Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo prévient que les Etats-Unis se verront contraints de se retirer de lieux, où la technologie d'Huawei est utilisée. Pompeo a lancé cette mise en garde lors d'une visite à la capitale des Philippines, Manille, où il a réagi à l'utilisation d'appareils d'Huawei dans ce pays.

"Notre tâche consiste à partager les risques liés à cette technologie: risques pour le peuple philippin, risque pour la sécurité philippine, risque que les Etats-Unis ne puissent plus opérer dans certains lieux, où la technologie d'Huawei est utilisée", selon l'agence de presse Reuters, qui relaie les paroles de Pompeo.

Crainte d'actes d'espionnage

Les Etats-Unis craignent que les autorités chinoises puissent abuser de l'équipement télécom d'Huawei pour espionner des cibles occidentales. Le gouvernement américain avertit par conséquent depuis quelque temps déjà ses alliés de ne plus utiliser ce type d'équipement et tente de les convaincre de renoncer à du matériel d'Huawei pour leurs projets 5G.

Nonobstant le fait qu'il n'y ait jamais eu de preuve tangible étayant ces accusations, différents pays ont entre-temps répondu favorablement à cet appel et ont banni l'équipement 5G d'Huawei. Il s'agit notamment de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande. Mais dans d'autres pays encore, on examine d'un oeil critique le matériel de l'entreprise chinoise. Huawei elle-même a hier encore démenti tout acte d'espionnage pour le compte de la Chine.

Cette semaine, on a aussi appris qu'Huawei envisagerait de porter plainte contre les Etats-Unis en raison de l'interdiction d'achats que les pouvoirs publics américains ont imposée, sans qu'Huawei n'ait jamais été condamnée. Il ne s'agit cependant encore que d'une rumeur qu'Huawei dément. Des sources du New York Times signalent qu'Huawei prépare actuellement un dossier et introduira bientôt une plainte officielle.

Le gouvernement canadien mis en accusation

De plus, Meng Wanzhou, la directrice d'Huawei porte plainte contre le gouvernement canadien pour avoir violé ses droits constitutionnels, lorsqu'il l'a fait arrêter début décembre à Vancouver. Wanzhou parle d'une sérieuse violation de ses droits. Les avocats de Wanzhou sont furieux notamment à propos des trois heures d'interrogation que Wanzhou a dû subir à la douane. Ses téléphones et ordinateurs auraient aussi été passés au crible.

En collaboration avec Dutch IT-Channel.