Proximus

Commençons par le numéro un du marché: Proximus. Dans l'entreprise aux deux tours, on investit en tout 491 millions d'euros pour pouvoir utiliser le spectre radio durant les 20 années à venir (18 ans pour la bande des 3.600 MHz). En tout, l'opérateur a acquis 20% de spectre en plus que les autres participants aux enchères, nous explique Proximus. 'Cela nous permettra de nous différencier de manière substantielle au niveau de la qualité des réseaux et de rester à la pointe sur le plan de l'expérience mobile en Belgique', déclare Guillaume Boutin, administrateur délégué du Groupe Proximus. Le spectre nouvellement acquis dans les bandes des 700 et 3.600 MHz devrait aussi permettre à Proximus de proposer la 5G à l'ensemble de la population belge. Proximus offrira tant des services à la consommation que B2B. Dans cette optique, il est donc évidemment aussi logique que l'entreprise verse les montants nécessaires pour obtenir les licences 5G.

Guillaume Boutin, Proximus
Guillaume Boutin © Proximus

Orange

En tout, Orange Belgium acquiert 200 MHz de spectre, ce qui représente un investissement unique de 322 millions d'euros. Orange indique avoir ainsi obtenu le spectre 5G maximal disponible.

'Nous pourrons ainsi matérialiser nos ambitions 5G et déployer des technologies innovantes et orientées vers le futur, afin de continuer à proposer à nos clients la meilleure expérience qui soit et de façon efficiente et durable', affirme Xavier Pichon, CEO d'Orange Belgium.

Xavier Pichon, Belga
Xavier Pichon © Belga

Orange va aussitôt aussi optimaliser la gestion de ses réseaux. 'Nous la ferons évoluer vers des technologies plus sûres, plus souples, plus efficientes au niveau énergétique et plus modernes, à savoir la 4G et la 5G', ajoute Pichon. Cela signifie qu'Orange Belgium commencera concrètement par supprimer progressivement la technologie 3G à partir de mi-2023. En 2025, elle renoncera alors définitivement à la 3G. La technologie 2G d'Orange Belgium sera poursuivie jusque fin 2028. Orange signale en outre que seul un 'très petit nombre de clients résidentiels' utiliseront d'ici 2025 encore un téléphone ne supportant pas au minimum la 4G.

Telenet

Tout comme ses concurrents Proximus et Orange, Telenet a aussi acquis des fréquences dans les bandes des 700 MHz, 900 MHz, 1.800 MHz, 2.100 MHz et 3.500 MHz pour un montant total de 264,3 millions d'euros. Telenet utilisera évidemment ces fréquences aussi pendant 20 ans, à l'exception de celles de la bande des 3.500 MHz qui seront supprimées le 6 mai 2040. Telenet n'a pas encore décidé s'il sera question d'un investissement unique ou s'il va répartir les paiements par an: le choix est en fait laissé à chaque opérateur participant.

'Nous avons pu acquérir pas moins de 200 MHz de spectre à un prix très abordable. Mais nous n'avons pas attendu les bras croisés les enchères du spectre 5G. Nous avons en effet utilisé la licence d'essai de l'IBPT pour tester des use cases 5G avec des partenaires dans différents domaines et avons pu entamer notre déploiement commercial grâce à la licence 5G temporaire de l'IBPT', réagit John Porter, CEO de Telenet.

Via les nouvelles fréquences acquises, Telenet va à présent étendre encore son réseau 5G. 'Cela engendrera des vitesses supérieures, une plus grande capacité, des durées de réaction plus courtes et davantage de stabilité tant pour les particuliers que pour les entreprises sur l'ensemble du territoire belge', affirme Porter.

John Porter, Belga
John Porter © Belga

Citymesh et Digi

Pour ce qui est des nouveaux venus, il fallait se tourner vers Citymesh, qui fait partie du groupe IT Cegeka. Il semble à présent que Citymesh collabore avec RCS&RDS, à savoir la société-mère roumaine de Digi: un groupe de télécommunications européen. Dans le cadre des enchères, Citymesh a acquis un pack de fréquences qui étaient réservées par l'IBPT au candidat se présentant comme un opérateur à part entière. Il est question du spectre dans les bandes de fréquences 700 MHz, 900 MHz, 1.800 MHz et 2.100 MHz. De plus, Citymesh s'est assuré aussi un spectre dans la bande des 3,5GHz et avait acheté en 2021 déjà les derniers droits disponibles dans la bande des 2.600 MHz.

