Ericsson, qui fabrique elle-même de l'équipement réseautique 5G, a commandité une étude auprès de ConsumerLab, qui a interrogé 1.000 utilisateurs belges d'un smartphone âgés de 15 à 69 ans, ce qui représenterait les avis de 5,6 millions de Belges.

La principale conclusion de cette étude, c'est que les Belges ne sont pas encore bien au courant de la nouvelle norme de réseau. Même si dans les milieux IT, on dit et on écrit depuis des années déjà des choses sur la technologie, le consommateur lambda n'est pas encore entièrement informé. 7 Belges interrogés sur 10 dans le cadre de l'étude indiquent vouloir en savoir plus sur les avantages de la norme.

La moitié des Belges se fait son opinion personnelle à propos de la 5G sur base d'informations diffusées via les médias sociaux et YouTube. Pour les opérateurs, cette situation s'avère gênante, car les médias sociaux sont aussi les plates-formes où foisonne la désinformation sur la 5G. Pratiquement 6 Belges sur 10 (58%) déclarent en outre ne pas pouvoir faire la distinction entre les informations correctes ou fausses sur la 5G. "Nous avons abandonné l'information aux médias sociaux", affirme Rémi de Montgolfier, general manager d'Ericsson Belux, dans une conférence de presse en ligne. "Et maintenant, il nous faut rétablir la vérité."

Malgré cela, des gens, surtout parmi les plus jeunes générations, envisagent d'utiliser la 5G après son déploiement. Quelque 13% des consommateurs sont prêts à s'acheter un smartphone 5G. Cela peut paraître peu, mais c'est néanmoins étonnant si on considère le timing de l'étude, qui a été effectuée en juin de cette année, à un moment où la pandémie se propageait fortement dans le pays. "En raison de la crise sanitaire actuelle et du confinement, les consommateurs recourent de plus en plus aux services numériques", déclare Jasmeet Sethi, directeur du ConsumerLab d'Ericsson.

La 5G en Belgique

Le Belge se sent donc mal renseigné, mais les opérateurs et les installateurs d'infrastructures disposent à présent de temps pour mettre en oeuvre des campagnes d'information. Le déploiement de la technologie accuse en effet un important retard dans notre pays. "On n'y envisage pas le déploiement commercial avant 2022-2023", précise Rémi de Montgolfier. "Nous accusons du retard sur le reste de l'Europe. J'espère que le gouvernement fédéral voit la nécessité d'aller de l'avant et prendra rapidement une position à la fois claire et nette."

A propos de la manière dont ce déploiement devra se faire pour les opérateurs, Yasmeet Sethi se tourne vers des pays comme la Corée du Sud, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, où la 5G est déjà commercialement disponible. "On y constate que la consommation de données pour la 5G est deux fois plus forte que pour la 4G. Cela est en partie dû au fait que les premiers abonnés sont de gros consommateurs, ce qu'on appelle les 'early adopters'. Si on leur offre davantage de vitesse, ils téléchargent plus." Ce facteur devrait donc quelque peu s'affaiblir une fois que davantage de personnes 'normales' utiliseront la 5G, mais n'attendez pas quoi qu'il en soit qu'on en arrive à un abonnement de 5 Go. "Il y a des applis que vous ne pourrez utiliser qu'avec la 5G, qui feront en sorte que votre consommation de données sera toujours supérieure qu'avec la 4G", prétend Sethi. Nombre de ces applis concerneront par exemple la vidéo et la réalité augmentée. Regarder Netflix en 4K, voire en 8K nécessite beaucoup de données.

C'est du reste cette vidéo qui devrait dans un premier temps convaincre les consommateurs, estime Sethi. "La 5G offre des possibilités pour de nouveaux use cases tels la télémédecine, mais il faut un point de départ", explique-t-il. "Les opérateurs devront convaincre les clients avec les médias et les loisirs, car c'est là que se trouve l'argent actuellement et que c'est ainsi qu'ils amortiront leurs investissements. Ces nouveaux use cases viendront plus tard, lorsque la 5G sera entrée dans les moeurs."

