Le journal Le Soir évoquait cette semaine encore la mise en garde émise par la Sûreté de l'Etat belge, sur base d'une requête parlementaire adressée au ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open Vld). Il y était fait référence à une enquête lituanienne sur Huawei et Xiaomi effectuée l'été dernier. Dans les appareils de cette dernière firme, il existerait une option de censure, mais qui ne serait pas active en Europe. Xiaomi a démenti exercer toute forme de censure.

Le cadre légal dans lequel les fabricants chinois de smartphones doivent travailler, impliquerait aussi un risque d'espionnage. Les entreprises se verraient en effet contraintes de donner aux services de sécurité chinois accès à leurs systèmes informatiques.

Les consommateurs belges doivent-ils donc éviter les marques chinoises sur base de ce que déclare la Sûreté de l'Etat? 'Tout un chacun ne court pas le risque d'être espionné par des autorités étrangères', fait observer Van Quickenborne. 'Je veux surtout mettre en garde contre le risque que courent des personnes qui - généralement en raison de leur profession - sont confrontées à des informations stratégiques ou sensibles. Elles doivent en être conscientes. Le but est donc que chaque personne ou chaque entreprise évalue le risque et fasse son choix en connaissance de cause. Il existe aussi des tas d'applications logicielles, comme au niveau des VPN et du cryptage, qui permettent de mieux sécuriser les informations.'

Certification

Les appareils chinois continuent d'être largement vendus en Belgique. L'opérateur télécom Proximus - pour moitié entre les mains gouvernementales - estime qu'il n'y a 'aucune preuve probante' que ces smartphones impliquent un risque pour la sécurité. De plus, toujours selon Proximus, il n'existe aucune loi ou directive officielle qui limite les relations commerciales avec les marques chinoises. L'opérateur télécom déclare cependant suivre de près les évolutions des produits en question.

Proximus se dit aussi satisfaite de l'intention d'introduire au niveau de l'UE une certification en matière de cyber-sécurité pour les fournisseurs de logiciels et de matériel, à laquelle les opérateurs télécoms pourraient se fier.

Proximus possède un historique de collaboration avec des fournisseurs chinois. Huawei lui a ainsi des années durant fourni d'importantes infrastructures réseautiques. Lorsque dans un contexte de tensions diplomatiques, Huawei fut accusée de pratiques d'espionnage, Proximus prit publiquement fait et cause pour son fournisseur. Pour le nouveau réseau 5G, l'opérateur s'est cependant tourné vers les firmes européennes Nokia et Ericsson.

Le journal Le Soir évoquait cette semaine encore la mise en garde émise par la Sûreté de l'Etat belge, sur base d'une requête parlementaire adressée au ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open Vld). Il y était fait référence à une enquête lituanienne sur Huawei et Xiaomi effectuée l'été dernier. Dans les appareils de cette dernière firme, il existerait une option de censure, mais qui ne serait pas active en Europe. Xiaomi a démenti exercer toute forme de censure.Le cadre légal dans lequel les fabricants chinois de smartphones doivent travailler, impliquerait aussi un risque d'espionnage. Les entreprises se verraient en effet contraintes de donner aux services de sécurité chinois accès à leurs systèmes informatiques.Les consommateurs belges doivent-ils donc éviter les marques chinoises sur base de ce que déclare la Sûreté de l'Etat? 'Tout un chacun ne court pas le risque d'être espionné par des autorités étrangères', fait observer Van Quickenborne. 'Je veux surtout mettre en garde contre le risque que courent des personnes qui - généralement en raison de leur profession - sont confrontées à des informations stratégiques ou sensibles. Elles doivent en être conscientes. Le but est donc que chaque personne ou chaque entreprise évalue le risque et fasse son choix en connaissance de cause. Il existe aussi des tas d'applications logicielles, comme au niveau des VPN et du cryptage, qui permettent de mieux sécuriser les informations.'Les appareils chinois continuent d'être largement vendus en Belgique. L'opérateur télécom Proximus - pour moitié entre les mains gouvernementales - estime qu'il n'y a 'aucune preuve probante' que ces smartphones impliquent un risque pour la sécurité. De plus, toujours selon Proximus, il n'existe aucune loi ou directive officielle qui limite les relations commerciales avec les marques chinoises. L'opérateur télécom déclare cependant suivre de près les évolutions des produits en question.Proximus se dit aussi satisfaite de l'intention d'introduire au niveau de l'UE une certification en matière de cyber-sécurité pour les fournisseurs de logiciels et de matériel, à laquelle les opérateurs télécoms pourraient se fier.Proximus possède un historique de collaboration avec des fournisseurs chinois. Huawei lui a ainsi des années durant fourni d'importantes infrastructures réseautiques. Lorsque dans un contexte de tensions diplomatiques, Huawei fut accusée de pratiques d'espionnage, Proximus prit publiquement fait et cause pour son fournisseur. Pour le nouveau réseau 5G, l'opérateur s'est cependant tourné vers les firmes européennes Nokia et Ericsson.