Citymesh se positionne comme 'le quatrième opérateur mobile en B2B'. 'Nous fournissons à présent déjà des services mobiles sur le marché des entreprises. Grâce au spectre additionnel et au nouveau réseau mobile à couverture nationale, Citymesh pourra désormais appliquer une stratégie hybride d'un réseau privé vers un réseau public et vice versa. Tout cela, alors que la sécurité et la qualité restent garanties bout-à-bout', prétend Mitch De Geest, CEO de Citymesh. 'La connectivité au sein des réseaux professionnels privés pourra désormais être complétée par le passage sans problème aucun vers un réseau national public. Notre ambition est de mettre en oeuvre une gamme télécom complètement innovante pour le marché professionnel: de simples abonnements mobiles à des réseaux privés complexes', ajoute encore De Geest.

Mitch De Geest (Citymesh) et Stijn Bijnens (Cegeka), Cegeka
Mitch De Geest (Citymesh) et Stijn Bijnens (Cegeka) © Cegeka

Mais il y a également des ambitions manifestes sur le marché à la consommation, et c'est là qu'interviendra l'acteur télécom roumain Digi. Pour le marché à la consommation, cela représentera davantage de concurrence et de diversité, ainsi que des services supplémentaires. C'est ici que le consommateur belge en tirera directement avantage. 'Après la Roumanie, l'Espagne, l'Italie et le Portugal (où Digi a acquis un spectre en 2021 en tant que nouvel opérateur, ndlr), nous sommes ravis de démarrer à présent aussi en Belgique les préparatifs en vue de proposer la 5G au consommateur belge', déclare Valentin Popoviciu, vice-président de Digi, via un communiqué de presse. D'autres détails à propos de l'offre concrète suivront ultérieurement cette année. 'Mais nous sommes convaincus que nous pourrons proposer rapidement le réseau et des services de haute qualité à des prix très abordables', poursuit Popoviciu. Les consommateurs peuvent donc espérer une concurrence accrue et par conséquent de meilleurs tarifs.

Quoi qu'il en soit, le défi sera de taille: Citymesh et Digi devront eux-mêmes encore déployer entièrement leur réseau. Des milliers de sites télécoms avec des pylônes d'antennes devront par exemple encore être mis en oeuvre. Pour Citymesh en tant qu'opérateur B2B, ce serait une tâche insurmontable, mais avec Digi comme partenaire dans la co-entreprise, cela devrait être possible. Citymesh ciblera d'abord surtout une couverture performante dans les centres villes, mais mentionne aussi explicitement les infrastructures ferroviaires et autoroutières.

NRB

Network Research Belgium, filiale ICT d'Ethias, avait surpris tout son monde il y a quelques mois en annonçant qu'elle allait prendre part aux enchères 5G. NRB a réussi finalement à acquérir un spectre 20 MHz dans la bande de fréquences 3.600 MHz, ce qui représente un investissement de quasiment 11 millions d'euros. La bande des 3.600 MHz est celle qui convient le mieux à la 5G industrielle.

Il n'est donc pas étonnant que NRB n'ait acquis que des fréquences dans cette bande. Le groupe ICT wallon avait précédemment déjà signalé qu'il ne s'intéressait qu'à la 5G 'pure'. Les technologies 2G, 3G et 4G existantes n'appartiennent pas aux objectifs de l'opérateur. Pascal Laffineur, CEO de NRB, avait préalablement déjà indiqué que son entreprise voulait proposer des applications professionnelles. A présent que l'IT et les télécoms se rapprochent sans cesse davantage, NRB - un concurrent aussi de Cegeka et donc de Citymesh - envisage l'opportunité de développer via une licence 5G une nouvelle offre pour les entreprises.

Pascal Laffineur, CEO de NRB, explique la décision stratégique de son groupe : 'NRB ne va pas se lancer dans la vente d'abonnements aux particuliers. Notre métier, c'est le B2B et c'est à cette fin que nous allons utiliser les fréquences obtenues. Nous savons que la 5G va très vite devenir une condition sine qua non de la compétitivité et de l'efficacité des entreprises et des services publics. C'était donc crucial pour nos clients de pouvoir compter sur un acteur local, qui les connaît bien, pour se lancer immédiatement dans cette nouvelle étape de la révolution numérique.'

