Ces chiffres proviennent du rapport qu'Airbnb a remis en vue de son entrée à la bourse. Pour être prises en considération pour le Nasdaq, les entreprises doivent en effet donner accès à leurs résultats financiers.

De ce document, il apparaît entre autres que l'entreprise a subi de plein fouet les effets de la pandémie. Airbnb indique elle-même qu'elle enregistrera dans les années à venir une diminution de ses rentrées, du fait que les gens voyageront moins aussi longtemps que le virus sera présent.

L'entreprise était cependant chaque année déjà dans le rouge depuis son lancement et ne sera peut-être jamais vraiment bénéficiaire. En 2017, elle accusa une perte nette de quelque 60 millions d'euros après conversion. Elle-même avait indiqué en 2018 qu'elle était rentable, pour autant qu'on ne tienne pas compte des impôts, des intérêts et d'autres changements de valeur. Fin 2019, elle essuya encore une perte nette de 568 millions d'euros. Tout cela en période pré-corona donc.

La perte nette durant les neuf premiers mois de cette année s'établit à 586 millions d'euros environ. Comme on pouvait peut-être le prévoir, les rentrées régressent également. En 2020, l'entreprise a réalisé quelque 15 milliards d'euros en réservations, en recul de 39 pour cent par rapport à il y a un an. "La croissance de nos rentrées se ralentit, et nous nous attendons à ce que cela soit toujours le cas à l'avenir", signale l'entreprise dans son document.

Mais Airbnb envisage aussi des aspects positifs. En raison de la crise, les gens voulaient encore sortir de chez eux pendant une petite semaine, mais sans se rendre dans des hôtels. Ils privilégièrent assez rapidement les sorties à l'intérieur des frontières, et Airbnb enregistra aussi une partie de ses revenus de personnes travaillant à distance à partir d'un lieu loué plutôt que de chez elles. "Nous croyons que les limites entre les voyages et la vie vont s'estomper, alors que la pandémie générale a accéléré la possibilité de vivre n'importe où", affirme-t-on au sein de l'entreprise.

Airbnb en reste donc à son projet de faire son entrée à la bourse. Initialement, cela devait se faire en août de cette année, mais à ce moment, l'entreprise était aux prises avec toute une série d'annulations, ce qui fait que sa valeur allait diminuer trop nettement. En mai de cette année déjà, elle avait licencié un quart de son personnel, soit en tout quelque 1.900 personnes. En entrant à la bourse en décembre, elle souhaiterait récolter quelque 3 milliards de dollars.

Ces chiffres proviennent du rapport qu'Airbnb a remis en vue de son entrée à la bourse. Pour être prises en considération pour le Nasdaq, les entreprises doivent en effet donner accès à leurs résultats financiers.De ce document, il apparaît entre autres que l'entreprise a subi de plein fouet les effets de la pandémie. Airbnb indique elle-même qu'elle enregistrera dans les années à venir une diminution de ses rentrées, du fait que les gens voyageront moins aussi longtemps que le virus sera présent.L'entreprise était cependant chaque année déjà dans le rouge depuis son lancement et ne sera peut-être jamais vraiment bénéficiaire. En 2017, elle accusa une perte nette de quelque 60 millions d'euros après conversion. Elle-même avait indiqué en 2018 qu'elle était rentable, pour autant qu'on ne tienne pas compte des impôts, des intérêts et d'autres changements de valeur. Fin 2019, elle essuya encore une perte nette de 568 millions d'euros. Tout cela en période pré-corona donc.La perte nette durant les neuf premiers mois de cette année s'établit à 586 millions d'euros environ. Comme on pouvait peut-être le prévoir, les rentrées régressent également. En 2020, l'entreprise a réalisé quelque 15 milliards d'euros en réservations, en recul de 39 pour cent par rapport à il y a un an. "La croissance de nos rentrées se ralentit, et nous nous attendons à ce que cela soit toujours le cas à l'avenir", signale l'entreprise dans son document.Mais Airbnb envisage aussi des aspects positifs. En raison de la crise, les gens voulaient encore sortir de chez eux pendant une petite semaine, mais sans se rendre dans des hôtels. Ils privilégièrent assez rapidement les sorties à l'intérieur des frontières, et Airbnb enregistra aussi une partie de ses revenus de personnes travaillant à distance à partir d'un lieu loué plutôt que de chez elles. "Nous croyons que les limites entre les voyages et la vie vont s'estomper, alors que la pandémie générale a accéléré la possibilité de vivre n'importe où", affirme-t-on au sein de l'entreprise.Airbnb en reste donc à son projet de faire son entrée à la bourse. Initialement, cela devait se faire en août de cette année, mais à ce moment, l'entreprise était aux prises avec toute une série d'annulations, ce qui fait que sa valeur allait diminuer trop nettement. En mai de cette année déjà, elle avait licencié un quart de son personnel, soit en tout quelque 1.900 personnes. En entrant à la bourse en décembre, elle souhaiterait récolter quelque 3 milliards de dollars.