L'affaire est quasiment inimaginable. Les six accusés ont mené une véritable campagne de diffamation à l'encontre d'un couple qui avait rédigé une lettre de nouvelles ciblant des vendeurs en ligne. Il s'y était montré par moments critique à l'égard d'eBay, ce qui n'avait pas été apprécié du tout par quelques employés du site.

Le sextet appartenait à l'équipe de sécurité d'eBay, dont faisaient aussi partie quelque personnes haut placées comme James Baugh, à l'époque senior director Safety & Security, mais aussi David Harville, ex-director global resiliency.

Porno, gerbes mortuaires et effraction planifiée

Le couple a reçu alors différentes... choses sous le coup de l'anonymat, comme du contenu pornographique, un masque d'halloween en tête de cochon ensanglantée, des boîtes de cancrelats et d'araignées vivants, des gerbes mortuaires, voire un foetus de porc, même si ce dernier n'est finalement jamais arrivé.

L'adresse du couple fut aussi mise sur Craigslist avec une invitation d'une fête de rue. Le sextet se rendit alors dans la ville des victimes dans le but notamment d'entrer chez elles par effraction et de placer un 'tracker' sur leur voiture. Ce plan ne fut cependant jamais exécuté, parce qu'un agent en civil patrouillait dans le coin. Le couple avait en effet pris contact avec la police en raison des livraisons bizarres qu'il avait reçues.

Les dirigeants concernés d'eBay offrirent même leur aide à un moment donné pour savoir qui était à la base de cette campagne de diffamation. De faux comptes Twitter furent alors créés pour faire croire que la campagne avait été lancée par des vendeurs mécontents sur eBay.

Le CEO en partie au courant

eBay même annonce dans un communiqué que les six employés ont été licenciés en septembre 2019, après que l'entreprise ait été informée de la situation en août par le FBI. Et l'entreprise d'ajouter que leur comportement est intolérable. Elle présente du reste ses excuses aux victimes.

Le CEO de l'époque, Devin Wenig, quitta l'entreprise ce mois-là. Selon eBay, une enquête interne a établi qu'il n'était au préalable pas au courant des actions et n'avait pas donné son assentiment, mais que plusieurs éléments ont quand même joué dans le cadre de son départ.

Il s'agit là cependant d'une interprétation assez floue. Le site The Verge sait en effet que des messages avaient été envoyés, dans lequel un dirigeant avait donné instruction de "les rabaisser". Or ce message est passé aussi par Wenig. Dans un deuxième message, il mentionna lui-même que "si vous voulez les démolir, le moment est venu".

Il est possible que Wenig ne savait pas ce qui était exactement planifié et ce qui a été fait pour s'en prendre au couple. Mais le CEO d'une entreprise qui enregistre plus de dix milliards de dollars de chiffre d'affaires, a certes ainsi donné son aval.

Le rapport complet de l'enquêteur du FBI qui s'est occupé de cette affaire est disponible en ligne.

L'affaire est quasiment inimaginable. Les six accusés ont mené une véritable campagne de diffamation à l'encontre d'un couple qui avait rédigé une lettre de nouvelles ciblant des vendeurs en ligne. Il s'y était montré par moments critique à l'égard d'eBay, ce qui n'avait pas été apprécié du tout par quelques employés du site.Le sextet appartenait à l'équipe de sécurité d'eBay, dont faisaient aussi partie quelque personnes haut placées comme James Baugh, à l'époque senior director Safety & Security, mais aussi David Harville, ex-director global resiliency.Porno, gerbes mortuaires et effraction planifiéeLe couple a reçu alors différentes... choses sous le coup de l'anonymat, comme du contenu pornographique, un masque d'halloween en tête de cochon ensanglantée, des boîtes de cancrelats et d'araignées vivants, des gerbes mortuaires, voire un foetus de porc, même si ce dernier n'est finalement jamais arrivé.L'adresse du couple fut aussi mise sur Craigslist avec une invitation d'une fête de rue. Le sextet se rendit alors dans la ville des victimes dans le but notamment d'entrer chez elles par effraction et de placer un 'tracker' sur leur voiture. Ce plan ne fut cependant jamais exécuté, parce qu'un agent en civil patrouillait dans le coin. Le couple avait en effet pris contact avec la police en raison des livraisons bizarres qu'il avait reçues.Les dirigeants concernés d'eBay offrirent même leur aide à un moment donné pour savoir qui était à la base de cette campagne de diffamation. De faux comptes Twitter furent alors créés pour faire croire que la campagne avait été lancée par des vendeurs mécontents sur eBay.Le CEO en partie au couranteBay même annonce dans un communiqué que les six employés ont été licenciés en septembre 2019, après que l'entreprise ait été informée de la situation en août par le FBI. Et l'entreprise d'ajouter que leur comportement est intolérable. Elle présente du reste ses excuses aux victimes.Le CEO de l'époque, Devin Wenig, quitta l'entreprise ce mois-là. Selon eBay, une enquête interne a établi qu'il n'était au préalable pas au courant des actions et n'avait pas donné son assentiment, mais que plusieurs éléments ont quand même joué dans le cadre de son départ.Il s'agit là cependant d'une interprétation assez floue. Le site The Verge sait en effet que des messages avaient été envoyés, dans lequel un dirigeant avait donné instruction de "les rabaisser". Or ce message est passé aussi par Wenig. Dans un deuxième message, il mentionna lui-même que "si vous voulez les démolir, le moment est venu".Il est possible que Wenig ne savait pas ce qui était exactement planifié et ce qui a été fait pour s'en prendre au couple. Mais le CEO d'une entreprise qui enregistre plus de dix milliards de dollars de chiffre d'affaires, a certes ainsi donné son aval.Le rapport complet de l'enquêteur du FBI qui s'est occupé de cette affaire est disponible en ligne.