EncroChat comptait entre 50.000 et 60.000 utilisateurs, dont environ 12.000 Néerlandais et quelque 10.000 Britanniques. En réglant chacun 1000 euros par téléphone, ils ont déboursé au total au moins 50 millions d'euros. En outre, le fournisseur recevait quelque 75 millions d'euros de frais d'abonnement chaque semestre.

Le téléphone était spécialement conçu pour être anonyme et intraçable. Par exemple, il n'y avait ni caméra ni micro intégrés. Sinon, s'ils avaient été piratés, un espion aurait pu voir et écouter ce qu'il se passe. Les enquêteurs piratant le système auraient ainsi pu entendre le contenu d'une conversation, mais aussi voir à quel endroit quelqu'un marche ou est assis. Les téléphones ne disposaient pas non plus de fonction GPS, de sorte qu'il était impossible de localiser l'utilisateur. Ils n'avaient pas non plus de port USB, celui-ci permettant aussi d'espionner quelqu'un.

Bouton "panic wipe"

Les téléphones étaient également munis d'un bouton d'urgence spécial, appelé "panic wipe". Quand un utilisateur introduisait un certain code, toutes les données de l'appareil étaient totalement effacées. En cas d'arrestation, les enquêteurs n'auraient donc rien pu trouver. La même chose se produisait si quelqu'un saisissait plusieurs fois un code PIN erroné. Notons qu'il était aussi possible au helpdesk de nettoyer un téléphone à distance.

Toutes ces astuces n'ont pas suffi. Il y a quelques mois, des enquêteurs néerlandais et français ont réussi à accéder aux chats. Ils ont pu lire en direct ce que disaient les utilisateurs, qui parlaient ouvertement de meurtres et de trafic de drogue. Des centaines de personnes ont déjà été arrêtées.

Le 13 juin, EncroChat a appris que la police s'était introduite dans le système. Le fournisseur a alors immédiatement envoyé un message push à tous les utilisateurs pour qu'ils détruisent leur téléphone.

EncroChat comptait entre 50.000 et 60.000 utilisateurs, dont environ 12.000 Néerlandais et quelque 10.000 Britanniques. En réglant chacun 1000 euros par téléphone, ils ont déboursé au total au moins 50 millions d'euros. En outre, le fournisseur recevait quelque 75 millions d'euros de frais d'abonnement chaque semestre.Le téléphone était spécialement conçu pour être anonyme et intraçable. Par exemple, il n'y avait ni caméra ni micro intégrés. Sinon, s'ils avaient été piratés, un espion aurait pu voir et écouter ce qu'il se passe. Les enquêteurs piratant le système auraient ainsi pu entendre le contenu d'une conversation, mais aussi voir à quel endroit quelqu'un marche ou est assis. Les téléphones ne disposaient pas non plus de fonction GPS, de sorte qu'il était impossible de localiser l'utilisateur. Ils n'avaient pas non plus de port USB, celui-ci permettant aussi d'espionner quelqu'un.Les téléphones étaient également munis d'un bouton d'urgence spécial, appelé "panic wipe". Quand un utilisateur introduisait un certain code, toutes les données de l'appareil étaient totalement effacées. En cas d'arrestation, les enquêteurs n'auraient donc rien pu trouver. La même chose se produisait si quelqu'un saisissait plusieurs fois un code PIN erroné. Notons qu'il était aussi possible au helpdesk de nettoyer un téléphone à distance.Toutes ces astuces n'ont pas suffi. Il y a quelques mois, des enquêteurs néerlandais et français ont réussi à accéder aux chats. Ils ont pu lire en direct ce que disaient les utilisateurs, qui parlaient ouvertement de meurtres et de trafic de drogue. Des centaines de personnes ont déjà été arrêtées.Le 13 juin, EncroChat a appris que la police s'était introduite dans le système. Le fournisseur a alors immédiatement envoyé un message push à tous les utilisateurs pour qu'ils détruisent leur téléphone.