Group MC et LRM ont investi ensemble 2,5 millions d'euros dans l'entreprise. Conjointement avec la direction de Sparkcentral, ils ont racheté aussi les actions détenues par les deux investisseurs américains Split Rock Partners et Jackson Square Ventures.

Split Rock Partners et Jackson Square Ventures étaient devenus en 2016 les actionnaires principaux de l'entreprise et avaient cette année-là, conjointement avec LRM, encore injecté 20 millions de dollars dans Sparkcentral. Le capital-risque total de cette dernière s'élevait alors à 37,5 millions de dollars.

Par souci de clarté, les 2,5 millions d'euros à présent investis ne représentent pas le montant versé aux actionnaires américains, lequel n'a pas été révélé. Mais comme Sparkcentral réduit ses activités américaines, il semble que Split Rock Partners et Jackson Square Ventures ne retireront guère de gros bénéfices de leurs investissements préalables.

Aventure américaine

Mais les solides investissements consentis n'étaient pas forcément une garantie de succès. L'entreprise devait croître, mais en même temps, il y eut un important roulement de talents aux Etats-Unis, alors qu'un certain nombre de clients américains s'en allèrent. En 2017, la décision fut par conséquent prise de ramener le développement de Sparkcentral en Belgique, plus spécifiquement sur le Corda Campus d'Hasselt.

En 2018 s'ensuivit une nouvelle phase de capitalisation des actionnaires américains, au terme de laquelle le fondateur et CEO Davy Kestens fut remplacé par Joe Gagnon. L'entreprise reprit du poil de la bête sous la nouvelle direction, même si la croissance se manifesta surtout en Europe, où Christoph Neut assurait la direction depuis 2016 en qualité de vice-président EMEA.

A l'automne 2019, la structure américaine forte de quinze personnes fut démantelée. "Nous avons revu à la baisse la structure des coûts aux Etats-Unis", explique Christoph Neut, CEO depuis le mois dernier, à Data News.

"Le développement technique était revenu depuis assez longtemps déjà à Hasselt, mais maintenant, les ressources humaines, le marketing, le 'customer success' et d'autres activités encore sont rentrés en Europe. Aujourd'hui, 5 à 6 personnes nous représentent encore aux Etats-Unis. Elle s'occupent principalement de la vente et de la gestion des comptes."

Quasiment rentable

Neut considère la transition comme un nouveau chapitre pour l'entreprise: "Nous laissons le passé derrière nous. Avec toutes les applications, nous nous retrouvons à présent dans une structure de coûts normale pour une entreprise en progression normale. On a eu quelques problèmes aux Etats-Unis. Je dis tout simplement que si on n'atteint pas le seuil de rentabilité ou si on n'est pas bénéficiaire, on n'est tout simplement pas viable."

Selon Neut, son entreprise est actuellement quasiment rentable: "Nous en sommes très proches. Une partie de l'exercice consiste à disposer d'une structure de coûts correcte en exploitation. L'objectif est évidemment de croître à terme et de pouvoir nous suffire à nous-mêmes."

Plus de volume à cause de la crise corona

Sparkcentral est spécialisée dans la communication entre les entreprises et leurs clients via Messenger et WhatsApp au moyen de chatbots. Elle observe par conséquent l'impact de la pandémie causée par le covid-19, même s'il n'est pas nécessairement négatif.

"Tous les clients enregistrent des volumes de messagerie supérieurs. Les gens ont besoin d'informations, et les canaux classiques sont surchargés, ce qui explique que la messagerie a le vent en poupe. Mais il y a, à nos yeux, deux types de clients: ceux qui enregistrent plus de volumes et vendent actuellement plus, comme par exemple la vente au détail en ligne. Mais malheureusement aussi ceux qui sont actifs dans les secteurs hospitalier et aérien, où il y a certes aussi davantage de volumes, mais où les ventes végètent."

Dans ce cadre, l'entreprise collabore également à une initiative de Facebook de mettre son software temporairement gratuitement à disposition de certaines autorités et ONG qui font l'objet de nombreuses demandes de la part du grand public.

