'Oui mais, maintenant que vous êtes numérisé et que j'y apporte moi-même ma contribution, ne pourriez-vous pas réduire votre prix?' Voilà un argument que Tim Inslegers entendit assez souvent dans son bureau comptable, après avoir effectué sa conversion numérique. Et ce, alors même que tout ce changement aurait justement dû pousser vers le haut les coûts de licence.

'En dix ans, nous sommes passés de cinq mille à nonante mille euros par an', explique le fondateur. 'Mais cela, le client ne le voyait pas. Et comme ce dernier devait désormais envoyer toutes ses photos et pdf de factures, bons de commande, etc. vers une adresse e-mail ou les déposer sur une plate-forme, il estimait que nous pouvions très bien le faire à moindre coût. Nos marges se trouvaient donc sous pression des deux côtés.'

A la mesure du client

Et donc? Numériser davantage encore. Conjointement avec la gantoise Quadrant Communications de Frank Van den Bossche, Inslegers rechercha une façon d'arriver à un tarif correct sur base du volume de travail attendu. Il en résulta Anlisa, baptisée d'après le prénom de la fille d'Inslegers, Anaïs, et de celui de son épouse, Lisa. L'outil effectue sur base de dix questions une évaluation précise du volume annuel que les comptables peuvent attendre, avant de faire des propositions de prix.

'Nous ne faisons pas une, mais trois propositions', explique Inslegers. 'Un pack de base, un pack pro et un pack VIP. Ceux-ci sont élaborés par le comptable à la mesure du client. On y retrouve des options telles un tableau de bord pour assurer un suivi annuel ou temporaire. Le client peut, s'il le désire, ajouter lui-même des options à son pack, après quoi l'outil élabore automatiquement la lettre de mission légalement obligatoire. Il va de soi qu'à la fin de l'année, on vérifie si le volume prévu était correct et, le cas échéant, une note de crédit ou une facture supplémentaire est rédigée.'

Deux années durant, Burotim Accountants & Tax Advisors, le bureau d'Inslegers, a expérimenté la solution et l'a au fil du temps continuellement améliorée. 'Aujourd'hui, nous en sommes à la version six avec un algorithme de 3.059 règles de code et 150 variables, et sommes ainsi capables de faire une proposition tarifaire correcte à n'importe quel client.'

C'est suite à un séminaire partagé en septembre 2020 que des collègues d'Inslegers eurent... vent d'Anlisa. 'Aussitôt, nous avons reçu des demandes d'utilisation de notre outil', se souvient le fondateur. 'J'ai quand même eu des doutes, car en tant que starter, il n'est pas facile d'obtenir des prêts. J'ai donc dû injecter mon propre argent. Finalement, j'ai donc choisi de faire le saut.'

Cela exigea la conversion de la solution en une plate-forme SaaS basée 'cloud', mais Inslegers en récolta les fruits: 'En septembre dernier, nous nous sommes lancés sur le plan commercial et avons à présent déjà trois clients payants. Et même si je considérais l'outil comme convenant surtout pour les bureaux assez petits, je constate qu'il y a de l'intérêt aussi de la part d'acteurs en vue comme Titeca, Pia Group, Cobofisk et SD Fiscal Services. Pour eux, nous avons créé la possibilité d'ouvrir un compte d'essai, afin qu'ils puissent bien connaître notre solution.'

Une thématique d'actualité

Avec l'aide de Quadrant Communications, Anlisa prépare à présent une autre solution plus volumineuse, en étant présent entre autres à des événements ciblant les comptables. 'Nous avons entre-temps engagé un premier collaborateur, qui m'assiste au niveau de l'administration et du suivi des contacts clients. L'avantage est en tout cas que le thème de la fixation des prix est bel et bien d'actualité chez les comptables. Anlisa est clairement arrivée au moment propice.'

Question épineuse: Anlisa convient-elle aussi pour l'étranger? Inslegers pense que oui. 'Je l'ai évidemment conçue spécifiquement pour le marché belge, car c'est lui que je connaissais. Pour l'étranger, il faudra à chaque fois adapter l'outil à la législation locale. Mais en tout cas, nous avons directement lancé l'appli en deux langues, car l'objectif premier est bien de nous tourner vers Bruxelles et la Wallonie.'

