Telenet a racheté Base le 20 avril de cette année pour 1,325 milliard d'euros, mais doit pour cela encore d'abord obtenir l'approbation de l'Europe. Or celle-ci déclare à présent avoir besoin de plus de temps pour examiner l'affaire plus en profondeur.

"Nous voulons être certains que les consommateurs en Belgique n'iront au devant de prix plus élevés et de choix plus restreints suite à ce rachat", déclare Marghrete Vestager, commissaire européenne en charge de la concurrence, dans un communiqué.

En qualité d'euro-commissaire, Vestager semble adopter une attitude nettement plus stricte que son prédécesseur Joaquin Almunia à propos des rachats télécoms importants. Sous sa direction, les opérateurs danois Telenor et Teliasonera par exemple ont renoncé à une fusion, alors que la semaine dernière, Vestager a encore annoncé être consciente qu'une réduction du nombre d'acteurs sur le marché engendre une augmentation des prix.

Jugement dans les 90 jours

La crainte est qu'un rachat de Base entraîne moins de choix pour les clients, mais aussi moins d'investissements de la part de Telenet pour concurrencer Proximus et Mobistar. Pourtant, lors du rachat en avril, Telenet avait indiqué vouloir injecter 240 millions d'euros dans le réseau de Base.

L'Europe entend aussi examiner si le rachat par Telenet ne va pas compliquer la vie des MVNO au niveau de l'utilisation du réseau de Base, ainsi que de la possibilité de combiner les services de ligne fixe de Telenet pour les clients de Base.

La Commission européenne entend examiner de plus près l'accord au cours des nonante jours à venir, ce qui signifie que l'on saura le 18 février prochain si Telenet peut reprendre Base Company.

Telenet a racheté Base le 20 avril de cette année pour 1,325 milliard d'euros, mais doit pour cela encore d'abord obtenir l'approbation de l'Europe. Or celle-ci déclare à présent avoir besoin de plus de temps pour examiner l'affaire plus en profondeur."Nous voulons être certains que les consommateurs en Belgique n'iront au devant de prix plus élevés et de choix plus restreints suite à ce rachat", déclare Marghrete Vestager, commissaire européenne en charge de la concurrence, dans un communiqué.En qualité d'euro-commissaire, Vestager semble adopter une attitude nettement plus stricte que son prédécesseur Joaquin Almunia à propos des rachats télécoms importants. Sous sa direction, les opérateurs danois Telenor et Teliasonera par exemple ont renoncé à une fusion, alors que la semaine dernière, Vestager a encore annoncé être consciente qu'une réduction du nombre d'acteurs sur le marché engendre une augmentation des prix.Jugement dans les 90 joursLa crainte est qu'un rachat de Base entraîne moins de choix pour les clients, mais aussi moins d'investissements de la part de Telenet pour concurrencer Proximus et Mobistar. Pourtant, lors du rachat en avril, Telenet avait indiqué vouloir injecter 240 millions d'euros dans le réseau de Base.L'Europe entend aussi examiner si le rachat par Telenet ne va pas compliquer la vie des MVNO au niveau de l'utilisation du réseau de Base, ainsi que de la possibilité de combiner les services de ligne fixe de Telenet pour les clients de Base. La Commission européenne entend examiner de plus près l'accord au cours des nonante jours à venir, ce qui signifie que l'on saura le 18 février prochain si Telenet peut reprendre Base Company.