Le 'Project Loon' émanait en 2011 des chaudrons du laboratoire Google X, celui-là même qui avait développé les premiers Google Glasses et une voiture sans chauffeur. Loon avait pour but d'introduire la connectivité internet dans des zones, où les traditionnels pylônes GSM s'avèrent trop coûteux ou impossibles à installer. Au lieu de déployer une infrastructure fixe, Loon avait comme objectif d'utiliser d'énormes ballons à l'hélium de la taille d'un terrain de tennis. Alimentée par l'énergie solaire et entraînée par le vent, cette infrastructure réseautique pouvait à une certains altitude assurer des connexions internet dans des régions assez pauvres ou reculées par exemple. Elle pouvait aussi être une solution dans les zones touchées par des catastrophes, comme ce fut le cas en 2013 encore, lorsque Google lança un projet-pilote en Nouvelle-Zélande.

Mais il y eut très vite pas mal de points d'interrogation quant à la faisabilité technique et aux responsabilités politiques. Bill Gates entre autres en fut un opposant notoire. Il n'en voyait pas l'utilité et parlait ouvertement d'un gaspillage financier. Mais Google alla de l'avant. En 2014, un ballon s'envola pour la première fois pour faire le tour du monde en 22 jours. En 2015, un projet-pilote fut effectué en Indonésie. 'Quasi parfaitement', comme le qualifia Google à l'époque. Un Pérou inondé reçut en 2017 la visite de ballons qui permirent à des dizaines de milliers de Péruviens de disposer d'internet pour les cas d'urgence. A Porto-Rico, des tests furent activement effectués cette même année, de même qu'au Chili, alors que c'était également prévu à Goa (Inde) et au Sri Lanka. Un an plus tard, Alphabet annonçait vouloir recourir à Loon pour fournir une couverture 4G au Kenya à une altitude de 20 kilomètres.

Trop coûteux, absence de business case

Mais tel ne sera donc pas le cas: Alphabet renonce à présent définitivement à ses ballons. "Nous avions pas mal de partenaires, mais nous n'avons pas trouvé une manière de réduire suffisamment les coûts pour en tirer un business case durable", explique l'ex-CEO de Loon, Alastair Westgarth, dans un communiqué posté sur son blog. Le fait que les firmes de connectivité traditionnelles ne soient entre-temps pas restées les bras croisés et aient sensiblement réduit les coûts de leur infrastructure réseautique, a aussi joué un rôle dans la décision d'Alphabet.

Par ailleurs, son concurrent Facebook avait en 2014 démarré un projet similaire à Loon. Facebook voulait proposer l'internet à haut débit au moyen d'un drone géant autonome, propulsé par l'énergie solaire. Ce rêve, Facebook y a renoncé depuis quelque temps déjà: l'entreprise a en effet mis fin au Project Aquila en 2018. On travaille cependant encore sur l'internet à haut débit à partir de l'espace. Tel est le cas par exemple de Starlink, le réseau développé par la firme aéronautique Space-X d'Elon Musk.

Le 'Project Loon' émanait en 2011 des chaudrons du laboratoire Google X, celui-là même qui avait développé les premiers Google Glasses et une voiture sans chauffeur. Loon avait pour but d'introduire la connectivité internet dans des zones, où les traditionnels pylônes GSM s'avèrent trop coûteux ou impossibles à installer. Au lieu de déployer une infrastructure fixe, Loon avait comme objectif d'utiliser d'énormes ballons à l'hélium de la taille d'un terrain de tennis. Alimentée par l'énergie solaire et entraînée par le vent, cette infrastructure réseautique pouvait à une certains altitude assurer des connexions internet dans des régions assez pauvres ou reculées par exemple. Elle pouvait aussi être une solution dans les zones touchées par des catastrophes, comme ce fut le cas en 2013 encore, lorsque Google lança un projet-pilote en Nouvelle-Zélande.Mais il y eut très vite pas mal de points d'interrogation quant à la faisabilité technique et aux responsabilités politiques. Bill Gates entre autres en fut un opposant notoire. Il n'en voyait pas l'utilité et parlait ouvertement d'un gaspillage financier. Mais Google alla de l'avant. En 2014, un ballon s'envola pour la première fois pour faire le tour du monde en 22 jours. En 2015, un projet-pilote fut effectué en Indonésie. 'Quasi parfaitement', comme le qualifia Google à l'époque. Un Pérou inondé reçut en 2017 la visite de ballons qui permirent à des dizaines de milliers de Péruviens de disposer d'internet pour les cas d'urgence. A Porto-Rico, des tests furent activement effectués cette même année, de même qu'au Chili, alors que c'était également prévu à Goa (Inde) et au Sri Lanka. Un an plus tard, Alphabet annonçait vouloir recourir à Loon pour fournir une couverture 4G au Kenya à une altitude de 20 kilomètres.Trop coûteux, absence de business caseMais tel ne sera donc pas le cas: Alphabet renonce à présent définitivement à ses ballons. "Nous avions pas mal de partenaires, mais nous n'avons pas trouvé une manière de réduire suffisamment les coûts pour en tirer un business case durable", explique l'ex-CEO de Loon, Alastair Westgarth, dans un communiqué posté sur son blog. Le fait que les firmes de connectivité traditionnelles ne soient entre-temps pas restées les bras croisés et aient sensiblement réduit les coûts de leur infrastructure réseautique, a aussi joué un rôle dans la décision d'Alphabet.Par ailleurs, son concurrent Facebook avait en 2014 démarré un projet similaire à Loon. Facebook voulait proposer l'internet à haut débit au moyen d'un drone géant autonome, propulsé par l'énergie solaire. Ce rêve, Facebook y a renoncé depuis quelque temps déjà: l'entreprise a en effet mis fin au Project Aquila en 2018. On travaille cependant encore sur l'internet à haut débit à partir de l'espace. Tel est le cas par exemple de Starlink, le réseau développé par la firme aéronautique Space-X d'Elon Musk.