Bouchez y est allé d'une proposition singulière consistant à réunir la mobilité, l'environnement et la qualité de vie. De plus, il entend réformer l'enseignement francophone, les carrières et les pensions en fonction de la numérisation de l'économie.

Or il paraît impossible que notre pays matérialise la première ambition par le simple fait que d'autres pays sont nettement plus avancés que le nôtre sur le plan de la législation et des tests. Le moment n'est pas encore venu d'autoriser la circulation de manière illimitée des voitures autonomes, qui ne sont du reste pas encore disponibles au niveau commercial. Quant à la législation en matière de modèles de test, elle existe depuis des années déjà dans d'autres pays.

C'est ainsi que depuis avril 2018, l'autorité routière américaine DMV attribue des permis pour tester et déployer des véhicules autonomes dans certains états, dont la Californie. Tel était du reste déjà le cas dans les années précédentes, mais dans des conditions spécifiques. Un tel permis est aussi possible depuis 2013 en Grande-Bretagne et depuis 2014 en France sur certains tronçons routiers.

Au Japon, durant les Jeux Olympiques de cet été, quelque cent voitures autonomes circuleront dans Tokyo pour transporter les visiteurs. Et en Chine aussi, les tests vont bon train.

Depuis le 1er mai 2018, la Belgique autorise également ce genre de tests. Un projet est du reste encours actuellement, puisque Toyota fait circuler depuis l'été dernier des voitures autonomes dans Bruxelles. C'est là une bonne nouvelle, quand on sait que des projets préalables datant de 2012-2013 ont été mis au frigo en raison d'une absence de législation.

Sur le plan technique, notre pays peut certes encore et toujours devenir le premier pour ce qui est d'autoriser largement les voitures autonomes, une fois que les premiers modèles commerciaux sortiront des chaînes de montage dans les années à venir. Mais il y a quand même de fortes chances pour que des pays comme les Etats-Unis ou le Japon lui brûlent la politesse, étant donné qu'ils peuvent s'enorgueillir aujourd'hui de quelques années d'expérience en matière d'essais. A cela s'ajoute le fait que ces deux états disposent de constructeurs automobiles et de géants technologiques nationaux qui font le maximum pour en arriver à un cadre légal et qui disposent de la technologie requise.

Les déclarations de Bouchez peuvent être interprétées de plusieurs manières: premiers tests de voitures autonomes, premier pays ouvert à la circulation légalisée de ces dernières (dans un environnement réel), premier pays, où les habitants pourront acheter ce genre de véhicule ou rouler avec lui.

Pour le premier scénario, c'est déjà trop tard. Pour les autres, c'est en théorie encore possible, mais cela reste très improbable. Notre pays n'a pas encore manqué le bateau, mais sauf miracle au niveau de la législation et sauf si les constructeurs automobiles en venaient subitement à considérer la Belgique comme le graal du secteur automobile, nous ne devons pas nous bercer d'illusions.

Bouchez y est allé d'une proposition singulière consistant à réunir la mobilité, l'environnement et la qualité de vie. De plus, il entend réformer l'enseignement francophone, les carrières et les pensions en fonction de la numérisation de l'économie.Or il paraît impossible que notre pays matérialise la première ambition par le simple fait que d'autres pays sont nettement plus avancés que le nôtre sur le plan de la législation et des tests. Le moment n'est pas encore venu d'autoriser la circulation de manière illimitée des voitures autonomes, qui ne sont du reste pas encore disponibles au niveau commercial. Quant à la législation en matière de modèles de test, elle existe depuis des années déjà dans d'autres pays.C'est ainsi que depuis avril 2018, l'autorité routière américaine DMV attribue des permis pour tester et déployer des véhicules autonomes dans certains états, dont la Californie. Tel était du reste déjà le cas dans les années précédentes, mais dans des conditions spécifiques. Un tel permis est aussi possible depuis 2013 en Grande-Bretagne et depuis 2014 en France sur certains tronçons routiers.Au Japon, durant les Jeux Olympiques de cet été, quelque cent voitures autonomes circuleront dans Tokyo pour transporter les visiteurs. Et en Chine aussi, les tests vont bon train.Depuis le 1er mai 2018, la Belgique autorise également ce genre de tests. Un projet est du reste encours actuellement, puisque Toyota fait circuler depuis l'été dernier des voitures autonomes dans Bruxelles. C'est là une bonne nouvelle, quand on sait que des projets préalables datant de 2012-2013 ont été mis au frigo en raison d'une absence de législation.Sur le plan technique, notre pays peut certes encore et toujours devenir le premier pour ce qui est d'autoriser largement les voitures autonomes, une fois que les premiers modèles commerciaux sortiront des chaînes de montage dans les années à venir. Mais il y a quand même de fortes chances pour que des pays comme les Etats-Unis ou le Japon lui brûlent la politesse, étant donné qu'ils peuvent s'enorgueillir aujourd'hui de quelques années d'expérience en matière d'essais. A cela s'ajoute le fait que ces deux états disposent de constructeurs automobiles et de géants technologiques nationaux qui font le maximum pour en arriver à un cadre légal et qui disposent de la technologie requise.Les déclarations de Bouchez peuvent être interprétées de plusieurs manières: premiers tests de voitures autonomes, premier pays ouvert à la circulation légalisée de ces dernières (dans un environnement réel), premier pays, où les habitants pourront acheter ce genre de véhicule ou rouler avec lui.Pour le premier scénario, c'est déjà trop tard. Pour les autres, c'est en théorie encore possible, mais cela reste très improbable. Notre pays n'a pas encore manqué le bateau, mais sauf miracle au niveau de la législation et sauf si les constructeurs automobiles en venaient subitement à considérer la Belgique comme le graal du secteur automobile, nous ne devons pas nous bercer d'illusions.