Au cours des six premiers mois de cette année, le groupe de chercheurs d'InfluenceMap a découvert sur Facebook 51 annonces différentes propageant de la désinformation sur la climatologie. Parmi toutes ces annonces, une seule a été effectivement supprimée par Facebook. En tout, elles ont été visionnées par huit millions d'utilisateurs aux Etats-Unis, comme il apparaît de données chiffrées publiées par Facebook elle-même. Sur cette base, l'organisation InfluenceMap estime que depuis l'accord de Paris sur le climat, il y a cinq ans, pas moins de septante millions d'utilisateurs ont eu accès à ce genre de messages.

Centre d'informations sur le climat

Facebook est depuis assez longtemps déjà sous pression en vue de lutter davantage contre ce problème. Le mois dernier, la plate-forme a par conséquent lancé le Climate Science Information Center proposant des faits et des chiffres de sources dignes de foi. Elle a promis de juger les annonces à caractère climatique grâce au programme de vérification des faits ('fact checking') existant.

'Le changement climatique est une réalité', a affirmé Facebook. 'Le science ne laisse planer aucun doute à ce sujet, et le besoin d'agir croît de jour en jour. En tant qu'entreprise mondiale qui relie chaque mois plus de trois milliards de personnes, nous assumons notre responsabilité et voulons nous démarquer vraiment.' De l'enquête, il ressort toutefois que deux annonces du groupe conservateur PragerU sont restées bien visibles jusqu'au 1er octobre, deux semaines après l'annonce du Climate Science Information Center.

Causes et effets

Les chercheurs prétendent que les groupes à l'initiative des annonces tentent surtout de semer le doute à propos de la vérité scientifique du changement climatique. Ils remettent ainsi souvent en cause la crédibilité d'institutions telles le panel climatique des Nations Unies.

Les annonceurs utilisent de puissants outils que Facebook propose pour atteindre des groupes-cibles spécifiques en effectuant des sélections sur base de l'âge, du genre, de la localisation, du comportement en ligne et des pôles d'intérêt. La plupart des annonces ciblaient les plaines américaines, surtout le Texas et le Wyoming, et les hommes de plus de 55 ans. Ce qui est étonnant, c'est que la catégorie d'âge entre 18 et 34 ans voit surtout apparaître des annonces qui mettent en doute les effets du changement climatique, alors que les annonces s'adressant aux plus de 55 ans remettent surtout en question les causes.

Fermeture des portes dérobées

'Le rapport accablant d'InfluenceMap démontre combien Facebook laisse libre cours aux climato-sceptiques qui propagent de fausses et dangereuses informations vers des millions d'individus', réagit la sénatrice démocrate Elizabeth Warren. 'Nous avons demandé à plusieurs reprises à Facebook de fermer ses portes dérobées, qui permettent à la désinformation d'être omniprésente sur la plate-forme. Mais l'entreprise préfère engranger de l'argent, alors que notre planète est en train de brûler, que le niveau des océans croît et que les communautés souffrent. Facebook doit être mise devant sa responsabilité pour son rôle dans le réchauffement climatique.'

Au cours des six premiers mois de cette année, le groupe de chercheurs d'InfluenceMap a découvert sur Facebook 51 annonces différentes propageant de la désinformation sur la climatologie. Parmi toutes ces annonces, une seule a été effectivement supprimée par Facebook. En tout, elles ont été visionnées par huit millions d'utilisateurs aux Etats-Unis, comme il apparaît de données chiffrées publiées par Facebook elle-même. Sur cette base, l'organisation InfluenceMap estime que depuis l'accord de Paris sur le climat, il y a cinq ans, pas moins de septante millions d'utilisateurs ont eu accès à ce genre de messages.Facebook est depuis assez longtemps déjà sous pression en vue de lutter davantage contre ce problème. Le mois dernier, la plate-forme a par conséquent lancé le Climate Science Information Center proposant des faits et des chiffres de sources dignes de foi. Elle a promis de juger les annonces à caractère climatique grâce au programme de vérification des faits ('fact checking') existant.'Le changement climatique est une réalité', a affirmé Facebook. 'Le science ne laisse planer aucun doute à ce sujet, et le besoin d'agir croît de jour en jour. En tant qu'entreprise mondiale qui relie chaque mois plus de trois milliards de personnes, nous assumons notre responsabilité et voulons nous démarquer vraiment.' De l'enquête, il ressort toutefois que deux annonces du groupe conservateur PragerU sont restées bien visibles jusqu'au 1er octobre, deux semaines après l'annonce du Climate Science Information Center.Les chercheurs prétendent que les groupes à l'initiative des annonces tentent surtout de semer le doute à propos de la vérité scientifique du changement climatique. Ils remettent ainsi souvent en cause la crédibilité d'institutions telles le panel climatique des Nations Unies.Les annonceurs utilisent de puissants outils que Facebook propose pour atteindre des groupes-cibles spécifiques en effectuant des sélections sur base de l'âge, du genre, de la localisation, du comportement en ligne et des pôles d'intérêt. La plupart des annonces ciblaient les plaines américaines, surtout le Texas et le Wyoming, et les hommes de plus de 55 ans. Ce qui est étonnant, c'est que la catégorie d'âge entre 18 et 34 ans voit surtout apparaître des annonces qui mettent en doute les effets du changement climatique, alors que les annonces s'adressant aux plus de 55 ans remettent surtout en question les causes.'Le rapport accablant d'InfluenceMap démontre combien Facebook laisse libre cours aux climato-sceptiques qui propagent de fausses et dangereuses informations vers des millions d'individus', réagit la sénatrice démocrate Elizabeth Warren. 'Nous avons demandé à plusieurs reprises à Facebook de fermer ses portes dérobées, qui permettent à la désinformation d'être omniprésente sur la plate-forme. Mais l'entreprise préfère engranger de l'argent, alors que notre planète est en train de brûler, que le niveau des océans croît et que les communautés souffrent. Facebook doit être mise devant sa responsabilité pour son rôle dans le réchauffement climatique.'