Ericsson, qui fabrique elle-même de l'équipement réseautique 5G, a commandité une étude auprès de ConsumerLab, qui a interrogé 1.000 utilisateurs belges d'un smartphone âgés de 15 à 69 ans, ce qui représenterait les avis de 5,6 millions de Belges.La principale conclusion de cette étude, c'est que les Belges ne sont pas encore bien au courant de la nouvelle norme de réseau. Même si dans les milieux IT, on dit et on écrit depuis des années déjà des choses sur la technologie, le consommateur lambda n'est pas encore entièrement informé. 7 Belges interrogés sur 10 dans le cadre de l'étude indiquent vouloir en savoir plus sur les avantages de la norme.La moitié des Belges se fait son opinion personnelle à propos de la 5G sur base d'informations diffusées via les médias sociaux et YouTube. Pour les opérateurs, cette situation s'avère gênante, car les médias sociaux sont aussi les plates-formes où foisonne la désinformation sur la 5G. Pratiquement 6 Belges sur 10 (58%) déclarent en outre ne pas pouvoir faire la distinction entre les informations correctes ou fausses sur la 5G. "Nous avons abandonné l'information aux médias sociaux", affirme Rémi de Montgolfier, general manager d'Ericsson Belux, dans une conférence de presse en ligne. "Et maintenant, il nous faut rétablir la vérité."Malgré cela, des gens, surtout parmi les plus jeunes générations, envisagent d'utiliser la 5G après son déploiement. Quelque 13% des consommateurs sont prêts à s'acheter un smartphone 5G. Cela peut paraître peu, mais c'est néanmoins étonnant si on considère le timing de l'étude, qui a été effectuée en juin de cette année, à un moment où la pandémie se propageait fortement dans le pays. "En raison de la crise sanitaire actuelle et du confinement, les consommateurs recourent de plus en plus aux services numériques", déclare Jasmeet Sethi, directeur du ConsumerLab d'Ericsson.La 5G en BelgiqueLe Belge se sent donc mal renseigné, mais les opérateurs et les installateurs d'infrastructures disposent à présent de temps pour mettre en oeuvre des campagnes d'information. Le déploiement de la technologie accuse en effet un important retard dans notre pays. "On n'y envisage pas le déploiement commercial avant 2022-2023", précise Rémi de Montgolfier. "Nous accusons du retard sur le reste de l'Europe. J'espère que le gouvernement fédéral voit la nécessité d'aller de l'avant et prendra rapidement une position à la fois claire et nette."A propos de la manière dont ce déploiement devra se faire pour les opérateurs, Yasmeet Sethi se tourne vers des pays comme la Corée du Sud, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, où la 5G est déjà commercialement disponible. "On y constate que la consommation de données pour la 5G est deux fois plus forte que pour la 4G. Cela est en partie dû au fait que les premiers abonnés sont de gros consommateurs, ce qu'on appelle les 'early adopters'. Si on leur offre davantage de vitesse, ils téléchargent plus." Ce facteur devrait donc quelque peu s'affaiblir une fois que davantage de personnes 'normales' utiliseront la 5G, mais n'attendez pas quoi qu'il en soit qu'on en arrive à un abonnement de 5 Go. "Il y a des applis que vous ne pourrez utiliser qu'avec la 5G, qui feront en sorte que votre consommation de données sera toujours supérieure qu'avec la 4G", prétend Sethi. Nombre de ces applis concerneront par exemple la vidéo et la réalité augmentée. Regarder Netflix en 4K, voire en 8K nécessite beaucoup de données.C'est du reste cette vidéo qui devrait dans un premier temps convaincre les consommateurs, estime Sethi. "La 5G offre des possibilités pour de nouveaux use cases tels la télémédecine, mais il faut un point de départ", explique-t-il. "Les opérateurs devront convaincre les clients avec les médias et les loisirs, car c'est là que se trouve l'argent actuellement et que c'est ainsi qu'ils amortiront leurs investissements. Ces nouveaux use cases viendront plus tard, lorsque la 5G sera entrée dans les moeurs."