Les nouvelles règles de Facebook signifient pour de nombreuses organisations politiques européennes qu'en vue des élections européennes de fin mai, elles se voient forcées de créer un siège juridique et d'engager du personnel dans tous les pays de l'UE.

Les fractions tant écolo que libérale au Parlement européen s'y opposent. Les Verts veulent que le président du Parlement tire la sonnette d'alarme. ''Il est inacceptable qu'une firme privée impose ce genre de règles, à partir d'un bureau de direction aux Etats-Unis, à des institutions et organisations démocratiques telles le Parlement européen et des partis politiques européens. Ces derniers ont légitimement le droit de faire de la publicité dans l'ensemble de l'UE'', affirme le président du parti, Reinhard Bütikofer.

Facebook avait annoncé ces nouvelles règles fin du mois dernier. L'entreprise déclare avoir tiré les leçons des élections présidentielles américaines et du référendum sur le brexit en Grande-Bretagne notamment. Ensuite, l'entreprise de médias sociaux avait été accusée de présenter trop facilement de fausses nouvelles aux utilisateurs. Facebook permettait aussi trop aisément à des partis étrangers d'influencer des élections en y achetant des espaces publicitaires.

Guy Verhofstadt, le président de la fraction libérale ALDE, prétend pour sa part que les règles gênent désormais les politiciens européens dans leur façon de mener campagne et sont une menace pour la démocratie paneuropéenne. Il souhaite que Facebook ''considère l'UE comme un seul et même espace politique.''