Le démarrage de l'affaire antitrust sera annoncé formellement plus tard durant la journée, mais il est dès à présent révélé par le Wall Street Journal. Selon des sources du journal, l'affaire portera sur la position monopolistique de l'entreprise sur le marché des commandes de recherche et des annonces liées à ces dernières.

L'argument est que Google, de par sa position, opère comme une sorte de portier et qu'elle garde cette position dominatrice au moyen de différents accords visant à exclure la concurrence.

Il s'agit entre autres du paiement de millions de dollars pour faire de Google le moteur de recherche des utilisateurs de certains opérateurs ou navigateurs. Pensons ici à la fonction de recherche dans Safari ou Firefox. Mais la manière dont la fonction de recherche est chargée automatiquement dans Android, le système d'exploitation mobile de Google, est également pointée du doigt.

Selon le Wall Street Journal, le ministère public argumentera que quatre-vingts pour cent des commandes de recherche (probablement aux Etats-Unis) se font via Google. Cela se traduit par moins de choix et moins d'innovations. Pour les annonceurs, cela signifie moins de concurrence dans les prix qu'ils paient pour apparaître dans les commandes de recherche.

Le procès se focalisera très spécifiquement sur une seule composante de Google et débouchera sur une série d'enquêtes de la Justice américaine et de différents ministères publics aux Etats-Unis. Selon le Wall Street Journal, dix ministères publics prendront part à ce procès, mais il n'est pas exclu que d'autres encore intentent un procès antitrust de leur côté.

Pour Google, il ne s'agit pas là de la première affaire juridique qui remet en question sa position dominante, mais ce sera probablement la plus importante à ce jour. En 2013, il y avait déjà eu aux Etats-Unis un procès à propos d'AdSense, qui avait débouché sur un arrangement avec le FTC, le régulateur télécom.

En Europe, l'entreprise a déjà accumulé une solide ardoise. Pour AdSense, elle avait été condamnée à une amende d'1,5 milliard d'euros. Il y eut ensuite une amende de 4,3 milliards d'euros pour le regroupement de certaines applis dans Android, sans parler d'une amende de 2,4 milliards d'euros en raison de l'impact des résultats de shopping dans le moteur de recherche de Google.

Cette affaire-ci peut durer des années, mais même si Google a déjà été condamnée en Europe, cela ne veut pas nécessairement dire qu'il en sera ainsi aussi aux Etats-Unis. Si Google est déclarée perdante, elle devra sans doute revoir sérieusement son business model, mais si Google l'emporte, elle verra sa position se raffermir encore au cas où les autorités américaines introduiraient un règlement supplémentaire pour les grandes firmes technologiques.

Update:

Le procès a entre-temps été formellement annoncé. Dans une première réaction, Google se montre critique à l'égard des accusations américaines. 'Le procès intenté par le ministère américain de la Justice est très imparfait. Les gens utilisent Google, parce qu'ils le veulent, pas parce qu'ils y sont contraints ou parce qu'ils ne trouvent pas d'alternatives. Nous sortirons ultérieurement un communiqué détaillé à ce sujet', a déclaré le porte-parole de Google, Michiel Sallaets.

Le démarrage de l'affaire antitrust sera annoncé formellement plus tard durant la journée, mais il est dès à présent révélé par le Wall Street Journal. Selon des sources du journal, l'affaire portera sur la position monopolistique de l'entreprise sur le marché des commandes de recherche et des annonces liées à ces dernières.L'argument est que Google, de par sa position, opère comme une sorte de portier et qu'elle garde cette position dominatrice au moyen de différents accords visant à exclure la concurrence.Il s'agit entre autres du paiement de millions de dollars pour faire de Google le moteur de recherche des utilisateurs de certains opérateurs ou navigateurs. Pensons ici à la fonction de recherche dans Safari ou Firefox. Mais la manière dont la fonction de recherche est chargée automatiquement dans Android, le système d'exploitation mobile de Google, est également pointée du doigt.Selon le Wall Street Journal, le ministère public argumentera que quatre-vingts pour cent des commandes de recherche (probablement aux Etats-Unis) se font via Google. Cela se traduit par moins de choix et moins d'innovations. Pour les annonceurs, cela signifie moins de concurrence dans les prix qu'ils paient pour apparaître dans les commandes de recherche.Le procès se focalisera très spécifiquement sur une seule composante de Google et débouchera sur une série d'enquêtes de la Justice américaine et de différents ministères publics aux Etats-Unis. Selon le Wall Street Journal, dix ministères publics prendront part à ce procès, mais il n'est pas exclu que d'autres encore intentent un procès antitrust de leur côté.Pour Google, il ne s'agit pas là de la première affaire juridique qui remet en question sa position dominante, mais ce sera probablement la plus importante à ce jour. En 2013, il y avait déjà eu aux Etats-Unis un procès à propos d'AdSense, qui avait débouché sur un arrangement avec le FTC, le régulateur télécom.En Europe, l'entreprise a déjà accumulé une solide ardoise. Pour AdSense, elle avait été condamnée à une amende d'1,5 milliard d'euros. Il y eut ensuite une amende de 4,3 milliards d'euros pour le regroupement de certaines applis dans Android, sans parler d'une amende de 2,4 milliards d'euros en raison de l'impact des résultats de shopping dans le moteur de recherche de Google.Cette affaire-ci peut durer des années, mais même si Google a déjà été condamnée en Europe, cela ne veut pas nécessairement dire qu'il en sera ainsi aussi aux Etats-Unis. Si Google est déclarée perdante, elle devra sans doute revoir sérieusement son business model, mais si Google l'emporte, elle verra sa position se raffermir encore au cas où les autorités américaines introduiraient un règlement supplémentaire pour les grandes firmes technologiques.Update:Le procès a entre-temps été formellement annoncé. Dans une première réaction, Google se montre critique à l'égard des accusations américaines. 'Le procès intenté par le ministère américain de la Justice est très imparfait. Les gens utilisent Google, parce qu'ils le veulent, pas parce qu'ils y sont contraints ou parce qu'ils ne trouvent pas d'alternatives. Nous sortirons ultérieurement un communiqué détaillé à ce sujet', a déclaré le porte-parole de Google, Michiel Sallaets.