Liesbeth Debruyn pensait toujours qu'elle rejoindrait le monde de l'enseignement, mais finalement, ce n'était pas ce qu'elle voulait: 'C'est plutôt par hasard que je suis arrivée dans le secteur ICT. En tant que néo-diplômée, j'ai débord abouti dans la vente. Cela me plaisait beaucoup. L'entreprise était spécialisée en consultance IT, et voilà comment ma carrière dans le secteur a démarré. Quelques années plus tard, je rejoignis Laco, une entreprise de business et data intelligence.' Elle y gravit les échelons du stade de business development manager à celui de general manager.

Après avoir travaillé 23 années au sein de la même entreprise, Debruyn a pris une année sabbatique. Mais son mari et ses enfants n'apprécièrent pas qu'elle passe toutes ses journées à la maison et au bout de trois mois, le feu sacré s'était déjà éteint. Elle envisagea un moment de se diriger vers le secteur de la production, mais elle opta finalement de nouveau pour le people business. 'Le défi intellectuel est plus grand parmi les gens que parmi les produits. Les gens sont nettement plus intéressants, même s'il n'y a rien de plus difficile que de 'collaborer' avec eux. On a souvent à faire à plusieurs générations sur le lieu de travail qui toutes pensent et font les choses différemment.' Lorsque le propriétaire d'Elmos, Eddy Lambaerts, lui demanda en 2010 de lui succéder, elle n'hésita pas une seconde.

Hasards

Quand Liesbeth Debruyn fut en 2017 nominée au titre d'ICT Woman of the Year, elle tomba des nues: 'Je ne savais pas bien comment je devais me présenter. Je fus interviewée plusieurs fois. Ce fut une chouette expérience. On noue aussi des contacts avec les autres nominées et on découvre comment elles ont abouti dans leur fonction. En même temps, cette nomination vous fait aussi réfléchir sur le secteur IT et sur sa propre situation. En ce qui me concerne, c'était la conséquence de pas mal d'hasards, mais une fois qu'on occupe la place adéquate, on voit plus clairement comment faire croître et étendre son entreprise.'

Depuis 2010 et surtout après sa nomination, Elmos a commencé à croître à un rythme élevé. 'Chaque année a accouché de quelque chose de neuf. C'est ainsi que nous collaborons à présent étroitement avec Peopleware qui se focalise surtout sur des projets IT. Notre filiale ElmosExpert, créée en 2018, fait de la consultance IT via une formule 'try and hire' (essayer et embaucher). Et l'année dernière, nous avons encore racheté deux entreprises, Target Recruitment et Teknik Recruitment. Nous couvrons à présent toute la gamme IT: recrutement permanent, 'try and hire', consultance et projets.'

Trouver les profils ad hoc

Le plus grand défi auquel est confronté le secteur IT, est celui de la pénurie de personnes ayant les bonnes compétences et connaissance, quelque chose de récurrent pour Debruyn: 'Nous disposons d'une équipe de recruteurs et d'une équipe de vendeurs, mais l'équilibre n'est jamais atteint. Il y a toujours des malheureux d'un côté ou de l'autre, façon de parler. Soit qu'il y a une trop forte demande, et l'offre n'est pas à la hauteur ou vice versa. L'une des deux équipes doit toujours en faire plus. Nous ne souhaitons cependant pas engager de nouveaux collègues avec des arguments erronés. C'est fini le temps où un candidat signait un contrat dans le showroom et repartait illico avec sa nouvelle voiture. Ou que nous recrutions comme en l'an 2000 des collaborateurs capables de lire deux lignes de COBOL. Par après, on s'en mordait les doigts, parce que ce n'était pas le profil recherché. Voilà pourquoi nous essayons toujours de trouver un juste équilibre entre d'une part la façon d'attirer des candidats et d'autre part la manière dont on les maintient motivés, afin qu'ils soient heureux et le restent dans leur travail. Approche personnelle, formation et accompagnement sont ici les mots-clés.'

Pour ce qui est du rapport hommes/femmes, tout se passe bien chez Elmos dans les départements internes (vente, recrutement et administration). Debruyn: 'La moitié du personnel est féminin. Mais si je considère nos consultants, 85 pour cent sont des hommes. Soit les femmes ne viennent pas postuler chez nous, soit elles ne sont pas intéressées. Je ne sais pas pourquoi. Ou bien le travail est trop technique et pas suffisamment attractif, ou bien les filles optent peut-être pour d'autres orientations scolaires. Les femmes sont néanmoins plus que bienvenues.'

