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L'utilisation de l'intelligence artificielle (IA) par la police, comme par exemple la reconnaissance faciale, doit avoir des limites pour ne pas tomber dans la surveillance de masse, a mis en garde mercredi le Parlement européen. L'assemblée demande, via une résolution, d'interdire toute reconnaissance automatisée des individus dans les espaces publics.

Le Parlement européen a approuvé une résolution en vue de donner au consommateur davantage de possibilités de (faire) réparer ses produits électroniques et ce, même si c'est à la Commission qu'il reviendra de mettre au point la procédure.

L'Union européenne lance ses propres lois en vue de réguler les crypto-espèces. Le Letton Valdis Dombrovskis qui, au sein de la nouvelle Commission européenne, devrait remplir la charge de la politique économique, l'a annoncé ce mardi lors de son audition au Parlement européen.

Une série de banques de données tenues à jour par la douane, l'immigration et les services de police seront regroupées. Voilà ce que vient d'approuver le Parlement européen. Une fois cette opération terminée, l'UE disposera de l'une des plus vastes banques de données biométriques au monde avec toutes les conséquences en matière de confidentialité que cela suppose.

Il y a à présent sur la table un accord européen à propos de la réforme du droit d'auteur, dans le but d'adapter l'utilisation des médias à l'ère numérique. La proposition de loi, qui doit encore être approuvée par le Parlement européen, pourrait avoir un sérieux impact sur ce à quoi ressemblera internet à l'avenir.

Il sera désormais plus facile de vous faire entendre, si un jeu, un film, un e-livre ou un service numérique acheté en ligne dans un autre pays de l'UE ne répond pas à votre attente. Si un produit ne fonctionne pas, les consommateurs auront, tout comme dans le commerce traditionnel, droit à une réparation gratuite, un remplacement ou un remboursement. Il y aura aussi une période de garantie.

La propagande terroriste d'organisations et tout contenu du même type devront être mis hors ligne dans l'heure, selon l'UE. La Commission européenne souhaite régler le problème par la voie légale, parce que des accords conclus volontairement avec des plates-formes internet telles Facebook, Twitter et Google n'ont pas donné les résultats escomptés.Les pays membres de l'UE doivent prévoir de fortes sanctions, si une demande de retrait d'un contenu à connotation terroriste n'est pas suivie d'effet. Les fournisseurs internet, qui refuseront systématiquement de s'y plier, se verront imposer une amende pouvant aller jusqu'à 4 pour cent de leur chiffre d'affaires par l'autorité compétente dans leur pays, selon l'UE.Les fournisseurs et plates-formes internet devront fonctionner pro-activement, par exemple avec des systèmes de détection automatique, mais sous contrôle humain. A l'inverse, si un message est supprimé indûment, il devra être remis en place rapidement. La liberté d'expression ne pourra pas être vidée de son sens. Il faudra aussi mettre en oeuvre une procédure correcte de traitement des plaintes. En outre, les fournisseurs devront annuellement montrer patte blanche à propos des efforts qu'ils consentiront pour combattre les abus.En raison de leur rapide propagation, les messages à caractère terroriste sont les plus dommageables au cours de la première heure, signale-t-on au sein de la direction de l'UE. Ils constituent un 'risque très réel pour la société européenne'. C'est ainsi que le mouvement terroriste IS avait en janvier encore diffusé du nouveau contenu de propagande à quasiment sept cents reprises.La Commission demande aux états membres de voter rapidement la proposition. Le Parlement européen doit également se pencher sur le sujet.

La Commission européenne va introduire une nouvelle loi obligeant Google, Facebook, Twitter et d'autres entreprises internet à retirer dans l'heure tout contenu à connotation extrémiste. Si elles ne le font pas, elles risquent de se voir infliger une amende.