Début mai, Lilium avait réalisé un premier vol d'essai vertical à succès. Le taxi volant demeura suspendu en l'air tout au long du test. "Dans une prochaine phase, l'appareil devra manoeuvrer et voler vers l'avant", avait alors déclaré le fondateur de Lilium, Daniel Wiegand.

Lilium espère d'ici 2025 introduire des taxis volants dans deux villes au moins. Selon Wiegand, son entreprise entend exploiter un service de taxis plutôt que vendre des appareils aux particuliers. Elle collabore aussi avec les chemins de fer helvétiques, afin d'amener à terme les voyageurs des gares vers leur destination finale.

L'avion de Lilium est équipé de 36 réacteurs électriques, offre cinq places assises et a été conçu pour voler à 300 kilomètres à l'heure durant une heure maximum. L'entreprise technologique chinoise Tencent a, conjointement avec d'autres firmes, investi jusqu'à présent quasiment 90 millions d'euros dans Lilium.

Lilium vient s'ajouter aux entreprises qui rivalisent en vue de lancer des taxis volants sur le marché, telles Airbus, Boeing, Rolls-Royce, Uber et Kitty Hawk. Une autre start-up allemande, Volocopter, effectue actuellement des tests dans les Länder de Bavière et de Rhénanie-Palatinat. Volocopter dispose déjà d'une licence pour son taxi volant à deux places et avait réalisé un vol d'essai en 2017 à Dubaï.