Le régulateur de la bourse américaine a sollicité des mails et d'autres types de communication de différents directeurs d'Amazon, selon des sources qui se sont confiées à l'agence Reuters. L'affaire porte sur le fait qu'Amazon permet à d'autres vendeurs de proposer des produits dans son magasin web. Mais Amazon possède également sa propre gamme de produits qui concurrence certains de ces vendeurs.

Amazon est accusée d'abuser de cette position. Elle sait ainsi parfaitement si un produit déterminé d'un vendeur extérieur se vend bien. Mais il y a aussi des allégations, selon lesquelles l'entreprise accorderait la préférence à ses propres produits et restreindrait les vendeurs qui auraient fait de bonnes affaires préalablement. Bref, Amazon sait ce qui donne de bons résultats, introduit son propre concurrent et l'avantage aux dépens du vendeur initial.

Démenti, mais démontré en interne

Il y a deux ans, le fondateur et CEO de l'époque Jeff Bezos déclarait encore au Parlement américain que son entreprise interdisait cette pratique et que le personnel travaillant sur ses produits n'étaient pas autorisés à accéder aux données de vente des concurrents extérieurs.

Or cette interdiction semble relative dans la mesure où un rapport interne à Amazon, qui a pu être consulté l'année dernière par Politico, montrait qu'Amazon était au courant depuis 2015 de ce genre de pratiques internes. 4.700 collaborateurs auraient ainsi eu illicitement accès à ces données avec, à la clé, au moins un cas d'abus manifeste.

L'enquête du contrôleur boursier américain SEC fait à présent suite à ces révélations. S'il juge par la suite qu'Amazon a abusé de sa position, l'entreprise pourra alors être sanctionnée.

Le régulateur de la bourse américaine a sollicité des mails et d'autres types de communication de différents directeurs d'Amazon, selon des sources qui se sont confiées à l'agence Reuters. L'affaire porte sur le fait qu'Amazon permet à d'autres vendeurs de proposer des produits dans son magasin web. Mais Amazon possède également sa propre gamme de produits qui concurrence certains de ces vendeurs.Amazon est accusée d'abuser de cette position. Elle sait ainsi parfaitement si un produit déterminé d'un vendeur extérieur se vend bien. Mais il y a aussi des allégations, selon lesquelles l'entreprise accorderait la préférence à ses propres produits et restreindrait les vendeurs qui auraient fait de bonnes affaires préalablement. Bref, Amazon sait ce qui donne de bons résultats, introduit son propre concurrent et l'avantage aux dépens du vendeur initial.Il y a deux ans, le fondateur et CEO de l'époque Jeff Bezos déclarait encore au Parlement américain que son entreprise interdisait cette pratique et que le personnel travaillant sur ses produits n'étaient pas autorisés à accéder aux données de vente des concurrents extérieurs.Or cette interdiction semble relative dans la mesure où un rapport interne à Amazon, qui a pu être consulté l'année dernière par Politico, montrait qu'Amazon était au courant depuis 2015 de ce genre de pratiques internes. 4.700 collaborateurs auraient ainsi eu illicitement accès à ces données avec, à la clé, au moins un cas d'abus manifeste.L'enquête du contrôleur boursier américain SEC fait à présent suite à ces révélations. S'il juge par la suite qu'Amazon a abusé de sa position, l'entreprise pourra alors être sanctionnée.