Autour de la table de réunion, on retrouvait tant des membres du FBI, des représentants de plusieurs services secrets américains et des directeurs de grandes entreprises technologiques. Les Américains veulent éviter un remake de 2016, lorsque, selon les services de renseignements, la Russie tenta au moyen de propagande sur les médias sociaux d'influencer les élections présidentielles. Depuis lors, les médias sociaux tels Facebook, YouTube et Twitter suppriment souvent des canaux et des comptes de possibles 'trolls d'Etat'.

A l'approche de nouvelles élections présidentielles, le pays entend dès à présent combattre ces campagnes d'une manière plus coordonnée. La réunion se serait déroulée à Menlo Park, au quartier général de Facebook, et aurait été dirigée par Nathaniel Gleicher, en charge des règles de cyber-sécurité au sein de l'entreprise. Ce n'est peut-être pas un hasard, puisque le réseau social fait depuis assez longtemps déjà l'objet de critiques pour sa participation dans des campagnes de désinformation et ce, non seulement aux Etats-Unis, mais aussi en Europe ou à Myanmar par exemple.

Ces derniers mois, les entreprises technologiques ont raffermi leurs règles en matière de publicité à caractère politique, dans le but notamment de contrer les annonces de l'étranger.