Tant Snopes que The Associated Press faisaient partie d'un programme avec lequel Facebook tente de contrôler la désinformation sur son réseau social. Snopes avait commencé à collaborer avec Facebook en tant que 'fact checker' (vérificateur de faits) indépendant en 2016, dont la première année sur une base volontaire. L'année suivante, l'organisation accepta la somme de 100.000 dollars pour le travail effectué. Snopes signale à présent ne plus être certaine de fournir encore des services de contrôle pour des tiers. L'organisation reste cependant ouverte à d'autres collaborations avec Facebook dans le futur.

Cette nouvelle survient après de précédentes rumeurs, selon lesquelles les relations s'envenimaient entre Snopes et Facebook. Le fondateur de Snopes, David Mikkelson, rejette cependant dans un communiqué le fait que Facebook aurait tenté de prendre le contrôle du fonctionnement de son entreprise. Il reconnaît toutefois que le travail ne s'effectuait pas dans les meilleures conditions. Les outils que Snopes recevait, auraient été limités. Il n'y avait en outre guère de feedback. Les 'fact checkers' ne savaient donc pas si leur travail parvenait à contrer les fausses infos, et si oui, de quelle manière et quels changements Facebook apportait alors à ses algorithmes.

Le fait est que l'organisation n'est pas la seule à faire part de sa motivation. The Associated Press informe ainsi le site technologique TechCrunch qu'elle n'effectue plus pour le moment aucune vérification de nouvelles pour Facebook. L'organisation négocie cependant avec le réseau social à propos de nouvelles collaborations.

Le départ de Snopes est un coup dur pour Facebook, qui est depuis quelque temps déjà montrée du doigt pour la diffusion de fausses informations. C'est ainsi que des trolls russes auraient tenté d'influencer les élections présidentielles américaines via des médias sociaux tels Facebook. A l'approche d'élections dans différents pays européens, l'entreprise lance déjà ce qu'elle appelle des 'war rooms' pour contrer la propagande. Ces salles de crise n'ont cependant en général qu'une brève existence.

Selon Facebook, elle entretient des relations avec 34 organisations, qui contrôlent le contenu des messages d'actualité dans seize pays. Le réseau social souhaite cependant en ajouter d'autres.