Trois semaines après la dernière phase, les enchères du nouveau spectre 5G et des spectres 2G et 3G existants ont pris fin. Cinq opérateurs, à savoir Citymesh Mobile, Network Research Belgium, Orange Belgium, Proximus et Telenet Group y ont pris part et ont acquis chacun une partie du spectre radio leur permettant de dessiner le paysage télécom mobile de notre pays pour les 20 années à venir. En tout, ces enchères ont rapporté 1,2 milliard d'euros. C'est 468,5 millions d'euros de plus que le montant initial établi avant le début des enchères, selon le régulateur et gestionnaire du spectre radio, l'IBPT. Les pouvoirs publics recueillent donc plus d'argent que prévu initialement.

La bande des 3.600 MHz est considérée comme la plus importante pour permettre l'application à grande échelle de la 5G. Pour cette partie du spectre, il y eut finalement 5 candidats: Citymesh Mobile, Network Research Belgium (NRB), Orange Belgium, Proximus et Telenet Group. Elle offre en fait nettement plus de largeur de bande que le segment des 700 MHz et convient donc parfaitement pour les applications industrielles de tous genres. Voilà qui explique pourquoi NRB ne s'est intéressé qu'à ce segment de spectre. Par contre, les 4 autres ont aussi acquis du spectre dans toutes les autres bandes de fréquences mises aux enchères.

Qui a acheté quoi exactement?

Qui a acheté quoi exactement?, DN/IBPT
Qui a acheté quoi exactement? © DN/IBPT

Le segment des 700 MHz est une nouvelle bande de fréquences qui pourra être utilisée pour la technologie 5G. Cette bande de fréquences convient pour couvrir d'assez vastes zones et garantit aussi une meilleure couverture intérieure. Dans cette optique, cette bande s'avère assurément surtout intéressante pour les applications de l'internet des objets ('Internet of Things'). Quant aux bandes de fréquences 900 MHz, 1.800 MHz et 2.100 MHz, elles sont actuellement surtout utilisées pour les applications 2G, 3G et 4G.

Surprise, surprise: le quatrième opérateur est partiellement roumain

Le fait que les opérateurs existants acquièrent les droits 5G, était évidemment attendu, et donc les candidatures et ambitions de NRB et Citymesh (Cegeka) étaient déjà connues depuis quelque temps. On eut cependant droit à une surprise de dernière minute. Citymesh Mobile semble à présent en effet être à hauteur de 51% propriété de Citymesh - et fait donc ainsi partie du groupe Cegeka - et à hauteur de 49% propriété de RCS & RDS. Or il s'agit là d'une société, dont Digi Communications est le principal actionnaire.

Digi Communications est un fournisseur télécom européen qui opère au départ de la Roumanie et qui est en outre actif notamment déjà en Hongrie, en Espagne et en Italie. Au Portugal, Digi a l'année dernière aussi acquis du spectre 5G. A cela vient donc à présent s'ajouter la Belgique, car Citymesh et Digi veulent développer conjointement un nouveau - le quatrième - réseau (5G) mobile national dans notre pays. Citymesh insiste sur le fait qu'il desservira tant le marché professionnel que celui à la consommation. Et notre pays disposera ainsi bientôt - pour la première fois en plus de 25 ans - d'un nouvel opérateur mobile national avec un réseau propre.

Trois semaines après la dernière phase, les enchères du nouveau spectre 5G et des spectres 2G et 3G existants ont pris fin. Cinq opérateurs, à savoir Citymesh Mobile, Network Research Belgium, Orange Belgium, Proximus et Telenet Group y ont pris part et ont acquis chacun une partie du spectre radio leur permettant de dessiner le paysage télécom mobile de notre pays pour les 20 années à venir. En tout, ces enchères ont rapporté 1,2 milliard d'euros. C'est 468,5 millions d'euros de plus que le montant initial établi avant le début des enchères, selon le régulateur et gestionnaire du spectre radio, l'IBPT. Les pouvoirs publics recueillent donc plus d'argent que prévu initialement.La bande des 3.600 MHz est considérée comme la plus importante pour permettre l'application à grande échelle de la 5G. Pour cette partie du spectre, il y eut finalement 5 candidats: Citymesh Mobile, Network Research Belgium (NRB), Orange Belgium, Proximus et Telenet Group. Elle offre en fait nettement plus de largeur de bande que le segment des 700 MHz et convient donc parfaitement pour les applications industrielles de tous genres. Voilà qui explique pourquoi NRB ne s'est intéressé qu'à ce segment de spectre. Par contre, les 4 autres ont aussi acquis du spectre dans toutes les autres bandes de fréquences mises aux enchères.Le segment des 700 MHz est une nouvelle bande de fréquences qui pourra être utilisée pour la technologie 5G. Cette bande de fréquences convient pour couvrir d'assez vastes zones et garantit aussi une meilleure couverture intérieure. Dans cette optique, cette bande s'avère assurément surtout intéressante pour les applications de l'internet des objets ('Internet of Things'). Quant aux bandes de fréquences 900 MHz, 1.800 MHz et 2.100 MHz, elles sont actuellement surtout utilisées pour les applications 2G, 3G et 4G. Le fait que les opérateurs existants acquièrent les droits 5G, était évidemment attendu, et donc les candidatures et ambitions de NRB et Citymesh (Cegeka) étaient déjà connues depuis quelque temps. On eut cependant droit à une surprise de dernière minute. Citymesh Mobile semble à présent en effet être à hauteur de 51% propriété de Citymesh - et fait donc ainsi partie du groupe Cegeka - et à hauteur de 49% propriété de RCS & RDS. Or il s'agit là d'une société, dont Digi Communications est le principal actionnaire.Digi Communications est un fournisseur télécom européen qui opère au départ de la Roumanie et qui est en outre actif notamment déjà en Hongrie, en Espagne et en Italie. Au Portugal, Digi a l'année dernière aussi acquis du spectre 5G. A cela vient donc à présent s'ajouter la Belgique, car Citymesh et Digi veulent développer conjointement un nouveau - le quatrième - réseau (5G) mobile national dans notre pays. Citymesh insiste sur le fait qu'il desservira tant le marché professionnel que celui à la consommation. Et notre pays disposera ainsi bientôt - pour la première fois en plus de 25 ans - d'un nouvel opérateur mobile national avec un réseau propre.