Précédemment déjà, la technologie 4G d'Huawei avait été exclue pour le développement d'un système de communication destiné aux services d'assistance britanniques. Pour ce qui est de la fourniture de pylônes d'antennes pour le réseau 5G, il ne serait cependant pas question d'une interdiction de l'entreprise chinoise en Grande-Bretagne. Voilà ce que prétendent deux sources anonymes, au fait de la décision prise par le National Cyber Security Center britannique, au Financial Times. La décision britannique "aurait un poids important dans la balance", parce qu'elle pourrait également influencer celles d'autres pays européens, selon l'une de ces sources.

Il est étonnant que cela soit précisément l'un des plus fidèles alliés des Etats-Unis qui décide de ne pas répudier Huawei. Pas plus tard que la semaine dernière, Mike Pompeo, le ministre américain des affaires étrangères, avait rendu visite à cinq pays européens, dont la Belgique,pour les mettre en garde contre Huawei. Notre pays n'a pas encore pris de décision. Le ministre en charge des télécommunications et de l'agenda numérique Philippe De Backer estime qu'une position doit être prise au niveau européen quant à interdire ou non des acteurs chinois comme Huawei et ZTE.

Plus tôt ce mois-ci, la chancelière allemande Angela Merkel avait déclaré qu'Huawei doit d'abord fournir des garanties qu'elle ne transfère pas de données au gouvernement chinois, avant que l'entreprise puisse fournir de l'équipement pour un réseau 5G en Allemagne.