'L'apprentissage machine, l'AI,... ont profondément modifié l'activité des comptables', affirme Nicholas De Nil, co-fondateur de la jeune pousse Bizzcontrol de Flandre Orientale. 'Nombre de tâches que les comptables exécutaient avant, sont ainsi automatisées. Cela génère un solide gain d'efficience, mais il en résulte aussi que les comptables se demandent toujours plus souvent comment ils devront remplir leur mission à l'avenir. Et on en arrive ainsi à ce qui n'est pas automatisé: prodiguer des conseils, offrir une vision.'

Traduction

En bref, il s'agit de traduire du langage comptable en langage entrepreneurial. Car plus le comptable parle avec enthousiasme des notions de 'crédit' et de 'débit', moins il arrive que le client comprenne. Avec une plate-forme web qui convertit les chiffres en notions pratiques, Bizzcontrol entend apporter son aide. Une fois qu'on parvient à leur expliquer le monde en termes de cash flow, de chiffre d'affaires, de coûts et d'évolution des marges, on observe soudainement que les entrepreneurs montrent de l'intérêt à toutes ces données chiffrées.'

Concrètement, Bizzcontrol effectue la connexion avec tous les progiciels comptables courants, après quoi elle s'occupe de ces données. 'Comme nous savons qu'un comptable n'est pas un informaticien - et qu'il n'a guère le temps non plus à rédiger des rapports -, nous lui préparons trente modules qui relient par exemple le cash flow et la rentabilité d'une entreprise. Avec notre technologie de business intelligence sous-jacente, nous pouvons faire de Bizzcontrol un outil de consultance interactif, avec lequel on peut par exemple cliquer jusqu'à savoir précisément quelle facture ou quel fournisseur exerce un impact déterminé sur le chiffre d'affaires.'

C'est durant l'automne 2020 que Bizzcontrol a lancé sur le marché sa plate-forme SaaS en tant que MVP et c'est en mars 2021 qu'eut lieu le lancement commercial. 'L'intérêt du marché est sensible', déclare De Nil. 'Mais les bureaux comptables ont encore pas mal de travail de recherche sur la manière dont ils peuvent insérer l'outil dans leur fonctionnement et comment ils peuvent élaborer leur modèle d'affaires. Nous avons pourtant déjà trouvé 25 bureaux qui ont accueilli Bizzcontrol à bras ouverts, afin de mieux conseiller leurs clients.'

C'est précisément parce que cela exige encore pas mal de travail de missionnaire que Bizzcontrol mise pleinement sur la persuasion. 'Chez quiconque est intéressé, nous allons implémenter l'outil et assurons une formation d'une demi-journée', apprend-on. 'Si ce type de client potentiel n'est pas convaincu au bout de quelques mois, nous n'insistons pas. Mais jusqu'à présent, cela ne nous est encore jamais arrivé. Finalement, c'est aussi souvent la réaction des clients finaux qui fait la différence: ils sont en effet ravis de comprendre enfin leurs chiffres.'

Evolutifs sans problème

A court terme, l'objectif est de devenir LA référence parmi les outils-conseils pour comptables, selon le co-fondateur: 'Ultérieurement, nous souhaitons également nous tourner vers l'étranger. Comme nous travaillons avec des données pures, nous ne sommes pas liés à des pratiques comptables spécifiques d'un pays, et en tant qu'outil SaaS, nous sommes évolutifs sans le moindre problème. Chaque pays a ses comptables ayant eux-mêmes des clients qui ont besoin de conseils. Il y a donc un marché.'

De Nil a fait évoluer Bizzcontrol dans le giron de Start It @KBC et est parvenu peu avant l'été de conclure une première phase de capitalisation. En associant des prêts subordonnés chez PMV et Belfius Insurance au capital des investisseurs Hans Kluwer (PwC, Intersentia), Donaat De Vos (McKinsey, Multi-Fish), Werner Van Hooghten (AC|S, Thomas Moore) et Jean-Luc Deleersnyder (Intersentia, Vlerick), l'entreprise a recueilli 1 million d'euros de capital intelligent. Bizzcontrol espère ainsi se suffire à elle-même jusque fin 2022 au moins. 'Ce n'est que quand nous déciderons vraiment de nous étendre à l'étranger et d'y implanter du personnel que nous envisagerons un financement supplémentaire', conclut De Nil.