Anlisa

Siège social: Bruges

Nombre d'associés: 1

Finances: aucun projet pour le moment

Site web: Anlisa.app

'Oui mais, maintenant que vous êtes numérisé et que j'y apporte moi-même ma contribution, ne pourriez-vous pas réduire votre prix?' Voilà un argument que Tim Inslegers entendit assez souvent dans son bureau comptable, après avoir effectué sa conversion numérique. Et ce, alors même que tout ce changement aurait justement dû pousser vers le haut les coûts de licence.'En dix ans, nous sommes passés de cinq mille à nonante mille euros par an', explique le fondateur. 'Mais cela, le client ne le voyait pas. Et comme ce dernier devait désormais envoyer toutes ses photos et pdf de factures, bons de commande, etc. vers une adresse e-mail ou les déposer sur une plate-forme, il estimait que nous pouvions très bien le faire à moindre coût. Nos marges se trouvaient donc sous pression des deux côtés.'Et donc? Numériser davantage encore. Conjointement avec la gantoise Quadrant Communications de Frank Van den Bossche, Inslegers rechercha une façon d'arriver à un tarif correct sur base du volume de travail attendu. Il en résulta Anlisa, baptisée d'après le prénom de la fille d'Inslegers, Anaïs, et de celui de son épouse, Lisa. L'outil effectue sur base de dix questions une évaluation précise du volume annuel que les comptables peuvent attendre, avant de faire des propositions de prix.'Nous ne faisons pas une, mais trois propositions', explique Inslegers. 'Un pack de base, un pack pro et un pack VIP. Ceux-ci sont élaborés par le comptable à la mesure du client. On y retrouve des options telles un tableau de bord pour assurer un suivi annuel ou temporaire. Le client peut, s'il le désire, ajouter lui-même des options à son pack, après quoi l'outil élabore automatiquement la lettre de mission légalement obligatoire. Il va de soi qu'à la fin de l'année, on vérifie si le volume prévu était correct et, le cas échéant, une note de crédit ou une facture supplémentaire est rédigée.' Deux années durant, Burotim Accountants & Tax Advisors, le bureau d'Inslegers, a expérimenté la solution et l'a au fil du temps continuellement améliorée. 'Aujourd'hui, nous en sommes à la version six avec un algorithme de 3.059 règles de code et 150 variables, et sommes ainsi capables de faire une proposition tarifaire correcte à n'importe quel client.'C'est suite à un séminaire partagé en septembre 2020 que des collègues d'Inslegers eurent... vent d'Anlisa. 'Aussitôt, nous avons reçu des demandes d'utilisation de notre outil', se souvient le fondateur. 'J'ai quand même eu des doutes, car en tant que starter, il n'est pas facile d'obtenir des prêts. J'ai donc dû injecter mon propre argent. Finalement, j'ai donc choisi de faire le saut.'Cela exigea la conversion de la solution en une plate-forme SaaS basée 'cloud', mais Inslegers en récolta les fruits: 'En septembre dernier, nous nous sommes lancés sur le plan commercial et avons à présent déjà trois clients payants. Et même si je considérais l'outil comme convenant surtout pour les bureaux assez petits, je constate qu'il y a de l'intérêt aussi de la part d'acteurs en vue comme Titeca, Pia Group, Cobofisk et SD Fiscal Services. Pour eux, nous avons créé la possibilité d'ouvrir un compte d'essai, afin qu'ils puissent bien connaître notre solution.'Avec l'aide de Quadrant Communications, Anlisa prépare à présent une autre solution plus volumineuse, en étant présent entre autres à des événements ciblant les comptables. 'Nous avons entre-temps engagé un premier collaborateur, qui m'assiste au niveau de l'administration et du suivi des contacts clients. L'avantage est en tout cas que le thème de la fixation des prix est bel et bien d'actualité chez les comptables. Anlisa est clairement arrivée au moment propice.'Question épineuse: Anlisa convient-elle aussi pour l'étranger? Inslegers pense que oui. 'Je l'ai évidemment conçue spécifiquement pour le marché belge, car c'est lui que je connaissais. Pour l'étranger, il faudra à chaque fois adapter l'outil à la législation locale. Mais en tout cas, nous avons directement lancé l'appli en deux langues, car l'objectif premier est bien de nous tourner vers Bruxelles et la Wallonie.'