C'est précisément parce que la mise au point de ce genre d'armes se trouve encore dans une phase précoce qu'un traité international s'avère 'faisable et nécessaire', selon PAX. 'A présent, nous pouvons encore interdire les robots tueurs et garantir le contrôle humain sur ces derniers. Mais les développements technologiques s'accélèrent. Il ne faut donc pas perdre de temps', affirme Daan Kayser, chef de projet 'armes autonomes' chez PAX.

En décembre 2020, plus de 170 chercheurs néerlandais dans les domaines de l'intelligence artificielle et de la robotique invitaient le gouvernement à collaborer en vue d'interdire les armes autonomes mortelles. Les robots tueurs sont précisément des armes de ce type, capables de choisir des cibles et de les attaquer, sans le moindre contrôle humain. Cela signifie que la décision de recourir à la force pouvant entraîner la mort est prise par une machine. Or la technologie permettant de créer de telles armes évolue très rapidement. Des pays comme la Chine, la Russie, Israël, les Etats-Unis et la Corée du Sud sont en effet occupés à développer des armes toujours plus autonomes.

'Ethiquement inacceptables'

Kayser: 'Il s'agit là de développements extrêmement préoccupants. Les armes autonomes mortelles sont éthiquement inacceptables. La décision morale de vie et de mort ne peut se réduire à un algorithme'.

Les robots tueurs génèrent en outre un tas d'autres questions. Qui sera responsable en cas de problème? Une telle arme pourra-t-elle distinguer les civils des soldats? Un développement non réglementé pourrait en outre engendrer une nouvelle course à l'armement, car qui sera bientôt le premier à détenir des armes autonomes? 'Nous ne devons pas nous demander comment remporter cette course à l'armement, mais bien comment la stopper. Non seulement pour des raisons morales et juridiques, mais aussi pour assurer notre sécurité', ajoute Kayser.

C'est en 2011 déjà que PAX avait abordé pour la première fois le thème des armes autonomes. Deux ans plus tard, l'organisation pour la paix lançait, conjointement avec un groupe d'ONG internationales, la Campaign to Stop Killer Robots. Aujourd'hui, cette coalition compte plus de 170 ONG de 66 pays. De plus, PAX prend part depuis 2014 aux débats sur ce thème au sein des Nations Unies à Genève.

En collaboration avec Dutch IT-channel.

C'est précisément parce que la mise au point de ce genre d'armes se trouve encore dans une phase précoce qu'un traité international s'avère 'faisable et nécessaire', selon PAX. 'A présent, nous pouvons encore interdire les robots tueurs et garantir le contrôle humain sur ces derniers. Mais les développements technologiques s'accélèrent. Il ne faut donc pas perdre de temps', affirme Daan Kayser, chef de projet 'armes autonomes' chez PAX.En décembre 2020, plus de 170 chercheurs néerlandais dans les domaines de l'intelligence artificielle et de la robotique invitaient le gouvernement à collaborer en vue d'interdire les armes autonomes mortelles. Les robots tueurs sont précisément des armes de ce type, capables de choisir des cibles et de les attaquer, sans le moindre contrôle humain. Cela signifie que la décision de recourir à la force pouvant entraîner la mort est prise par une machine. Or la technologie permettant de créer de telles armes évolue très rapidement. Des pays comme la Chine, la Russie, Israël, les Etats-Unis et la Corée du Sud sont en effet occupés à développer des armes toujours plus autonomes.Kayser: 'Il s'agit là de développements extrêmement préoccupants. Les armes autonomes mortelles sont éthiquement inacceptables. La décision morale de vie et de mort ne peut se réduire à un algorithme'.Les robots tueurs génèrent en outre un tas d'autres questions. Qui sera responsable en cas de problème? Une telle arme pourra-t-elle distinguer les civils des soldats? Un développement non réglementé pourrait en outre engendrer une nouvelle course à l'armement, car qui sera bientôt le premier à détenir des armes autonomes? 'Nous ne devons pas nous demander comment remporter cette course à l'armement, mais bien comment la stopper. Non seulement pour des raisons morales et juridiques, mais aussi pour assurer notre sécurité', ajoute Kayser.C'est en 2011 déjà que PAX avait abordé pour la première fois le thème des armes autonomes. Deux ans plus tard, l'organisation pour la paix lançait, conjointement avec un groupe d'ONG internationales, la Campaign to Stop Killer Robots. Aujourd'hui, cette coalition compte plus de 170 ONG de 66 pays. De plus, PAX prend part depuis 2014 aux débats sur ce thème au sein des Nations Unies à Genève.En collaboration avec Dutch IT-channel.