'En fait, l'analyse de la recherche génétique fonctionne encore et toujours avec une technologie des années quatre-vingts', voilà comment la CEO et co-fondatrice Ingrid Brands résume la problématique. 'Si vous voulez donc traiter une montagne de données - les séquences d'ADN se composent d'interminables séries de lettres -, on accuse très vite du retard. L'ancienne technologie ne convient tout simplement pas pour travailler avec de grandes quantités de données. L'évolutivité constitue un véritable problème.'

Il va de soi qu'au cours des trente dernières années, pas mal d'adaptations ont été effectuées pour pouvoir traiter d'importants ensembles de données génétiques, mais cela ne résout pas - et de loin - tous les problèmes. 'C'est ainsi que l'heuristique se caractérise par une marge d'erreur assez grande et que la vitesse de traitement est encore et toujours trop faible', déclare Brands. Et voilà où intervient le CTO Dirk Van Hyfte, une éminence de BioStrands. Fort d'un arrière-plan médical, il fit son entrée dans le monde de l'AI il y a des années de cela et développa la technologie linguistique i.Know qu'Hyfte a revendue en 2010 à l'entreprise américaine InterSystems. 'En réalité, la génétique pose les mêmes problèmes que le traitement linguistique', affirme-t-il. 'Dans les deux cas, il s'agit de grands ensembles de données non structurées qu'il faut tenter de structurer. Et comme par hasard, c'est quelque choses qui m'intéresse au plus haut point.'

Identifier de petits mots

Van Hyfte a imaginé la solution révolutionnaire de BioStrand: 'Nous avons approché de manière complètement différente l'algorithme avec lequel les fragments d'ADN sont analysés. Dans les fragments, nous avons recherché des séquences qui pouvaient servir de points d'ancrage, et les avons appelées 'hyfts'. Il s'agit en quelque sorte de 'petits mots' qu'on peut identifier dans cette série interminable de lettres, ce qui fait qu'il est nettement plus facile de comparer rapidement des fragments ou de rechercher des différences.'

En tant que plate-forme SaaS, il est aussi très facile pour les chercheurs de souscrire à la technologie de BioStrand. Un premier outil, Retrieve & Relate, a été lancé en octobre. Davantage d'applications devraient suivre ultérieurement. 'Nous pensons par exemple à un outil ciblant l'analyse des variations', ajoute Brands. 'Aux grandes sociétés, nous proposons du reste plutôt des solutions personnalisées.'

Selon elle, les applications sont étonnamment larges: 'En fait, notre solution aide quiconque effectue de la recherche et du développement en génétique. Tel est le cas par exemple des universités, mais tout aussi bien des entreprises qui développent des vaccins ou des médicaments, ainsi que les fabricants d'articles cosmétiques et les producteurs alimentaires'. L'objectif est à présent de miser à fond sur la vente de l'outil. A cette fin, BioStrand compte non seulement sur des ventes dédiées, mais aussi sur la force des médias sociaux. 'Nous observons d'ores et déjà que LinkedIn s'intéresse de très près à nous', précise Brands.

Après un départ basé sur des fonds propres, BioStrand a à présent le vent en poupe. En mai, l'entreprise a organisé une phase d'amorçage de deux millions d'euros. Un mois plus tard, elle recueillit une bourse à la recherche de 250.000 euros de la part de Vlaio. Ce ne sont pas non plus les noms les moins ronflants sur lesquels l'entreprise limbourgeoise peut compter. En témoigne un important investissement consenti par les fondateurs du géant en agrochimie Globachem, à savoir Koen Quaghebeur et Els Paesmans avec leur holding familial K&E. De ce fait, Stijn Bijnens (Cegeka) et Dirk Witters (ex-KBC) ont rejoint le conseil d'administration. 'Nous devrions ainsi être parés pour la prochaine expansion et pourrons poursuivre le développement d'une 'artificial intelligence discovery platform'', ajoutent encore Brands et Van Hyfte.

