Efficube. L'intérêt pour une telle solution est là, mais les clients sont aussi méfiants : en effet, d'autres entreprises ont promis des outils similaires, mais n'en ont jamais fait une réalité. C'est la raison pour laquelle nous commençons chaque relation avec un client par un projet pilote qui nous permet de prouver notre fiabilité."À l'heure actuelle, Effitrax est active en Belgique, en France et aux Pays-Bas, et elle ne compte pas s'arrêter là. "Notre ambition est de nous établir le plus rapidement possible dans tous les pays d'Europe. Nous disposons aussi de contacts au Canada, c'est pourquoi nous visons également le continent américain."Pour atteindre cet objectif, il faudra cependant plus d'argent que ce que la start-up a déjà récolté auprès des amis et de la famille, de BAN Vlaanderen, de SambrInvest et du VLAIO. À la fin du mois, le capital de l'entreprise sera augmenté de 500 000 euros par des business angels et par les fondateurs, pour atteindre 1,5 million d'euros. Mais Bernard Berkein voit encore plus loin : "Fin de l'année prochaine, nous organiserons une première levée de fonds officielle (série A), au cours de laquelle nous espérons récolter huit à dix millions d'euros. Mais d'abord, nous devons démontrer notre traction."