Les 'bloggers' chassés comme du gibier?

31/10/06 à 00:00 - Mise à jour à 30/10/06 à 23:59

Source: Datanews

L'arrestation d'un blogger grec illustre bien la façon dont ces gens souvent mal compris peuvent être poursuivis. A l'occasion de l'Internet Governance forum d'Athènes, Amnesty International incite les bloggers à défendre la liberté d'expression sur l'internet.

La coïncidence est quelque peu bizarre, mais le fait est que quelques jours avant le début de l'Internet Governance Forum (IGF) organisé à Athènes, la police grecque a arrêté un blogger - Antonis Tsipropoulous - après une plainte pour diffamation déposée par un prédicateur de la télévision. En tant qu'aggrégateur de contenus via son blog, Tsipropoulous avait manifestement établi un lien vers un site très critique à l'égard de ce télévangéliste - un site par ailleurs hébergé aux Etats-Unis. Il n'en demeure pas moins que Tsipropoulous a été arrêté et son blog supprimé: une preuve que "les autorités ne comprennent pas souvent combien il convient de réconcilier technologie internet et législation en matière de liberté d'expression (tant au niveau local qu'international) et s'en prennent simplement à ce qui est à leur portée", pour reprendre un commentaire à ce propos.L'appel d'Amnesty InternationalEt cela peut être malheureusement encore plus grave, en témoigne le traitement réservé aux bloggers dans d'autres pas (comme en Chine, en Iran, au Vietnam, etc.). Arrestations, sévices, tortures,... tout cela n'est pas nouveau. Les expériences de ces bloggers sont identiques à celles des personnes qui répandaient soi-disant de 'fausses' opinions par le biais de canaux classiques, comme les journaux, revues, livres, radio, télévision, etc. Amnesty International (AI) a donc lancé un appel aux bloggers du monde entier pour poursuivre leur travail en matière de liberté d'expression et témoigner leur solidarité avec les bloggers des pays où il s'avère dangereux de dire ouvertement ce qu'on pense. "La liberté d'expression en ligne est un droit, pas un privilège", affirme Steve Ballinger, un représentant de l'AI à l'IGF, "c'est un droit qui doit être défendu." En effet, "des gens sont emprisonnés tout simplement pour avoir donné leur avis dans un courriel ou sur un site web."

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