Group MC et LRM ont investi ensemble 2,5 millions d'euros dans l'entreprise. Conjointement avec la direction de Sparkcentral, ils ont racheté aussi les actions détenues par les deux investisseurs américains Split Rock Partners et Jackson Square Ventures.Split Rock Partners et Jackson Square Ventures étaient devenus en 2016 les actionnaires principaux de l'entreprise et avaient cette année-là, conjointement avec LRM, encore injecté 20 millions de dollars dans Sparkcentral. Le capital-risque total de cette dernière s'élevait alors à 37,5 millions de dollars.Par souci de clarté, les 2,5 millions d'euros à présent investis ne représentent pas le montant versé aux actionnaires américains, lequel n'a pas été révélé. Mais comme Sparkcentral réduit ses activités américaines, il semble que Split Rock Partners et Jackson Square Ventures ne retireront guère de gros bénéfices de leurs investissements préalables.Aventure américaineMais les solides investissements consentis n'étaient pas forcément une garantie de succès. L'entreprise devait croître, mais en même temps, il y eut un important roulement de talents aux Etats-Unis, alors qu'un certain nombre de clients américains s'en allèrent. En 2017, la décision fut par conséquent prise de ramener le développement de Sparkcentral en Belgique, plus spécifiquement sur le Corda Campus d'Hasselt.En 2018 s'ensuivit une nouvelle phase de capitalisation des actionnaires américains, au terme de laquelle le fondateur et CEO Davy Kestens fut remplacé par Joe Gagnon. L'entreprise reprit du poil de la bête sous la nouvelle direction, même si la croissance se manifesta surtout en Europe, où Christoph Neut assurait la direction depuis 2016 en qualité de vice-président EMEA.A l'automne 2019, la structure américaine forte de quinze personnes fut démantelée. "Nous avons revu à la baisse la structure des coûts aux Etats-Unis", explique Christoph Neut, CEO depuis le mois dernier, à Data News."Le développement technique était revenu depuis assez longtemps déjà à Hasselt, mais maintenant, les ressources humaines, le marketing, le 'customer success' et d'autres activités encore sont rentrés en Europe. Aujourd'hui, 5 à 6 personnes nous représentent encore aux Etats-Unis. Elle s'occupent principalement de la vente et de la gestion des comptes."Quasiment rentableNeut considère la transition comme un nouveau chapitre pour l'entreprise: "Nous laissons le passé derrière nous. Avec toutes les applications, nous nous retrouvons à présent dans une structure de coûts normale pour une entreprise en progression normale. On a eu quelques problèmes aux Etats-Unis. Je dis tout simplement que si on n'atteint pas le seuil de rentabilité ou si on n'est pas bénéficiaire, on n'est tout simplement pas viable."Selon Neut, son entreprise est actuellement quasiment rentable: "Nous en sommes très proches. Une partie de l'exercice consiste à disposer d'une structure de coûts correcte en exploitation. L'objectif est évidemment de croître à terme et de pouvoir nous suffire à nous-mêmes."Plus de volume à cause de la crise coronaSparkcentral est spécialisée dans la communication entre les entreprises et leurs clients via Messenger et WhatsApp au moyen de chatbots. Elle observe par conséquent l'impact de la pandémie causée par le covid-19, même s'il n'est pas nécessairement négatif."Tous les clients enregistrent des volumes de messagerie supérieurs. Les gens ont besoin d'informations, et les canaux classiques sont surchargés, ce qui explique que la messagerie a le vent en poupe. Mais il y a, à nos yeux, deux types de clients: ceux qui enregistrent plus de volumes et vendent actuellement plus, comme par exemple la vente au détail en ligne. Mais malheureusement aussi ceux qui sont actifs dans les secteurs hospitalier et aérien, où il y a certes aussi davantage de volumes, mais où les ventes végètent."Dans ce cadre, l'entreprise collabore également à une initiative de Facebook de mettre son software temporairement gratuitement à disposition de certaines autorités et ONG qui font l'objet de nombreuses demandes de la part du grand public.