La crise du corona ne semble pas freiner notre envie d'acheter et d'offrir des cadeaux. Les jouets numériques pour les enfants ont de nouveau la cote, que ce soit dans les magasins physiques ou virtuels. Pensons ici à toutes sortes de montres intelligentes, mais aussi à des oursons qui parlent, voire à d'autres jouets encore qui sont connectés à internet d'une manière ou d'une autre - wifi, Bluetooth ou une appli séparée - et qui sont équipés par exemple d'une caméra et/ou d'un micro. 4 parents sur 10 trouvent que ce sont là de fantastiques inventions pour leurs enfants, mais autant de parents n'accordent que peu d'attention à la manière dont leur progéniture reçoit ce type de gadget numérique. Voilà ce qui ressort d'une enquête que la firme de sécurité Kaspersky a fait exécuter en novembre de l'année dernière par Mediaxplain Research auprès de 1.000 Belges.

Le fait que quatre parents sur dix ne s'occupent guère de la cyber-sécurité du cadeau numérique offert à leur enfant - ne serait-ce qu'en lisant le mode d'emploi et en prenant en considération les paramètres de sécurité - et l'autorisent à l'utiliser aussitôt comme si de rien n'était, implique pourtant des risques.

'Hello Barbie' par exemple a été pointée du doigt il y a deux ans environ, parce que cette poupée intégrant le wifi et un micro pouvait en catimini écouter ce qui se disait à proximité d'elle. Tout ce qui était dit à Barbie, était stocké chez le fabricant Mattel, mais n'était pas protégé contre les hackers. On observe que bien d'autres fabricants ou fournisseurs de composants se montrent souvent trop laxistes vis-à-vis de la sécurité. De plus, nombre de cadeaux numériques collectent des informations personnelles, telles des données de localisation et de login.

Plus l'enfant est âgé, moins les parents s'intéressent de près à leur nouveau cadeau numérique. Les enfants âgés entre 13 et 16 ans sont les moins accompagnés, selon Kaspersky. Cela peut sembler logique, mais d'un autre côté, il s'agit là d'un groupe vulnérable, pouvant devenir la victime du cyber-crime.

Grâce à quelques règles pratiques et à des mesures simples, il est pourtant possible de réduire de beaucoup les risques encourus;

  • Changez le mot de passe d'origine par un autre, bien plus solide. Dans de nombreux cas, le mot de passe par défaut est le même pour tous les jouets identiques qui sortent de la chaîne de fabrication, ce qui simplifie évidemment au maximum la tâche d'un pirate.
  • Actualisez le logiciel et/ou le firmware. Les mises à jour corrigent souvent les bugs connus dans la sécurité du jouet.
  • Interrogez-vous aussi sur le genre de donnée collectée. Dans l'appli ou le logiciel fourni d'origine, il est parfois possible d'indiquer quelles données peuvent être ou non collectées et partagées.
  • N'utilisez que des réseaux wifi sûrs. Evitez les réseaux publics susceptibles d'intercepter des données.
  • Contrôlez les connexions. Vérifiez bien si, à côté de wifi, il y a par exemple aussi Bluetooth ou d'autres connexions qu'il est éventuellement possible de désactiver ou de mieux sécuriser.
  • Informez-vous de ce que votre enfant partage. Sachez qu'il est encore et toujours le maillon le plus faible de la chaîne, qu'il s'agisse d'un jouet ou non.
  • Et enfin: éteignez toujours le gadget. L'enfant a-t-il fini de jouer? Le gadget doit alors être éteint! Vérifiez peut-être aussi si le micro ou la caméra n'est pas resté activé (en catimini).
La crise du corona ne semble pas freiner notre envie d'acheter et d'offrir des cadeaux. Les jouets numériques pour les enfants ont de nouveau la cote, que ce soit dans les magasins physiques ou virtuels. Pensons ici à toutes sortes de montres intelligentes, mais aussi à des oursons qui parlent, voire à d'autres jouets encore qui sont connectés à internet d'une manière ou d'une autre - wifi, Bluetooth ou une appli séparée - et qui sont équipés par exemple d'une caméra et/ou d'un micro. 4 parents sur 10 trouvent que ce sont là de fantastiques inventions pour leurs enfants, mais autant de parents n'accordent que peu d'attention à la manière dont leur progéniture reçoit ce type de gadget numérique. Voilà ce qui ressort d'une enquête que la firme de sécurité Kaspersky a fait exécuter en novembre de l'année dernière par Mediaxplain Research auprès de 1.000 Belges.Le fait que quatre parents sur dix ne s'occupent guère de la cyber-sécurité du cadeau numérique offert à leur enfant - ne serait-ce qu'en lisant le mode d'emploi et en prenant en considération les paramètres de sécurité - et l'autorisent à l'utiliser aussitôt comme si de rien n'était, implique pourtant des risques. 'Hello Barbie' par exemple a été pointée du doigt il y a deux ans environ, parce que cette poupée intégrant le wifi et un micro pouvait en catimini écouter ce qui se disait à proximité d'elle. Tout ce qui était dit à Barbie, était stocké chez le fabricant Mattel, mais n'était pas protégé contre les hackers. On observe que bien d'autres fabricants ou fournisseurs de composants se montrent souvent trop laxistes vis-à-vis de la sécurité. De plus, nombre de cadeaux numériques collectent des informations personnelles, telles des données de localisation et de login. Plus l'enfant est âgé, moins les parents s'intéressent de près à leur nouveau cadeau numérique. Les enfants âgés entre 13 et 16 ans sont les moins accompagnés, selon Kaspersky. Cela peut sembler logique, mais d'un autre côté, il s'agit là d'un groupe vulnérable, pouvant devenir la victime du cyber-crime.Grâce à quelques règles pratiques et à des mesures simples, il est pourtant possible de réduire de beaucoup les risques encourus;