Concrètement, la neutralité du net empêche que les fournisseurs de réseaux et mobiles accordent la priorité au trafic internet de certains services en ligne qui peuvent se le permettre financièrement, souvent aussi à un prix inférieur pour le consommateur. Et ce, alors que le trafic web de ceux qui ne peuvent pas se le permettre, est ralenti. Il en résulterait un accès inéquitable aux services internet.

Dans une conférence de presse, Sean Spicer, le porte-parole de la Maison Blanche, a annoncé que les règles approuvées sous Obama étaient un bel exemple de décision prise par les "bureaucrates de Washington", en imposant des restrictions aux fournisseurs internet. Selon Spicer, le président Trump "continuera sa lutte contre la bureaucratie de Washington qui empêche l'innovation, la création d'emplois et la croissance économique aux Etats-Unis".

Au sein de l'Union européenne, il existe depuis quelques années déjà une loi régissant la neutralité du net, afin de contraindre les fournisseurs de réseaux de traiter équitablement tout le trafic. L'année dernière, l'UE a encore publié des directives en vue de rendre la loi plus transparente. Cette semaine, Proximus a lancé un projet-pilote, dont les esprits critiques affirment qu'il ne respecte pas la neutralité du net. L'entreprise télécom offre à présent la possibilité aux entreprises de sponsoriser leur trafic internet mobile, afin que les utilisateurs ne doivent plus payer pour les données qu'ils consomment par le biais de certaines applis. Le ministre des télécommunications Alexander De Croo a fait contrôler l'affaire par le régulateur télécom, l'IBPT. Ce dernier a cependant estimé que les nouveaux abonnements Proximus n'enfreignent pas les règles en matière de neutralité du net.