Google crée un fonds de crise de 4 millions de dollars en réaction à la politique migratoire de Trump

30/01/17 à 14:09 - Mise à jour à 14:08

Google a créé un fonds de crise de 2 millions de dollars, qui pourra être complété par ses collaborateurs jusqu'à atteindre un total de 4 millions de dollars.

Google crée un fonds de crise de 4 millions de dollars en réaction à la politique migratoire de Trump

Google-CEO Sundar Pichai. © Reuters

L'entreprise entend ainsi aider quatre organisations qui s'opposent à la nouvelle politique d'immigration de Donald Trump. Le nouveau président des Etats-Unis a décidé ce week-end que les citoyens de sept pays musulmans ne pourraient plus entrer aux Etats-Unis.

Il s'agit de la plus importante campagne de crise de l'histoire de Google et à part ce fonds, des membres de sa direction feront aussi des dons à ces organisations, annonce USA Today.

Le CEO de Google, Sundar Pichai, a envoyé un mémo à son personnel pour faire connaître cette initiative. Le fonds a été créé peu après que Google ait pris clairement position contre la politique migratoire de Trump. "Nous sommes préoccupés à propos des conséquences de cette décision et de toutes les propositions qui imposent des limites aux employés de Google et à leur famille, ou qui font en sorte que des obstructions empêchent l'arrivée de talents aux Etats-Unis", pouvait-on lire samedi déjà dans un mémo interne. Sergey Brin, co-fondateur de Google, a été vu à l'aéroport de San Francisco, alors qu'il manifestait contre les mesures gouvernementales. Il n'a pas souhaité faire trop de commentaires à Forbes, mais il a quand même déclaré qu'il était lui-même un immigré. Sa famille avait quitté l'Union Soviétique pour échapper à la traque aux Juifs.

Des soucis à la Silicon Valley

Outre Google, de nombreuses autres entreprises technologiques encore ont fait part de leurs soucis à propos de la nouvelle politique. Mark Zuckerberg (Facebook), Reed Hastings (Netflix) et Satya Nadella (Microsoft) notamment se sont dits préoccupés. "Anti-américain", a-t-on même entendu dans la Silicon Valley.

Nos partenaires