Hier, les Etats-Unis ont démarré une affaire antitrust à l'encontre de Google. Ils ciblent spécifiquement la domination du moteur de recherche qui, moyennant paiement, tourne par défaut tant sur Android (de Google) que sur son concurrent iOS (d'Apple). Si Google perd ce procès, elle encourt des amendes et des mesures qui pourraient lui coûter des milliards de dollars.

Dans une première réaction étoffée, Google parle 'd'une affaire bourrée d'erreurs qui n'aidera en rien le consommateur.' 'Le procès que le ministère de la Justice (américain) nous intente, est truffé d'incohérences. Les gens utilisent Google, parce qu'ils l'ont choisi et pas parce qu'ils y sont contraints ou parce qu'ils ne peuvent pas trouver d'alternative', affirme Kent Walker, senior vicepresident for Global Affairs, dans un communiqué posté sur son blog.

A l'image des céréales de petit-déjeuner au supermarché

Google parle 'd'arguments antitrust douteux' et établit une comparaison avec les cornflakes. 'Oui, comme d'innombrables autres entreprises, nous payons pour promouvoir nos services. A l'image des fabricants de céréales de petit-déjeuner qui paient un supermarché pour placer leurs produits à hauteur des yeux dans un rayon. Pour les appareils numériques, cela signifie que quand vous venez d'en acheter un, un écran d'accueil apparaît 'à hauteur des yeux'. Dans le cas des appareils mobiles, c'est contrôlé par des entreprises telles Apple, AT&T, Verizon, Samsung et LG. Sur le PC, le contrôle est effectué majoritairement par Microsoft.'

De plus, l'entreprise brandit l'argument, selon lequel les moteurs de recherche concurrents sont librement accessibles. Et d'ajouter que Bing et Yahoo paient aussi Apple pour être repris dans Safari et que l'utilisateur peut modifier le moteur de recherche par défaut. Dans Windows, le navigateur Edge est fourni d'origine et intègre Bing, qui se trouve aussi dans la fonction de recherche de Windows. Il nous faut cependant faire observer ici que la part de marché de Bing est nettement moindre, ce qui fait que ce genre de pratique représente moins un problème pour les pouvoirs publics.

Sur Android, développé par Google, le géant de l'information insiste sur le fait qu'il y a aussi de la place pour les services concurrents. Et d'évoquer des appareils de Samsung présents non seulement dans le Play Store, mais aussi dans le Samsung Galaxy Store, un navigateur Samsung, ou qui sont souvent fournis avec des applis de concurrents tels Facebook ou Microsoft Outlook.

Gratuit ou pas vraiment!

Google fait observer qu'interdire ce type d'accord commercial impacterait aussi les prix. 'Cela pourrait générer de manière artificielle des alternatives de recherche de moindre qualité, faire grimper les prix des téléphones et rendre plus difficiles à obtenir des services de recherche voulus', ajoute le directeur des Global Affairs de Google.

'Ces accords permettent de distribuer gratuitement Android, afin que les opérateurs réduisent directement les montants payés par les utilisateurs du téléphone. Mais même avec ce genre d'accord, les opérateurs et fabricants d'appareils peuvent fournir d'origine plusieurs applis et magasins d'applis concurrents.'

Cette argumentation, Google l'avait déjà utilisée il y a deux ans vis-à-vis de la Commission européenne, lorsque l'entreprise avait dû verser 1,6 milliard d'euros.

Google comprend que son succès commercial génère ce genre d'enquête, mais l'entreprise reste sur sa position, selon laquelle elle n'a rien fait de répréhensible. 'La loi antitrust américaine a été conçue pour promouvoir l'innovation et aider les consommateurs, pas pour aménager le champ d'action à l'avantage de certains concurrents ou pour compliquer la vie des gens souhaitant accéder aux services qu'ils veulent.'

Hier, les Etats-Unis ont démarré une affaire antitrust à l'encontre de Google. Ils ciblent spécifiquement la domination du moteur de recherche qui, moyennant paiement, tourne par défaut tant sur Android (de Google) que sur son concurrent iOS (d'Apple). Si Google perd ce procès, elle encourt des amendes et des mesures qui pourraient lui coûter des milliards de dollars.Dans une première réaction étoffée, Google parle 'd'une affaire bourrée d'erreurs qui n'aidera en rien le consommateur.' 'Le procès que le ministère de la Justice (américain) nous intente, est truffé d'incohérences. Les gens utilisent Google, parce qu'ils l'ont choisi et pas parce qu'ils y sont contraints ou parce qu'ils ne peuvent pas trouver d'alternative', affirme Kent Walker, senior vicepresident for Global Affairs, dans un communiqué posté sur son blog.A l'image des céréales de petit-déjeuner au supermarchéGoogle parle 'd'arguments antitrust douteux' et établit une comparaison avec les cornflakes. 'Oui, comme d'innombrables autres entreprises, nous payons pour promouvoir nos services. A l'image des fabricants de céréales de petit-déjeuner qui paient un supermarché pour placer leurs produits à hauteur des yeux dans un rayon. Pour les appareils numériques, cela signifie que quand vous venez d'en acheter un, un écran d'accueil apparaît 'à hauteur des yeux'. Dans le cas des appareils mobiles, c'est contrôlé par des entreprises telles Apple, AT&T, Verizon, Samsung et LG. Sur le PC, le contrôle est effectué majoritairement par Microsoft.'De plus, l'entreprise brandit l'argument, selon lequel les moteurs de recherche concurrents sont librement accessibles. Et d'ajouter que Bing et Yahoo paient aussi Apple pour être repris dans Safari et que l'utilisateur peut modifier le moteur de recherche par défaut. Dans Windows, le navigateur Edge est fourni d'origine et intègre Bing, qui se trouve aussi dans la fonction de recherche de Windows. Il nous faut cependant faire observer ici que la part de marché de Bing est nettement moindre, ce qui fait que ce genre de pratique représente moins un problème pour les pouvoirs publics.Sur Android, développé par Google, le géant de l'information insiste sur le fait qu'il y a aussi de la place pour les services concurrents. Et d'évoquer des appareils de Samsung présents non seulement dans le Play Store, mais aussi dans le Samsung Galaxy Store, un navigateur Samsung, ou qui sont souvent fournis avec des applis de concurrents tels Facebook ou Microsoft Outlook.Gratuit ou pas vraiment!Google fait observer qu'interdire ce type d'accord commercial impacterait aussi les prix. 'Cela pourrait générer de manière artificielle des alternatives de recherche de moindre qualité, faire grimper les prix des téléphones et rendre plus difficiles à obtenir des services de recherche voulus', ajoute le directeur des Global Affairs de Google.'Ces accords permettent de distribuer gratuitement Android, afin que les opérateurs réduisent directement les montants payés par les utilisateurs du téléphone. Mais même avec ce genre d'accord, les opérateurs et fabricants d'appareils peuvent fournir d'origine plusieurs applis et magasins d'applis concurrents.'Cette argumentation, Google l'avait déjà utilisée il y a deux ans vis-à-vis de la Commission européenne, lorsque l'entreprise avait dû verser 1,6 milliard d'euros.Google comprend que son succès commercial génère ce genre d'enquête, mais l'entreprise reste sur sa position, selon laquelle elle n'a rien fait de répréhensible. 'La loi antitrust américaine a été conçue pour promouvoir l'innovation et aider les consommateurs, pas pour aménager le champ d'action à l'avantage de certains concurrents ou pour compliquer la vie des gens souhaitant accéder aux services qu'ils veulent.'