Un groupe d'actionnaires traîne Pinterest et son conseil d'administration au tribunal pour ce qu'il appelle une culture systématique de discrimination envers les femmes et les minorités ethniques. Ce groupe prétend que Pinterest ne respecte pas ses devoirs, parce que sa culture rejette les femmes à sa direction et parce qu'elle ternit ainsi l'image de l'entreprise.

Pinterest est un réseau social visuel, sur lequel les gens insèrent des photos et partagent des choses qu'ils trouvent agréables. Il est surtout populaire auprès des femmes. Or si l'on sait publiquement qu'une telle entreprise véhicule une culture sexiste et raciste, cela peut nuire à son image et par voie de conséquence à sa valeur, ce qui ne plait pas du tout aux actionnaires.

Dans leur plainte, les actionnaires renvoient à de précédentes accusations de discrimination au sein de l'entreprise, ainsi qu'à de nouveaux témoignages. En mai de cette année, il y eut ainsi le cas de deux femmes noires qui avaient quitté l'entreprise en raison d'un comportement raciste à leur égard. Une enquête menée par plusieurs journaux et sites d'actualité dans les semaines qui suivirent, a mis au jour les récits d'une vingtaine d'ex-collaboratrices. Elles évoquent toutes une entreprise, où les femmes sont rapidement licenciées, alors que des directeurs, eux, peuvent rester en place même après diverses plaintes à propos de leur comportement.

En août, il y eut une plainte juridique déposée par Francoise Brougher, l'ex-COO, à l'encontre de l'entreprise. Elle y indiquait avoir été licenciée parce qu'elle s'était plainte d'une discrimination salariale du simple fait qu'elle était une femme. Dans cette affaire, elle avait reçu le soutien d'anciens témoins. A présent, voilà que se manifestent divers nouveaux témoins qui dénoncent une culture toxique, par laquelle les femmes surtout noires et latinos sont exclues de promotions au travail et où le département RH utilise des méthodes discriminatoires pour remplir des emplois vacants.

Pas anormal

Cette espèce de culture toxique n'est malheureusement pas anormale. Pensons par exemple aux scandales chez Uber, mais ici, cela contraste nettement avec l'image que Pinterest veut elle-même mettre en avant. Le site déploie régulièrement des fonctions qui tiennent compte des sensibilités culturelles ou qui sont destinées à offrir une plate-forme aux minorités.

"Pinterest et son conseil d'administration prennent très au sérieux leurs obligations vis-à-vis des actionnaires, et nous sommes bien décidés à poursuivre nos efforts, afin que l'entreprise soit un endroit où tous nos employés se sentent soutenus", déclare un porte-parole via un communiqué adressé au site technologique Ars Technica. Depuis la plainte déposée par Brougher, Pinterest a recruté toute une série de femmes pour occuper d'importantes fonctions.

Cela n'est pas suffisant pour les actionnaires. Ils demandent au tribunal une injonction pour que l'entreprise prenne les mesures requises pour en finir avec un modèle systématiquement discriminatoire, et exigent aussi qu'une amende lui soit infligée. Cette affaire fait penser à une plainte similaire de la part des actionnaires de Google, qui avaient traîné le géant technologique en justice à cause de la façon dont il traitait les comportements internes à connotation sexuelle. Dans ce cas aussi, les actionnaires s'étaient plaint que Google ne respectait pas ses obligations. L'affaire déboucha finalement sur un arrangement d'un montant de 310 millions de dollars.

Un groupe d'actionnaires traîne Pinterest et son conseil d'administration au tribunal pour ce qu'il appelle une culture systématique de discrimination envers les femmes et les minorités ethniques. Ce groupe prétend que Pinterest ne respecte pas ses devoirs, parce que sa culture rejette les femmes à sa direction et parce qu'elle ternit ainsi l'image de l'entreprise.Pinterest est un réseau social visuel, sur lequel les gens insèrent des photos et partagent des choses qu'ils trouvent agréables. Il est surtout populaire auprès des femmes. Or si l'on sait publiquement qu'une telle entreprise véhicule une culture sexiste et raciste, cela peut nuire à son image et par voie de conséquence à sa valeur, ce qui ne plait pas du tout aux actionnaires.Dans leur plainte, les actionnaires renvoient à de précédentes accusations de discrimination au sein de l'entreprise, ainsi qu'à de nouveaux témoignages. En mai de cette année, il y eut ainsi le cas de deux femmes noires qui avaient quitté l'entreprise en raison d'un comportement raciste à leur égard. Une enquête menée par plusieurs journaux et sites d'actualité dans les semaines qui suivirent, a mis au jour les récits d'une vingtaine d'ex-collaboratrices. Elles évoquent toutes une entreprise, où les femmes sont rapidement licenciées, alors que des directeurs, eux, peuvent rester en place même après diverses plaintes à propos de leur comportement.En août, il y eut une plainte juridique déposée par Francoise Brougher, l'ex-COO, à l'encontre de l'entreprise. Elle y indiquait avoir été licenciée parce qu'elle s'était plainte d'une discrimination salariale du simple fait qu'elle était une femme. Dans cette affaire, elle avait reçu le soutien d'anciens témoins. A présent, voilà que se manifestent divers nouveaux témoins qui dénoncent une culture toxique, par laquelle les femmes surtout noires et latinos sont exclues de promotions au travail et où le département RH utilise des méthodes discriminatoires pour remplir des emplois vacants.Pas anormalCette espèce de culture toxique n'est malheureusement pas anormale. Pensons par exemple aux scandales chez Uber, mais ici, cela contraste nettement avec l'image que Pinterest veut elle-même mettre en avant. Le site déploie régulièrement des fonctions qui tiennent compte des sensibilités culturelles ou qui sont destinées à offrir une plate-forme aux minorités."Pinterest et son conseil d'administration prennent très au sérieux leurs obligations vis-à-vis des actionnaires, et nous sommes bien décidés à poursuivre nos efforts, afin que l'entreprise soit un endroit où tous nos employés se sentent soutenus", déclare un porte-parole via un communiqué adressé au site technologique Ars Technica. Depuis la plainte déposée par Brougher, Pinterest a recruté toute une série de femmes pour occuper d'importantes fonctions.Cela n'est pas suffisant pour les actionnaires. Ils demandent au tribunal une injonction pour que l'entreprise prenne les mesures requises pour en finir avec un modèle systématiquement discriminatoire, et exigent aussi qu'une amende lui soit infligée. Cette affaire fait penser à une plainte similaire de la part des actionnaires de Google, qui avaient traîné le géant technologique en justice à cause de la façon dont il traitait les comportements internes à connotation sexuelle. Dans ce cas aussi, les actionnaires s'étaient plaint que Google ne respectait pas ses obligations. L'affaire déboucha finalement sur un arrangement d'un montant de 310 millions de dollars.