Les exemples sont nombreux et même très familiers : "C'est le même problème avec nos smartphones", explique Lieven Vervecken, cofondateur de Diabatix. "Quand on les utilise de manière intensive, comme GPS tout en passant des appels en conduisant, ils peuvent devenir très chauds au toucher." Ce phénomène survient avec toutes les machines qui contiennent de l'électronique, donc un grand nombre d'appareils du quotidien.

Il n'est donc pas étonnant que les ingénieurs thermiques soient très demandés dans les entreprises. "Il doit y avoir entre un demi-million et un million d'ingénieurs thermiques à l'heure actuelle", estime Lieven. "Les entreprises comme Meta (la maison-mère de Facebook, ndlr) et Mercedes en emploient déjà des centaines à elles seules, pour assurer le refroidissement de leurs data centers ou de leurs véhicules électriques. Autant de professionnels que nous pouvons assister dans leur travail."

Comment ? En leur proposant des produits qui utilisent la capacité d'apprentissage de l'intelligence artificielle pour faciliter grandement les calculs, et ainsi faire gagner du temps aux ingénieurs. Diabatix a développé une plateforme SaaS qui, sur la base de paramètres comme la capacité de l'installation et l'espace disponible, identifie la meilleure option de refroidissement. "Pour cela, nous utilisons un algorithme intelligent qui continue à travailler jusqu'à ce que la température souhaitée soit atteinte par la machine. Cela épargne à l'ingénieur tout un processus d'essai-erreur, et il obtient aussi directement le dessin pour le refroidissement nécessaire."

Industrial computing

Il s'agit d'un marché très spécifique, admet Lieven. Un marché sur lequel on ne peut pas se déclarer vendeur du jour au lendemain. La croissance se fait encore aujourd'hui via des ventes directes par des personnes qui savent de quoi elles parlent. "Nous envisageons cependant des partenariats avec des acteurs industriels comme Siemens ou Dassault Systèmes, qui pourraient intégrer notre solution à leur offre."

Diabatix s'est entre-temps imposée comme une scale-up solide, active du Japon à l'Europe et de l'Australie au Canada, avec aussi en ligne de mire les États-Unis, où elle a déjà décroché des clients dans la Silicon Valley et à Boston. "Il a fallu quelque temps pour identifier les produits pour lesquels nos logiciels sont les plus indiqués, mais il s'avère qu'il s'agit finalement des voitures électriques", poursuit Lieven. "Le refroidissement de la batterie, du moteur et des circuits électriques exige en effet un design et un travail de calcul très poussés. Nous sommes aussi actifs dans le secteur de l'industrial computing et de l'électronique pour les consommateurs, pour des produits comme des consoles de jeu."

Des bureaux outre-Atlantique

L'ambition d'ouvrir des bureaux aux États-Unis est bien là. Mais il semblerait que les deux millions d'euros récoltés par l'entreprise fin 2021 auprès de Saffelberg Investments (dont le SEO est Jos Sluys) ne suffisent pas pour la concrétiser. "En fonction de la vitesse à laquelle les choses évolueront, il y aura probablement encore une phase de capitalisation. Mais nous ne savons pas encore quand. Au total, avec notre capital propre et plusieurs subsides VLAIO (l'agence flamande pour l'innovation et l'entrepreneuriat), environ trois millions ont déjà été investis dans Diabatix, et nous sommes loin d'en avoir terminé !"

Diabatix

Siège social: Louvain

Nombre d'associés: 3

Finances: une éventuelle phase de capitalisation dans le futur

Site Web: Diabatix.com

Les exemples sont nombreux et même très familiers : "C'est le même problème avec nos smartphones", explique Lieven Vervecken, cofondateur de Diabatix. "Quand on les utilise de manière intensive, comme GPS tout en passant des appels en conduisant, ils peuvent devenir très chauds au toucher." Ce phénomène survient avec toutes les machines qui contiennent de l'électronique, donc un grand nombre d'appareils du quotidien.Il n'est donc pas étonnant que les ingénieurs thermiques soient très demandés dans les entreprises. "Il doit y avoir entre un demi-million et un million d'ingénieurs thermiques à l'heure actuelle", estime Lieven. "Les entreprises comme Meta (la maison-mère de Facebook, ndlr) et Mercedes en emploient déjà des centaines à elles seules, pour assurer le refroidissement de leurs data centers ou de leurs véhicules électriques. Autant de professionnels que nous pouvons assister dans leur travail."Comment ? En leur proposant des produits qui utilisent la capacité d'apprentissage de l'intelligence artificielle pour faciliter grandement les calculs, et ainsi faire gagner du temps aux ingénieurs. Diabatix a développé une plateforme SaaS qui, sur la base de paramètres comme la capacité de l'installation et l'espace disponible, identifie la meilleure option de refroidissement. "Pour cela, nous utilisons un algorithme intelligent qui continue à travailler jusqu'à ce que la température souhaitée soit atteinte par la machine. Cela épargne à l'ingénieur tout un processus d'essai-erreur, et il obtient aussi directement le dessin pour le refroidissement nécessaire."Il s'agit d'un marché très spécifique, admet Lieven. Un marché sur lequel on ne peut pas se déclarer vendeur du jour au lendemain. La croissance se fait encore aujourd'hui via des ventes directes par des personnes qui savent de quoi elles parlent. "Nous envisageons cependant des partenariats avec des acteurs industriels comme Siemens ou Dassault Systèmes, qui pourraient intégrer notre solution à leur offre."Diabatix s'est entre-temps imposée comme une scale-up solide, active du Japon à l'Europe et de l'Australie au Canada, avec aussi en ligne de mire les États-Unis, où elle a déjà décroché des clients dans la Silicon Valley et à Boston. "Il a fallu quelque temps pour identifier les produits pour lesquels nos logiciels sont les plus indiqués, mais il s'avère qu'il s'agit finalement des voitures électriques", poursuit Lieven. "Le refroidissement de la batterie, du moteur et des circuits électriques exige en effet un design et un travail de calcul très poussés. Nous sommes aussi actifs dans le secteur de l'industrial computing et de l'électronique pour les consommateurs, pour des produits comme des consoles de jeu."L'ambition d'ouvrir des bureaux aux États-Unis est bien là. Mais il semblerait que les deux millions d'euros récoltés par l'entreprise fin 2021 auprès de Saffelberg Investments (dont le SEO est Jos Sluys) ne suffisent pas pour la concrétiser. "En fonction de la vitesse à laquelle les choses évolueront, il y aura probablement encore une phase de capitalisation. Mais nous ne savons pas encore quand. Au total, avec notre capital propre et plusieurs subsides VLAIO (l'agence flamande pour l'innovation et l'entrepreneuriat), environ trois millions ont déjà été investis dans Diabatix, et nous sommes loin d'en avoir terminé !"