Bizzcontrol

Siège social: Sint-Niklaas

Nombre d'associés: 3

Finances: Pas de projet

Site web: Bizzcontrol.com

'L'apprentissage machine, l'AI,... ont profondément modifié l'activité des comptables', affirme Nicholas De Nil, co-fondateur de la jeune pousse Bizzcontrol de Flandre Orientale. 'Nombre de tâches que les comptables exécutaient avant, sont ainsi automatisées. Cela génère un solide gain d'efficience, mais il en résulte aussi que les comptables se demandent toujours plus souvent comment ils devront remplir leur mission à l'avenir. Et on en arrive ainsi à ce qui n'est pas automatisé: prodiguer des conseils, offrir une vision.'En bref, il s'agit de traduire du langage comptable en langage entrepreneurial. Car plus le comptable parle avec enthousiasme des notions de 'crédit' et de 'débit', moins il arrive que le client comprenne. Avec une plate-forme web qui convertit les chiffres en notions pratiques, Bizzcontrol entend apporter son aide. Une fois qu'on parvient à leur expliquer le monde en termes de cash flow, de chiffre d'affaires, de coûts et d'évolution des marges, on observe soudainement que les entrepreneurs montrent de l'intérêt à toutes ces données chiffrées.'Concrètement, Bizzcontrol effectue la connexion avec tous les progiciels comptables courants, après quoi elle s'occupe de ces données. 'Comme nous savons qu'un comptable n'est pas un informaticien - et qu'il n'a guère le temps non plus à rédiger des rapports -, nous lui préparons trente modules qui relient par exemple le cash flow et la rentabilité d'une entreprise. Avec notre technologie de business intelligence sous-jacente, nous pouvons faire de Bizzcontrol un outil de consultance interactif, avec lequel on peut par exemple cliquer jusqu'à savoir précisément quelle facture ou quel fournisseur exerce un impact déterminé sur le chiffre d'affaires.'C'est durant l'automne 2020 que Bizzcontrol a lancé sur le marché sa plate-forme SaaS en tant que MVP et c'est en mars 2021 qu'eut lieu le lancement commercial. 'L'intérêt du marché est sensible', déclare De Nil. 'Mais les bureaux comptables ont encore pas mal de travail de recherche sur la manière dont ils peuvent insérer l'outil dans leur fonctionnement et comment ils peuvent élaborer leur modèle d'affaires. Nous avons pourtant déjà trouvé 25 bureaux qui ont accueilli Bizzcontrol à bras ouverts, afin de mieux conseiller leurs clients.'C'est précisément parce que cela exige encore pas mal de travail de missionnaire que Bizzcontrol mise pleinement sur la persuasion. 'Chez quiconque est intéressé, nous allons implémenter l'outil et assurons une formation d'une demi-journée', apprend-on. 'Si ce type de client potentiel n'est pas convaincu au bout de quelques mois, nous n'insistons pas. Mais jusqu'à présent, cela ne nous est encore jamais arrivé. Finalement, c'est aussi souvent la réaction des clients finaux qui fait la différence: ils sont en effet ravis de comprendre enfin leurs chiffres.'A court terme, l'objectif est de devenir LA référence parmi les outils-conseils pour comptables, selon le co-fondateur: 'Ultérieurement, nous souhaitons également nous tourner vers l'étranger. Comme nous travaillons avec des données pures, nous ne sommes pas liés à des pratiques comptables spécifiques d'un pays, et en tant qu'outil SaaS, nous sommes évolutifs sans le moindre problème. Chaque pays a ses comptables ayant eux-mêmes des clients qui ont besoin de conseils. Il y a donc un marché.'De Nil a fait évoluer Bizzcontrol dans le giron de Start It @KBC et est parvenu peu avant l'été de conclure une première phase de capitalisation. En associant des prêts subordonnés chez PMV et Belfius Insurance au capital des investisseurs Hans Kluwer (PwC, Intersentia), Donaat De Vos (McKinsey, Multi-Fish), Werner Van Hooghten (AC|S, Thomas Moore) et Jean-Luc Deleersnyder (Intersentia, Vlerick), l'entreprise a recueilli 1 million d'euros de capital intelligent. Bizzcontrol espère ainsi se suffire à elle-même jusque fin 2022 au moins. 'Ce n'est que quand nous déciderons vraiment de nous étendre à l'étranger et d'y implanter du personnel que nous envisagerons un financement supplémentaire', conclut De Nil.