En novembre dernier, Google rachetait le fabricant de wearables Fitbit pour 2,1 milliards de dollars (1,8 milliard d'euros). Cette opération fit très vite surgir des questions, entre autres en Europe.

A présent, la Commission déclare qu'elle va éplucher ce rachat. La commissaire européenne en charge de la concurrence, Margrethe Vestager, affirme dans un communiqué que l'utilisation des wearables augmentera fortement dans les années à venir et que cela générera davantage de données.

"Ces données fourniront d'importants renseignements sur la vie et la santé des utilisateurs de ce genre d'appareils. Notre enquête a pour but de garantir que le contrôle de Google sur ces données ne perturbera pas la concurrence."

Concurrence

La Commission européenne argumente que Google dispose d'une position de force au niveau des services publicitaires dans divers pays européens, dont la Belgique. Elle tient compte du fait que Google aura, via ce rachat, non seulement une vision nettement plus claire des utilisateurs, mais qu'elle deviendra aussi un concurrent pour les autres traceurs d'activités.

Ce dernier point est loin d'être anodin, quand on sait que nombre de ces wearables sont connectés à des smartphones Android. Il y a dès lors un risque que Google avantage Fitbit par rapport à la concurrence.

Pas intéressée par les données

Google elle-même avait annoncé lors du rachat en novembre dernier qu'elle s'intéressait surtout à Fitbit pour son matériel et pas pour ses données. Dans un nouveau communiqué posté sur son blog, l'entreprise l'a répété en réaction à l'enquête européenne.

"La transaction porte sur des appareils, pas sur des données. Dès le début, nous avons été clairs: nous n'allons pas utiliser les données de santé et de bien-être de Fitbit à des fins publicitaires", affirme Rick Osterloh, senior vice-president for Devices & Services chez Google.

Fin 2019, Fitbit possédait 28 millions d'utilisateurs actifs environ et avait vendu plus de cent millions d'appareils. Entre le début de cette année et le mois de mars, le plus récent trimestre dont les résultats sont connus, l'entreprise avait vendu 2,9 millions d'appareils pour un chiffre d'affaires de 271,9 millions de dollars.

En novembre dernier, Google rachetait le fabricant de wearables Fitbit pour 2,1 milliards de dollars (1,8 milliard d'euros). Cette opération fit très vite surgir des questions, entre autres en Europe.A présent, la Commission déclare qu'elle va éplucher ce rachat. La commissaire européenne en charge de la concurrence, Margrethe Vestager, affirme dans un communiqué que l'utilisation des wearables augmentera fortement dans les années à venir et que cela générera davantage de données."Ces données fourniront d'importants renseignements sur la vie et la santé des utilisateurs de ce genre d'appareils. Notre enquête a pour but de garantir que le contrôle de Google sur ces données ne perturbera pas la concurrence."La Commission européenne argumente que Google dispose d'une position de force au niveau des services publicitaires dans divers pays européens, dont la Belgique. Elle tient compte du fait que Google aura, via ce rachat, non seulement une vision nettement plus claire des utilisateurs, mais qu'elle deviendra aussi un concurrent pour les autres traceurs d'activités.Ce dernier point est loin d'être anodin, quand on sait que nombre de ces wearables sont connectés à des smartphones Android. Il y a dès lors un risque que Google avantage Fitbit par rapport à la concurrence.Google elle-même avait annoncé lors du rachat en novembre dernier qu'elle s'intéressait surtout à Fitbit pour son matériel et pas pour ses données. Dans un nouveau communiqué posté sur son blog, l'entreprise l'a répété en réaction à l'enquête européenne."La transaction porte sur des appareils, pas sur des données. Dès le début, nous avons été clairs: nous n'allons pas utiliser les données de santé et de bien-être de Fitbit à des fins publicitaires", affirme Rick Osterloh, senior vice-president for Devices & Services chez Google.Fin 2019, Fitbit possédait 28 millions d'utilisateurs actifs environ et avait vendu plus de cent millions d'appareils. Entre le début de cette année et le mois de mars, le plus récent trimestre dont les résultats sont connus, l'entreprise avait vendu 2,9 millions d'appareils pour un chiffre d'affaires de 271,9 millions de dollars.