Liesbeth Debruyn pensait toujours qu'elle rejoindrait le monde de l'enseignement, mais finalement, ce n'était pas ce qu'elle voulait: 'C'est plutôt par hasard que je suis arrivée dans le secteur ICT. En tant que néo-diplômée, j'ai débord abouti dans la vente. Cela me plaisait beaucoup. L'entreprise était spécialisée en consultance IT, et voilà comment ma carrière dans le secteur a démarré. Quelques années plus tard, je rejoignis Laco, une entreprise de business et data intelligence.' Elle y gravit les échelons du stade de business development manager à celui de general manager.Après avoir travaillé 23 années au sein de la même entreprise, Debruyn a pris une année sabbatique. Mais son mari et ses enfants n'apprécièrent pas qu'elle passe toutes ses journées à la maison et au bout de trois mois, le feu sacré s'était déjà éteint. Elle envisagea un moment de se diriger vers le secteur de la production, mais elle opta finalement de nouveau pour le people business. 'Le défi intellectuel est plus grand parmi les gens que parmi les produits. Les gens sont nettement plus intéressants, même s'il n'y a rien de plus difficile que de 'collaborer' avec eux. On a souvent à faire à plusieurs générations sur le lieu de travail qui toutes pensent et font les choses différemment.' Lorsque le propriétaire d'Elmos, Eddy Lambaerts, lui demanda en 2010 de lui succéder, elle n'hésita pas une seconde.Quand Liesbeth Debruyn fut en 2017 nominée au titre d'ICT Woman of the Year, elle tomba des nues: 'Je ne savais pas bien comment je devais me présenter. Je fus interviewée plusieurs fois. Ce fut une chouette expérience. On noue aussi des contacts avec les autres nominées et on découvre comment elles ont abouti dans leur fonction. En même temps, cette nomination vous fait aussi réfléchir sur le secteur IT et sur sa propre situation. En ce qui me concerne, c'était la conséquence de pas mal d'hasards, mais une fois qu'on occupe la place adéquate, on voit plus clairement comment faire croître et étendre son entreprise.'Depuis 2010 et surtout après sa nomination, Elmos a commencé à croître à un rythme élevé. 'Chaque année a accouché de quelque chose de neuf. C'est ainsi que nous collaborons à présent étroitement avec Peopleware qui se focalise surtout sur des projets IT. Notre filiale ElmosExpert, créée en 2018, fait de la consultance IT via une formule 'try and hire' (essayer et embaucher). Et l'année dernière, nous avons encore racheté deux entreprises, Target Recruitment et Teknik Recruitment. Nous couvrons à présent toute la gamme IT: recrutement permanent, 'try and hire', consultance et projets.'Le plus grand défi auquel est confronté le secteur IT, est celui de la pénurie de personnes ayant les bonnes compétences et connaissance, quelque chose de récurrent pour Debruyn: 'Nous disposons d'une équipe de recruteurs et d'une équipe de vendeurs, mais l'équilibre n'est jamais atteint. Il y a toujours des malheureux d'un côté ou de l'autre, façon de parler. Soit qu'il y a une trop forte demande, et l'offre n'est pas à la hauteur ou vice versa. L'une des deux équipes doit toujours en faire plus. Nous ne souhaitons cependant pas engager de nouveaux collègues avec des arguments erronés. C'est fini le temps où un candidat signait un contrat dans le showroom et repartait illico avec sa nouvelle voiture. Ou que nous recrutions comme en l'an 2000 des collaborateurs capables de lire deux lignes de COBOL. Par après, on s'en mordait les doigts, parce que ce n'était pas le profil recherché. Voilà pourquoi nous essayons toujours de trouver un juste équilibre entre d'une part la façon d'attirer des candidats et d'autre part la manière dont on les maintient motivés, afin qu'ils soient heureux et le restent dans leur travail. Approche personnelle, formation et accompagnement sont ici les mots-clés.'Pour ce qui est du rapport hommes/femmes, tout se passe bien chez Elmos dans les départements internes (vente, recrutement et administration). Debruyn: 'La moitié du personnel est féminin. Mais si je considère nos consultants, 85 pour cent sont des hommes. Soit les femmes ne viennent pas postuler chez nous, soit elles ne sont pas intéressées. Je ne sais pas pourquoi. Ou bien le travail est trop technique et pas suffisamment attractif, ou bien les filles optent peut-être pour d'autres orientations scolaires. Les femmes sont néanmoins plus que bienvenues.'