Dans la pratique, les utilisateurs pourront, dès 2024, remplacer plus aisément les batteries de leurs smartphones, vélos électriques et autres "batteries externes". Les fabricants ne pourront en effet plus coller ces batteries dans les boîtiers. En revanche, la décision du Parlement ne précise pas s'ils pourront utiliser des vis spéciales, comme le fait déjà Apple, pour fixer quand même la batterie au boîtier.

Le remplacement de pièces détachées est devenu plus difficile ces dernières années, pour les appareils de nombreuses marques leaders sur le marché. Les ordinateurs qui disposaient dans le passé d'un compartiment spécial permettant de remplacer la batterie (et d'en insérer une nouvelle si la première était plate) ont laissé la place à des modèles de plus en plus fins, dont les pièces sont intégrées à la machine, et parfois même collées, si bien qu'elles ne peuvent tout simplement pas être remplacées en cas de défaut. Le Parlement européen entend contrer cette tendance.

Recyclage

Cette démarche rendra les appareils plus écologiques étant donné qu'il ne faudra plus remplacer l'appareil entier en cas de batterie défectueuse. Mais l'UE espère également qu'elle diminuera la dépendance aux autres pays pour ce qui concerne l'approvisionnement en matières premières. En effet, la proposition comporte aussi une disposition selon laquelle les batteries doivent pouvoir être collectées séparément et une quantité minimale de cobalt, plomb, lithium et nickel doit pouvoir être extraite des batteries pour une réutilisation. Les fabricants sont par ailleurs tenus d'examiner l'origine des matières premières qu'ils utilisent dans leurs appareils, et d'identifier les risques de ce processus d'approvisionnement. Les matières premières rares viennent souvent des quelques mêmes pays, qui peuvent devenir le théâtre de conflits.

Cette proposition adoptée par le Parlement européen doit à présent faire l'objet de discussions avec les différents États membres, qui en feront ensuite une loi. En 2020 déjà, le Parlement avait voté une première résolution relative au droit de réparation, qui a ensuite été détaillée par la Commission européenne. Aujourd'hui, elle se rapproche du statut de loi.

Dans la pratique, les utilisateurs pourront, dès 2024, remplacer plus aisément les batteries de leurs smartphones, vélos électriques et autres "batteries externes". Les fabricants ne pourront en effet plus coller ces batteries dans les boîtiers. En revanche, la décision du Parlement ne précise pas s'ils pourront utiliser des vis spéciales, comme le fait déjà Apple, pour fixer quand même la batterie au boîtier.Le remplacement de pièces détachées est devenu plus difficile ces dernières années, pour les appareils de nombreuses marques leaders sur le marché. Les ordinateurs qui disposaient dans le passé d'un compartiment spécial permettant de remplacer la batterie (et d'en insérer une nouvelle si la première était plate) ont laissé la place à des modèles de plus en plus fins, dont les pièces sont intégrées à la machine, et parfois même collées, si bien qu'elles ne peuvent tout simplement pas être remplacées en cas de défaut. Le Parlement européen entend contrer cette tendance. Cette démarche rendra les appareils plus écologiques étant donné qu'il ne faudra plus remplacer l'appareil entier en cas de batterie défectueuse. Mais l'UE espère également qu'elle diminuera la dépendance aux autres pays pour ce qui concerne l'approvisionnement en matières premières. En effet, la proposition comporte aussi une disposition selon laquelle les batteries doivent pouvoir être collectées séparément et une quantité minimale de cobalt, plomb, lithium et nickel doit pouvoir être extraite des batteries pour une réutilisation. Les fabricants sont par ailleurs tenus d'examiner l'origine des matières premières qu'ils utilisent dans leurs appareils, et d'identifier les risques de ce processus d'approvisionnement. Les matières premières rares viennent souvent des quelques mêmes pays, qui peuvent devenir le théâtre de conflits. Cette proposition adoptée par le Parlement européen doit à présent faire l'objet de discussions avec les différents États membres, qui en feront ensuite une loi. En 2020 déjà, le Parlement avait voté une première résolution relative au droit de réparation, qui a ensuite été détaillée par la Commission européenne. Aujourd'hui, elle se rapproche du statut de loi.