L'entreprise a été fondée par quatre personnes issues du domaine de l'organisation événementielle et comptabilisant conjointement plus de soixante années d'expérience en la matière. Le CEO Michael-David Passy (le deuxième en partant de la droite sur la photo) sait donc de quoi il parle quand il énumère les éléments à envisager: une appli pour permettre au public de commander des boissons via un QR-code, un accord avec Bancontact pour les paiements sans espèces et en ligne, un autre fournisseur pour la vente des tickets et le contrôle à l'entrée,... 'Et il faut en outre que le tout soit compatible. En tant qu'organisateur, vous êtes souvent davantage occupé à l'aspect technique qu'à vos réels atouts personnels, à savoir faire venir les artistes, mettre au point un événement sortant de l'ordinaire', explique Passy.

'Il n'est pas si simple de mener à bien ce projet sur le plan technique', affirme le CTO Christophe Stemberger (à droite sur la photo). Il est la quatrième personne de l'équipe fondatrice à faire état de vingt années d'expérience IT: 'Seuls les tout grands, comme Tomorrowland, y parviennent. Avec anyKrowd, nous voulions mettre la barre très haut pour tout le monde en créant une plate-forme unique proposant toutes des fonctions déjà interconnectées.'

Priorité à la facilité d'emploi

Au bout de deux années de développement sur fonds propres - le quatuor y a injecté conjointement un demi-million d'euros -, la start-up peut valider son produit. Cela s'est passé grâce à quelques partenaires/ambassadeurs, dont le Kunstencentrum VIERNULVIER (l'ex-Vooruit) et le Grand Casino Namur. Leur feedback devrait aider les développeurs à encore améliorer le produit. 'Il est très important et utile que nous puissions capitaliser sur leur expérience', déclare Stemberger. 'La technologie doit être au service de l'homme et pas l'inverse: nous insistons sur la facilité d'emploi.'

Avec anyKrowd, l'exploitant de bistrots, l'organisateur d'événements ou le gestionnaire d'un club peut non seulement vendre des tickets, mais aussi gérer les commandes et paiements des clients. 'En fait, nous voulons tout regrouper dans le triangle management-public-personnel', insiste Passy. Cela génère une montagne de données que la jeune pousse compte aussi exploiter. 'Avant tout, les organisateurs reçoivent ainsi de précieuses informations sur leur événement', ajoute Stemberger. 'Quel type de client boit quel genre de boisson. Quand le public commence à s'en aller. Quels artistes attirent le plus de public. Tout cela est présenté de manière très synoptique.'

'De plus, nous offrons aussi la possibilité de tirer à partir des données rendues anonymes des tendances générales sur l'influence de la météo sur un événement par exemple.'

Du 'big spender' à la 'ladies night'

Pour les visiteurs de festivals ou de clubs, anyKrowd prend la forme d'une appli. Cela permet à l'organisateur de se connecter ainsi aussi avec eux plutôt que via les médias sociaux. 'Il est également possible d'adopter une approche segmentée des visiteurs en faisant par exemple acheter précédemment les tickets par un big spender, ou en promotionnant une ladies night uniquement auprès des clientes. Un sondage pour savoir quels artistes elles souhaiteraient voir, fait évidemment aussi partie des possibilités.'

Pour ce qui est du modèle commercial, anyKrowd se tâte encore. 'Nous sommes en train de tester plusieurs variantes avec nos premiers clients-partenaires', déclare Passy. 'Cela va d'un montant par utilisateur jusqu'à une approche où nous percevons par exemple 99 cents chaque fois que quelqu'un charge le portefeuille (wallet) dans son appli. Nous constatons en effet l'existence d'autres préférences dans les différentes branches dans lesquelles nous voulons commercialiser l'appli. Un club préférera ainsi miser sur un coût fixe, alors qu'un festival sera plutôt ouvert à l'approche du portefeuille. Nous pouvons sans problème travailler avec plusieurs modèles commerciaux, mais il s'agit de trouver lequel convient pour tel ou tel autre type d'événement.'

Evolutif à l'infini

Fin de cet été, anyKrowd aidera à gérer les tenants et les aboutissants de Rock Ternat. Ce projet devra démontrer que la solution est également utile lors d'événements attirant quelques milliers de visiteurs, même si Stemberger ne distingue en fait aucune limite: 'En principe, l'outil est évolutif à l'infini. Donc oui, notre rêve est évidemment aussi de compter parmi nos clients dans quelques années des événements tels que Werchter et Tomorrowland. Et lorsque nous aurons démontré que cela fonctionne sur un festival belge, nous nous tournerons volontiers aussi vers l'étranger, car les choses ne se passent pas autrement ailleurs. Notre ambition est de détenir 51 pour cent de parts de marché d'ici cinq à sept ans.'

Pour y parvenir, anyKrowd veut l'année prochaine étendre à 25 collaborateurs son équipe de développeurs. Dans ce but, les investisseurs Michael Verschueren, Tony Mary et Gio Canini ont investi 1,2 million d'euros et aidé l'entreprise à se constituer un conseil d'administration avec des personnalités connues telles que Dirk Boogmans (ex-GIMV), Mike-David Burkhard (EOM European Club Association), Jean-Louis Boogaerts (Partena) et Patrick Van Campenhout (BOIC). 'Dans leur giron, nous sommes en train de préparer une phase de capitalisation de série A par laquelle nous souhaitons lever 5 millions d'euros', explique Passy. 'Nous sommes en contact avec treize candidats potentiels et espérons conclure avec l'un d'eux d'ici la fin de l'année.'

