La plate-forme de média social Parler, favorite des fans de Trump, ne trouve pas de nouvel hébergeur. Voilà ce qu'a déclaré John Matze, CEO de la plate-forme, à l'agence Reuters. Parler était hébergée sur Amazon Web Services, mais y a été bloqué après l'envahissement du Capitole la semaine dernière. Sans service d'hébergement, le site n'est pas accessible. Il n'y a actuellement du reste guère d'entreprises qui soient prêtes à assurer cet hébergement. Matze a par conséquent intenté un procès à AWS pour rupture de contrat et parce qu'AWS offrirait ainsi un avantage déloyal à son concurrent Twitter. Il demande au juge de restaurer son hébergement jusqu'à ce que tout soit tiré au clair.

Parler est populaire auprès des utilisateurs conservateurs et d'extrême droite et s'est positionné lui-même comme un réseau mettant l'accent sur la liberté d'expression, où toutes les voix peuvent s'exprimer sans problème. Le réseau était donc bourré de déclarations racistes et d'appels à la violence qui, selon AWS, n'étaient pas modérés. Or cela enfreint les règles contractuelles d'AWS, selon le géant technologique dans une réponse à la plainte déposée par Parler. C'est la raison pour laquelle la plate-forme a été mise hors ligne. AWS fait aussi remarquer qu'il n'héberge pas Twitter et qu'il ne pourrait donc pas bloquer ce service ou l'avantager, même s'il le voulait.

Cent messages haineux

Selon AWS, Parler a longtemps refusé de supprimer du contenu dangereux. Le service dans le nuage signale avoir il y a deux mois déjà averti Parler que des messages sur le réseau incitaient à la violence, ce qui va à l'encontre des règles d'AWS. Dans les sept semaines qui suivirent, AWS fit encore parvenir à Parler cent exemples supplémentaires de messages haineux, qui, à en croire la plainte, sont quasiment restés sans suite. Certains de ces exemples figurent dans le courrier adressé par AWS au tribunal. On y parle entre autres de tuer des CEO technologiques tels Mark Zuckerberg et Jack Dorsey, mais aussi de bouter le feu aux camions d'Amazon et de s'en prendre à des parlementaires.

Ce blocage est donc justifié, selon AWS. Même si les choses se sont accélérées, lorsque des fans de Trump ont commis une tentative de coup d'état le 6 janvier. C'est à ce moment que l'appli Parler, considérée comme l'une des plates-formes sur laquelle le groupe d'insurgés s'est organisé, a été bloquée sur les plates-formes de Google et d'Apple. Peu après, elle disparut complètement d'internet suite au blocage par AWS.

PirateBay réagit

Sur Twitter, Peter Sunde Kolmisoppi, l'un des fondateurs de Pirate Bay, fait aujourd'hui finement observer que 'son site' existe encore et toujours après vingt années, malgré les condamnations par les autorités américaines, russes et de plusieurs pays européens.

Et Kolmisoppi d'approfondir un lien Twitter sur la façon dont lui et son entourage ont maintenu le site en état et dont ils ont réagi à la critique. Il est aujourd'hui l'un des financiers de Njalla, un service orienté confidentialité pour les enregistrements de domaines. Il écrit que ce service avait été invité à héberger Parler, mais qu'il a refusé. "Nous sommes en faveur des droits de l'homme", affirme-t-il. "En fait partie aussi le droit de ne pas être assassiné par des terroristes d'extrême droite."

La plate-forme de média social Parler, favorite des fans de Trump, ne trouve pas de nouvel hébergeur. Voilà ce qu'a déclaré John Matze, CEO de la plate-forme, à l'agence Reuters. Parler était hébergée sur Amazon Web Services, mais y a été bloqué après l'envahissement du Capitole la semaine dernière. Sans service d'hébergement, le site n'est pas accessible. Il n'y a actuellement du reste guère d'entreprises qui soient prêtes à assurer cet hébergement. Matze a par conséquent intenté un procès à AWS pour rupture de contrat et parce qu'AWS offrirait ainsi un avantage déloyal à son concurrent Twitter. Il demande au juge de restaurer son hébergement jusqu'à ce que tout soit tiré au clair.Parler est populaire auprès des utilisateurs conservateurs et d'extrême droite et s'est positionné lui-même comme un réseau mettant l'accent sur la liberté d'expression, où toutes les voix peuvent s'exprimer sans problème. Le réseau était donc bourré de déclarations racistes et d'appels à la violence qui, selon AWS, n'étaient pas modérés. Or cela enfreint les règles contractuelles d'AWS, selon le géant technologique dans une réponse à la plainte déposée par Parler. C'est la raison pour laquelle la plate-forme a été mise hors ligne. AWS fait aussi remarquer qu'il n'héberge pas Twitter et qu'il ne pourrait donc pas bloquer ce service ou l'avantager, même s'il le voulait.Selon AWS, Parler a longtemps refusé de supprimer du contenu dangereux. Le service dans le nuage signale avoir il y a deux mois déjà averti Parler que des messages sur le réseau incitaient à la violence, ce qui va à l'encontre des règles d'AWS. Dans les sept semaines qui suivirent, AWS fit encore parvenir à Parler cent exemples supplémentaires de messages haineux, qui, à en croire la plainte, sont quasiment restés sans suite. Certains de ces exemples figurent dans le courrier adressé par AWS au tribunal. On y parle entre autres de tuer des CEO technologiques tels Mark Zuckerberg et Jack Dorsey, mais aussi de bouter le feu aux camions d'Amazon et de s'en prendre à des parlementaires.Ce blocage est donc justifié, selon AWS. Même si les choses se sont accélérées, lorsque des fans de Trump ont commis une tentative de coup d'état le 6 janvier. C'est à ce moment que l'appli Parler, considérée comme l'une des plates-formes sur laquelle le groupe d'insurgés s'est organisé, a été bloquée sur les plates-formes de Google et d'Apple. Peu après, elle disparut complètement d'internet suite au blocage par AWS.Sur Twitter, Peter Sunde Kolmisoppi, l'un des fondateurs de Pirate Bay, fait aujourd'hui finement observer que 'son site' existe encore et toujours après vingt années, malgré les condamnations par les autorités américaines, russes et de plusieurs pays européens.Et Kolmisoppi d'approfondir un lien Twitter sur la façon dont lui et son entourage ont maintenu le site en état et dont ils ont réagi à la critique. Il est aujourd'hui l'un des financiers de Njalla, un service orienté confidentialité pour les enregistrements de domaines. Il écrit que ce service avait été invité à héberger Parler, mais qu'il a refusé. "Nous sommes en faveur des droits de l'homme", affirme-t-il. "En fait partie aussi le droit de ne pas être assassiné par des terroristes d'extrême droite."