A la demande des Etats-Unis, Meng a été appréhendée dans un aéroport canadien. Les Américains l'accusent de tromperie dans la relation qu'Huawei entretient avec une firme qui a tenté de vendre du matériel à l'Iran. Or la firme en question ne pouvait agir de la sorte en raison de l'embargo commercial imposé par les Etats-Unis à ce pays. Les entreprises qui font du commerce avec l'Iran, se voient en effet sanctionnées par l'oncle Sam.

L'arrestation s'inscrit dans une vaste campagne de calomnie menée par les Etats-Unis à l'encontre d'Huawei. Les Américains accusent le géant télécom chinois d'espionnage et tente de colporter ce message dans le monde entier. Même si les Etats-Unis ne l'ont encore jamais démontré publiquement, Huawei est aujourd'hui considérée comme paria par certains alliés des Américains.

Le département américain de la Justice annonce vouloir faire extrader Meng Wanzhou. Pour le 30 janvier, il devrait donc introduire une requête formelle dans ce sens auprès du gouvernement canadien, qui disposera ensuite d'un délai de trente jours pour décider s'il existe suffisamment de preuves justifiant l'extradition.

Pour le Canada, il ne s'agit pas d'une mince affaire. En tant que pays voisin des Etats-Unis, il entretient des relations étroites avec ceux-ci. Mais cette arrestation a compliqué les rapports entre la Chine et le Canada, ce qui fait que deux citoyens canadiens ont été appréhendés en Chine et qu'un troisième a été condamné à mort. Et ce, même si la Chine déclare que ces faits n'ont rien à voir avec l'arrestation de Meng.