anyKrowd

Siège social: Anderlecht

Nombre d'associés: 4

Finances: une phase de capitalisation de série A d'un montant de 5 millions d'euros prévue d'ici la fin de l'année

Site web: anyKrowd.com

L'entreprise a été fondée par quatre personnes issues du domaine de l'organisation événementielle et comptabilisant conjointement plus de soixante années d'expérience en la matière. Le CEO Michael-David Passy (le deuxième en partant de la droite sur la photo) sait donc de quoi il parle quand il énumère les éléments à envisager: une appli pour permettre au public de commander des boissons via un QR-code, un accord avec Bancontact pour les paiements sans espèces et en ligne, un autre fournisseur pour la vente des tickets et le contrôle à l'entrée,... 'Et il faut en outre que le tout soit compatible. En tant qu'organisateur, vous êtes souvent davantage occupé à l'aspect technique qu'à vos réels atouts personnels, à savoir faire venir les artistes, mettre au point un événement sortant de l'ordinaire', explique Passy.'Il n'est pas si simple de mener à bien ce projet sur le plan technique', affirme le CTO Christophe Stemberger (à droite sur la photo). Il est la quatrième personne de l'équipe fondatrice à faire état de vingt années d'expérience IT: 'Seuls les tout grands, comme Tomorrowland, y parviennent. Avec anyKrowd, nous voulions mettre la barre très haut pour tout le monde en créant une plate-forme unique proposant toutes des fonctions déjà interconnectées.'Au bout de deux années de développement sur fonds propres - le quatuor y a injecté conjointement un demi-million d'euros -, la start-up peut valider son produit. Cela s'est passé grâce à quelques partenaires/ambassadeurs, dont le Kunstencentrum VIERNULVIER (l'ex-Vooruit) et le Grand Casino Namur. Leur feedback devrait aider les développeurs à encore améliorer le produit. 'Il est très important et utile que nous puissions capitaliser sur leur expérience', déclare Stemberger. 'La technologie doit être au service de l'homme et pas l'inverse: nous insistons sur la facilité d'emploi.'Avec anyKrowd, l'exploitant de bistrots, l'organisateur d'événements ou le gestionnaire d'un club peut non seulement vendre des tickets, mais aussi gérer les commandes et paiements des clients. 'En fait, nous voulons tout regrouper dans le triangle management-public-personnel', insiste Passy. Cela génère une montagne de données que la jeune pousse compte aussi exploiter. 'Avant tout, les organisateurs reçoivent ainsi de précieuses informations sur leur événement', ajoute Stemberger. 'Quel type de client boit quel genre de boisson. Quand le public commence à s'en aller. Quels artistes attirent le plus de public. Tout cela est présenté de manière très synoptique.''De plus, nous offrons aussi la possibilité de tirer à partir des données rendues anonymes des tendances générales sur l'influence de la météo sur un événement par exemple.'Pour les visiteurs de festivals ou de clubs, anyKrowd prend la forme d'une appli. Cela permet à l'organisateur de se connecter ainsi aussi avec eux plutôt que via les médias sociaux. 'Il est également possible d'adopter une approche segmentée des visiteurs en faisant par exemple acheter précédemment les tickets par un big spender, ou en promotionnant une ladies night uniquement auprès des clientes. Un sondage pour savoir quels artistes elles souhaiteraient voir, fait évidemment aussi partie des possibilités.'Pour ce qui est du modèle commercial, anyKrowd se tâte encore. 'Nous sommes en train de tester plusieurs variantes avec nos premiers clients-partenaires', déclare Passy. 'Cela va d'un montant par utilisateur jusqu'à une approche où nous percevons par exemple 99 cents chaque fois que quelqu'un charge le portefeuille (wallet) dans son appli. Nous constatons en effet l'existence d'autres préférences dans les différentes branches dans lesquelles nous voulons commercialiser l'appli. Un club préférera ainsi miser sur un coût fixe, alors qu'un festival sera plutôt ouvert à l'approche du portefeuille. Nous pouvons sans problème travailler avec plusieurs modèles commerciaux, mais il s'agit de trouver lequel convient pour tel ou tel autre type d'événement.'Fin de cet été, anyKrowd aidera à gérer les tenants et les aboutissants de Rock Ternat. Ce projet devra démontrer que la solution est également utile lors d'événements attirant quelques milliers de visiteurs, même si Stemberger ne distingue en fait aucune limite: 'En principe, l'outil est évolutif à l'infini. Donc oui, notre rêve est évidemment aussi de compter parmi nos clients dans quelques années des événements tels que Werchter et Tomorrowland. Et lorsque nous aurons démontré que cela fonctionne sur un festival belge, nous nous tournerons volontiers aussi vers l'étranger, car les choses ne se passent pas autrement ailleurs. Notre ambition est de détenir 51 pour cent de parts de marché d'ici cinq à sept ans.'Pour y parvenir, anyKrowd veut l'année prochaine étendre à 25 collaborateurs son équipe de développeurs. Dans ce but, les investisseurs Michael Verschueren, Tony Mary et Gio Canini ont investi 1,2 million d'euros et aidé l'entreprise à se constituer un conseil d'administration avec des personnalités connues telles que Dirk Boogmans (ex-GIMV), Mike-David Burkhard (EOM European Club Association), Jean-Louis Boogaerts (Partena) et Patrick Van Campenhout (BOIC). 'Dans leur giron, nous sommes en train de préparer une phase de capitalisation de série A par laquelle nous souhaitons lever 5 millions d'euros', explique Passy. 'Nous sommes en contact avec treize candidats potentiels et espérons conclure avec l'un d'eux d'ici la fin de l'année.'