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La propagande terroriste d'organisations et tout contenu du même type devront être mis hors ligne dans l'heure, selon l'UE. La Commission européenne souhaite régler le problème par la voie légale, parce que des accords conclus volontairement avec des plates-formes internet telles Facebook, Twitter et Google n'ont pas donné les résultats escomptés.Les pays membres de l'UE doivent prévoir de fortes sanctions, si une demande de retrait d'un contenu à connotation terroriste n'est pas suivie d'effet. Les fournisseurs internet, qui refuseront systématiquement de s'y plier, se verront imposer une amende pouvant aller jusqu'à 4 pour cent de leur chiffre d'affaires par l'autorité compétente dans leur pays, selon l'UE.Les fournisseurs et plates-formes internet devront fonctionner pro-activement, par exemple avec des systèmes de détection automatique, mais sous contrôle humain. A l'inverse, si un message est supprimé indûment, il devra être remis en place rapidement. La liberté d'expression ne pourra pas être vidée de son sens. Il faudra aussi mettre en oeuvre une procédure correcte de traitement des plaintes. En outre, les fournisseurs devront annuellement montrer patte blanche à propos des efforts qu'ils consentiront pour combattre les abus.En raison de leur rapide propagation, les messages à caractère terroriste sont les plus dommageables au cours de la première heure, signale-t-on au sein de la direction de l'UE. Ils constituent un 'risque très réel pour la société européenne'. C'est ainsi que le mouvement terroriste IS avait en janvier encore diffusé du nouveau contenu de propagande à quasiment sept cents reprises.La Commission demande aux états membres de voter rapidement la proposition. Le Parlement européen doit également se pencher sur le sujet.

La Commission européenne va introduire une nouvelle loi obligeant Google, Facebook, Twitter et d'autres entreprises internet à retirer dans l'heure tout contenu à connotation extrémiste. Si elles ne le font pas, elles risquent de se voir infliger une amende.

Des plates-formes internet telles YouTube, Facebook et Google devront sans doute scanner automatiquement toutes les vidéos et toute la musique que leurs utilisateurs y déposent, pour éviter que du matériel soumis au droit d'auteur ne se retrouve en ligne sans autorisation. Au sein de la commission 'Affaires Juridiques' du Parlement européen, une majorité (quinze contre dix) a en tout cas voté en faveur d'une adaptation de la directive sur le droit d'auteur.

Les entreprises ne pourront plus empêcher les consommateurs se trouvant dans un autre pays de visiter leur site web ou d'effectuer des achats en ligne. Les négociateurs du Parlement européen, du Conseil européen et de la Commission européenne se sont mis d'accord hier soir à ce propos.

Les personnes qui ont un abonnement à Netflix, Spotify, Deezer ou tout autre service en ligne pourront bientôt aussi profiter de leurs films, séries, musique ou compétitions sportives sans souci à l'étranger. Le Parlement européen a approuvé jeudi les règles concernant la portabilité des droits numériques.

Les Français recourent le plus souvent à ce qu'on appelle l'économie partagée qui s'impose de plus en plus ces dernières années par le truchement de plates-formes telles Uber et Airbnb, comme il ressort des chiffres publiés par la Commission européenne. Cette dernière a voté hier en faveur d'une proposition de loi intégrant des mesures en vue de réglementer le marché.

Les autorités européennes sont nettement trop dépendantes des logiciels et des services de Microsoft. Voilà ce qu'affirme Investigate Europe, un groupe de journalistes d'investigation de divers pays européens, dans Der Tagesspiegel.