"Le marché du stockage sur site pèse 85 milliards de dollars, mais il n'a pas beaucoup évolué ces dernières années", a expliqué Tony Craythorne, CEO de Bamboo, lors d'une conférence de presse en ligne à laquelle Data News assistait. "L'architecture est restée grosso modo la même depuis les années quatre-vingts. Les appareils sont simplement plus gros et dotés d'une puissance de calcul plus importante. Mais cela signifie aussi que les centres de données utilisent plus d'énergie", a-t-il ajouté.

L'entreprise Bamboo Systems, dont le siège est situé à Cambridge, au Royaume-Uni, a été fondée en 2015 sous le nom de Kaleao par quelques experts en HPC et en technologie ARM. Elle a ensuite été relancée sous le nom de Bamboo en 2019 et son premier serveur a été mis sur le marché la semaine dernière.

La solution de Bamboo est peut-être prévisible vu le bagage de ses collaborateurs : elle repose sur l'architecture ARM. Alors que la grande majorité du stockage se base toujours à l'heure actuelle sur la technologie Intel, les puces ARM gagnent quelque peu en popularité ces derniers temps. Ainsi, Apple baserait ses processeurs maison sur cette architecture, et les puces équiperaient tous les périphériques réseau, jusqu'aux drones et aux superordinateurs. D'après les adeptes de cette technologique, parmi lesquels on compte évidemment Tony Craythorne, les puces ARM sont plus efficaces que de nombreuses puces basées sur Intel. Elles sont en outre conçues en pensant aux appareils légers comme les smartphones.

Bamboo Systems n'est pas la première entreprise à utiliser des processeurs ARM dans ses serveurs pour le centre de données. HPE et Lenovo, entre autres, font de même. Tony Craythorne affirme toutefois que son entreprise est la première à vraiment harmoniser toute l'architecture de l'appareil avec cette technologie. D'après lui, cela permet à ses serveurs de stockage d'être plus économes en énergie et meilleur marché que des serveurs comparables utilisant la technologie de puces x86, mais aussi d'être moins encombrants.

Tony Craythorne prétend que ses serveurs coûtent moitié moins cher qu'un serveur traditionnel, consomment 75 % d'énergie, tout en occupant 80 % de l'espace dans un "rack". Une partie de ces économies d'énergie vient de l'architecture, que Bamboo Systems a baptisée, de façon très thématique, PANDA, pour Parallel Arm Node Designed Architecture. Cette architecture est optimalisée pour les microservices, de manière à ce que les serveurs fonctionnent en principe parfaitement pour des charges de travail lourdes, des applications Kubernetes et l'edge computing. En outre, l'entreprise a aussi apporté quelques modifications pour rendre son serveur plus économe en énergie et plus adapté à l'époque actuelle. Ainsi, Bamboo supprime une série de ports jugés superflus, notamment le port série destiné par exemple à une imprimante matricielle.

Une lame B1000N, Bamboo
Une lame B1000N © Bamboo

Le premier produit lancé par l'entreprise est la gamme B1000N, qui utilise des puces NXP ARM. Dans cette série, une lame se compose de quatre serveurs distincts, chacun équipé de 16 processeurs ARM Cortex A72 avec jusqu'à 64 Go de DRAM DDR4 ECC, deux interfaces réseau de 10 Gbps et un drive PCIe NVMe intégré allant jusqu'à 8 To. Chacun de ces serveurs peut faire tourner Linux ou d'autres systèmes d'exploitation. Une telle lame coûte quelque dix mille dollars, et arrivera sur les marchés européen et américain au troisième trimestre. Évidemment, plusieurs lames de ce type peuvent être reliées pour former un cluster dans le centre de données.

"Le marché du stockage sur site pèse 85 milliards de dollars, mais il n'a pas beaucoup évolué ces dernières années", a expliqué Tony Craythorne, CEO de Bamboo, lors d'une conférence de presse en ligne à laquelle Data News assistait. "L'architecture est restée grosso modo la même depuis les années quatre-vingts. Les appareils sont simplement plus gros et dotés d'une puissance de calcul plus importante. Mais cela signifie aussi que les centres de données utilisent plus d'énergie", a-t-il ajouté.L'entreprise Bamboo Systems, dont le siège est situé à Cambridge, au Royaume-Uni, a été fondée en 2015 sous le nom de Kaleao par quelques experts en HPC et en technologie ARM. Elle a ensuite été relancée sous le nom de Bamboo en 2019 et son premier serveur a été mis sur le marché la semaine dernière.La solution de Bamboo est peut-être prévisible vu le bagage de ses collaborateurs : elle repose sur l'architecture ARM. Alors que la grande majorité du stockage se base toujours à l'heure actuelle sur la technologie Intel, les puces ARM gagnent quelque peu en popularité ces derniers temps. Ainsi, Apple baserait ses processeurs maison sur cette architecture, et les puces équiperaient tous les périphériques réseau, jusqu'aux drones et aux superordinateurs. D'après les adeptes de cette technologique, parmi lesquels on compte évidemment Tony Craythorne, les puces ARM sont plus efficaces que de nombreuses puces basées sur Intel. Elles sont en outre conçues en pensant aux appareils légers comme les smartphones.Bamboo Systems n'est pas la première entreprise à utiliser des processeurs ARM dans ses serveurs pour le centre de données. HPE et Lenovo, entre autres, font de même. Tony Craythorne affirme toutefois que son entreprise est la première à vraiment harmoniser toute l'architecture de l'appareil avec cette technologie. D'après lui, cela permet à ses serveurs de stockage d'être plus économes en énergie et meilleur marché que des serveurs comparables utilisant la technologie de puces x86, mais aussi d'être moins encombrants.Tony Craythorne prétend que ses serveurs coûtent moitié moins cher qu'un serveur traditionnel, consomment 75 % d'énergie, tout en occupant 80 % de l'espace dans un "rack". Une partie de ces économies d'énergie vient de l'architecture, que Bamboo Systems a baptisée, de façon très thématique, PANDA, pour Parallel Arm Node Designed Architecture. Cette architecture est optimalisée pour les microservices, de manière à ce que les serveurs fonctionnent en principe parfaitement pour des charges de travail lourdes, des applications Kubernetes et l'edge computing. En outre, l'entreprise a aussi apporté quelques modifications pour rendre son serveur plus économe en énergie et plus adapté à l'époque actuelle. Ainsi, Bamboo supprime une série de ports jugés superflus, notamment le port série destiné par exemple à une imprimante matricielle.Le premier produit lancé par l'entreprise est la gamme B1000N, qui utilise des puces NXP ARM. Dans cette série, une lame se compose de quatre serveurs distincts, chacun équipé de 16 processeurs ARM Cortex A72 avec jusqu'à 64 Go de DRAM DDR4 ECC, deux interfaces réseau de 10 Gbps et un drive PCIe NVMe intégré allant jusqu'à 8 To. Chacun de ces serveurs peut faire tourner Linux ou d'autres systèmes d'exploitation. Une telle lame coûte quelque dix mille dollars, et arrivera sur les marchés européen et américain au troisième trimestre. Évidemment, plusieurs lames de ce type peuvent être reliées pour former un cluster dans le centre de données.