Lors de sa visite à l'université de Tokyo, la chancelière allemande Angela Merkel a abordé le débat qui fait rage en Allemagne quant à autoriser ou non Huawei à fournir de l'équipement pour le réseau 5G. Elle a notamment expliqué combien la sécurité est importante, si des entreprises veulent être actives en Allemagne, et elle a fait clairement comprendre que les autorités chinoises ne peuvent avoir accès aux données collectées par des produits chinois.

L'Allemagne ne possède aucune preuve qu'Huawei incorpore des portes dérobées dans ses appareils en vue de transférer des données aux autorités chinoises. Merkel semble à présent inverser la charge de la preuve, puisque c'est l'entreprise Huawei qui doit désormais démontrer qu'elle ne collabore pas avec le gouvernement en place en Chine.

Plus tard ce mois-ci, le lobby télécom tiendra en marge du Mobile World Congress de Barcelona une réunion de crise à propos d'Huawei. Chez Deutsche Telekom, on a déjà annoncé que le bannissement de l'équipement d'Huawei retarderait certainement de deux à trois ans le déploiement de nouveaux services.

Selon des sources de l'agence de presse Reuters, la Commission européenne envisagerait à présent aussi une interdiction de l'équipement réseautique d'Huawei pour la 5G.