Pascal Laffineur, Belga
Pascal Laffineur © Belga
Commençons par le numéro un du marché: Proximus. Dans l'entreprise aux deux tours, on investit en tout 491 millions d'euros pour pouvoir utiliser le spectre radio durant les 20 années à venir (18 ans pour la bande des 3.600 MHz). En tout, l'opérateur a acquis 20% de spectre en plus que les autres participants aux enchères, nous explique Proximus. 'Cela nous permettra de nous différencier de manière substantielle au niveau de la qualité des réseaux et de rester à la pointe sur le plan de l'expérience mobile en Belgique', déclare Guillaume Boutin, administrateur délégué du Groupe Proximus. Le spectre nouvellement acquis dans les bandes des 700 et 3.600 MHz devrait aussi permettre à Proximus de proposer la 5G à l'ensemble de la population belge. Proximus offrira tant des services à la consommation que B2B. Dans cette optique, il est donc évidemment aussi logique que l'entreprise verse les montants nécessaires pour obtenir les licences 5G.En tout, Orange Belgium acquiert 200 MHz de spectre, ce qui représente un investissement unique de 322 millions d'euros. Orange indique avoir ainsi obtenu le spectre 5G maximal disponible. 'Nous pourrons ainsi matérialiser nos ambitions 5G et déployer des technologies innovantes et orientées vers le futur, afin de continuer à proposer à nos clients la meilleure expérience qui soit et de façon efficiente et durable', affirme Xavier Pichon, CEO d'Orange Belgium.Orange va aussitôt aussi optimaliser la gestion de ses réseaux. 'Nous la ferons évoluer vers des technologies plus sûres, plus souples, plus efficientes au niveau énergétique et plus modernes, à savoir la 4G et la 5G', ajoute Pichon. Cela signifie qu'Orange Belgium commencera concrètement par supprimer progressivement la technologie 3G à partir de mi-2023. En 2025, elle renoncera alors définitivement à la 3G. La technologie 2G d'Orange Belgium sera poursuivie jusque fin 2028. Orange signale en outre que seul un 'très petit nombre de clients résidentiels' utiliseront d'ici 2025 encore un téléphone ne supportant pas au minimum la 4G.Tout comme ses concurrents Proximus et Orange, Telenet a aussi acquis des fréquences dans les bandes des 700 MHz, 900 MHz, 1.800 MHz, 2.100 MHz et 3.500 MHz pour un montant total de 264,3 millions d'euros. Telenet utilisera évidemment ces fréquences aussi pendant 20 ans, à l'exception de celles de la bande des 3.500 MHz qui seront supprimées le 6 mai 2040. Telenet n'a pas encore décidé s'il sera question d'un investissement unique ou s'il va répartir les paiements par an: le choix est en fait laissé à chaque opérateur participant.'Nous avons pu acquérir pas moins de 200 MHz de spectre à un prix très abordable. Mais nous n'avons pas attendu les bras croisés les enchères du spectre 5G. Nous avons en effet utilisé la licence d'essai de l'IBPT pour tester des use cases 5G avec des partenaires dans différents domaines et avons pu entamer notre déploiement commercial grâce à la licence 5G temporaire de l'IBPT', réagit John Porter, CEO de Telenet.Via les nouvelles fréquences acquises, Telenet va à présent étendre encore son réseau 5G. 'Cela engendrera des vitesses supérieures, une plus grande capacité, des durées de réaction plus courtes et davantage de stabilité tant pour les particuliers que pour les entreprises sur l'ensemble du territoire belge', affirme Porter.Pour ce qui est des nouveaux venus, il fallait se tourner vers Citymesh, qui fait partie du groupe IT Cegeka. Il semble à présent que Citymesh collabore avec RCS&RDS, à savoir la société-mère roumaine de Digi: un groupe de télécommunications européen. Dans le cadre des enchères, Citymesh a acquis un pack de fréquences qui étaient réservées par l'IBPT au candidat se présentant comme un opérateur à part entière. Il est question du spectre dans les bandes de fréquences 700 MHz, 900 MHz, 1.800 MHz et 2.100 MHz. De plus, Citymesh s'est assuré aussi un spectre dans la bande des 3,5GHz et avait acheté en 2021 déjà les derniers droits disponibles dans la bande des 2.600 MHz. Citymesh se positionne comme 'le quatrième opérateur mobile en B2B'. 