BioStrand

Siège social: Hamont-Achel

Nombre d'associés: 4

Pas à la recherche de capital supplémentaire

Site web: BioStrand.be

'En fait, l'analyse de la recherche génétique fonctionne encore et toujours avec une technologie des années quatre-vingts', voilà comment la CEO et co-fondatrice Ingrid Brands résume la problématique. 'Si vous voulez donc traiter une montagne de données - les séquences d'ADN se composent d'interminables séries de lettres -, on accuse très vite du retard. L'ancienne technologie ne convient tout simplement pas pour travailler avec de grandes quantités de données. L'évolutivité constitue un véritable problème.'Il va de soi qu'au cours des trente dernières années, pas mal d'adaptations ont été effectuées pour pouvoir traiter d'importants ensembles de données génétiques, mais cela ne résout pas - et de loin - tous les problèmes. 'C'est ainsi que l'heuristique se caractérise par une marge d'erreur assez grande et que la vitesse de traitement est encore et toujours trop faible', déclare Brands. Et voilà où intervient le CTO Dirk Van Hyfte, une éminence de BioStrands. Fort d'un arrière-plan médical, il fit son entrée dans le monde de l'AI il y a des années de cela et développa la technologie linguistique i.Know qu'Hyfte a revendue en 2010 à l'entreprise américaine InterSystems. 'En réalité, la génétique pose les mêmes problèmes que le traitement linguistique', affirme-t-il. 'Dans les deux cas, il s'agit de grands ensembles de données non structurées qu'il faut tenter de structurer. Et comme par hasard, c'est quelque choses qui m'intéresse au plus haut point.'Van Hyfte a imaginé la solution révolutionnaire de BioStrand: 'Nous avons approché de manière complètement différente l'algorithme avec lequel les fragments d'ADN sont analysés. Dans les fragments, nous avons recherché des séquences qui pouvaient servir de points d'ancrage, et les avons appelées 'hyfts'. Il s'agit en quelque sorte de 'petits mots' qu'on peut identifier dans cette série interminable de lettres, ce qui fait qu'il est nettement plus facile de comparer rapidement des fragments ou de rechercher des différences.'En tant que plate-forme SaaS, il est aussi très facile pour les chercheurs de souscrire à la technologie de BioStrand. Un premier outil, Retrieve & Relate, a été lancé en octobre. Davantage d'applications devraient suivre ultérieurement. 'Nous pensons par exemple à un outil ciblant l'analyse des variations', ajoute Brands. 'Aux grandes sociétés, nous proposons du reste plutôt des solutions personnalisées.'Selon elle, les applications sont étonnamment larges: 'En fait, notre solution aide quiconque effectue de la recherche et du développement en génétique. Tel est le cas par exemple des universités, mais tout aussi bien des entreprises qui développent des vaccins ou des médicaments, ainsi que les fabricants d'articles cosmétiques et les producteurs alimentaires'. L'objectif est à présent de miser à fond sur la vente de l'outil. A cette fin, BioStrand compte non seulement sur des ventes dédiées, mais aussi sur la force des médias sociaux. 'Nous observons d'ores et déjà que LinkedIn s'intéresse de très près à nous', précise Brands.Après un départ basé sur des fonds propres, BioStrand a à présent le vent en poupe. En mai, l'entreprise a organisé une phase d'amorçage de deux millions d'euros. Un mois plus tard, elle recueillit une bourse à la recherche de 250.000 euros de la part de Vlaio. Ce ne sont pas non plus les noms les moins ronflants sur lesquels l'entreprise limbourgeoise peut compter. En témoigne un important investissement consenti par les fondateurs du géant en agrochimie Globachem, à savoir Koen Quaghebeur et Els Paesmans avec leur holding familial K&E. De ce fait, Stijn Bijnens (Cegeka) et Dirk Witters (ex-KBC) ont rejoint le conseil d'administration. 'Nous devrions ainsi être parés pour la prochaine expansion et pourrons poursuivre le développement d'une 'artificial intelligence discovery platform'', ajoutent encore Brands et Van Hyfte.