'Nous fournissons à présent déjà des services mobiles sur le marché des entreprises. Grâce au spectre additionnel et au nouveau réseau mobile à couverture nationale, Citymesh pourra désormais appliquer une stratégie hybride d'un réseau privé vers un réseau public et vice versa. Tout cela, alors que la sécurité et la qualité restent garanties bout-à-bout', prétend Mitch De Geest, CEO de Citymesh. 'La connectivité au sein des réseaux professionnels privés pourra désormais être complétée par le passage sans problème aucun vers un réseau national public. Notre ambition est de mettre en oeuvre une gamme télécom complètement innovante pour le marché professionnel: de simples abonnements mobiles à des réseaux privés complexes', ajoute encore De Geest.Mais il y a également des ambitions manifestes sur le marché à la consommation, et c'est là qu'interviendra l'acteur télécom roumain Digi. Pour le marché à la consommation, cela représentera davantage de concurrence et de diversité, ainsi que des services supplémentaires. C'est ici que le consommateur belge en tirera directement avantage. 'Après la Roumanie, l'Espagne, l'Italie et le Portugal (où Digi a acquis un spectre en 2021 en tant que nouvel opérateur, ndlr), nous sommes ravis de démarrer à présent aussi en Belgique les préparatifs en vue de proposer la 5G au consommateur belge', déclare Valentin Popoviciu, vice-président de Digi, via un communiqué de presse. D'autres détails à propos de l'offre concrète suivront ultérieurement cette année. 'Mais nous sommes convaincus que nous pourrons proposer rapidement le réseau et des services de haute qualité à des prix très abordables', poursuit Popoviciu. Les consommateurs peuvent donc espérer une concurrence accrue et par conséquent de meilleurs tarifs.Quoi qu'il en soit, le défi sera de taille: Citymesh et Digi devront eux-mêmes encore déployer entièrement leur réseau. Des milliers de sites télécoms avec des pylônes d'antennes devront par exemple encore être mis en oeuvre. Pour Citymesh en tant qu'opérateur B2B, ce serait une tâche insurmontable, mais avec Digi comme partenaire dans la co-entreprise, cela devrait être possible. Citymesh ciblera d'abord surtout une couverture performante dans les centres villes, mais mentionne aussi explicitement les infrastructures ferroviaires et autoroutières.Network Research Belgium, filiale ICT d'Ethias, avait surpris tout son monde il y a quelques mois en annonçant qu'elle allait prendre part aux enchères 5G. NRB a réussi finalement à acquérir un spectre 20 MHz dans la bande de fréquences 3.600 MHz, ce qui représente un investissement de quasiment 11 millions d'euros. La bande des 3.600 MHz est celle qui convient le mieux à la 5G industrielle.Il n'est donc pas étonnant que NRB n'ait acquis que des fréquences dans cette bande. Le groupe ICT wallon avait précédemment déjà signalé qu'il ne s'intéressait qu'à la 5G 'pure'. Les technologies 2G, 3G et 4G existantes n'appartiennent pas aux objectifs de l'opérateur. Pascal Laffineur, CEO de NRB, avait préalablement déjà indiqué que son entreprise voulait proposer des applications professionnelles. A présent que l'IT et les télécoms se rapprochent sans cesse davantage, NRB - un concurrent aussi de Cegeka et donc de Citymesh - envisage l'opportunité de développer via une licence 5G une nouvelle offre pour les entreprises.Pascal Laffineur, CEO de NRB, explique la décision stratégique de son groupe : 'NRB ne va pas se lancer dans la vente d'abonnements aux particuliers. Notre métier, c'est le B2B et c'est à cette fin que nous allons utiliser les fréquences obtenues. Nous savons que la 5G va très vite devenir une condition sine qua non de la compétitivité et de l'efficacité des entreprises et des services publics. C'était donc crucial pour nos clients de pouvoir compter sur un acteur local, qui les connaît bien, pour se lancer immédiatement dans cette nouvelle étape de la révolution numérique.'