Les SMAK, MOMA et autres Gugenheim, vous les connaissez sans doute. Enfin, vous savez qu'ils existent, puisqu'ils figurent sur votre liste, lorsque vous vous trouvez à Gand, New York ou Bilbao. Mais que savez-vous des musées plus modestes hébergés dans ces villes? Et des festivals d'art qui doivent s'en tirer sans grand budget promotionnel? Seul un voyageur attentif, un collectionneur de dépliants ou un lecteur d'affiches les remarque. Avec l'appli Pieter Paul Guide, vous les découvrirez tous en une seule fois d'un simple coup d'oeil. 'La recherche peut se faire tant sur carte que par thème', déclare le CEO évoquant les petits musées et autres festivals qui ne retiennent pas forcément l'attention.

'Ce faisant, nous aidons aussi ces musées et festivals à faire parler d'eux', explique Roose. 'Moyennant le montant d'un abonnement mensuel, nous les reprenons dans notre offre et proposons même des extras comme une mention sur nos médias sociaux et autres. Nous partageons aussi avec eux des données relatives aux utilisateurs, pour autant que le GDPR le permette. Nous recourons par exemple à ce qu'on appelle en jargon le géo-repérage ('geofencing'). Ils savent ainsi grâce à l'appli combien de personnes les ont déjà visités, voire le temps qu'elles sont restées devait une oeuvre spécifique.'

Pour les utilisateurs, Roose a aussi prévu quelques suppléments. 'Les clients peuvent en effet ajouter un contenu complémentaire, accessible uniquement aux utilisateurs de Pieter Paul Guide. C'est ainsi qu'une collaboration est en cours cet été avec le festival Watou, par laquelle les visiteurs reçoivent des informations adaptées à l'endroit où ils se trouvent dans le village festivalier. En fonction de leur emplacement précis dans Watou, ils obtiennent sur leur smartphone des renseignements sur les oeuvres, poèmes,... les plus proches. Parmi d'autres applications possibles, la technologie pourrait être utilisée pour donner des informations pratiques, comme les durées d'attente à des événements.'

Il s'agit là de principes de 'proximity marketing' et de 'mobile engagement' que Pieter Paul Guide a acquis suite au rachat d'une autre jeune entreprise: We Are Nexen. 'L'application dans Watou est la première combinaison de notre approche et de sa technologie basée sur la localisation, que nous voulons du reste approfondir. Supposons que lors d'un citytrip, vous passiez devant une maison à la valeur historique importante: la balise 'beacon' ou le géo-repérage ('geofence') de la maison captera le signal de votre smartphone, et vous pourrez alors sur votre smartphone obtenir davantage d'informations sur l'historique de la maison, ses habitants, l'architecte, etc.'

'La concurrence ne manque pas sur le marché', reconnaît Roose. 'Mais chacun a clairement trouvé son segment. Artsy cible résolument le segment supérieur, alors que My Art Guides se concentre sur les catalogues en et hors ligne. Nous nous classons parfaitement entre les deux en nous focalisant sur le marché des plus petits musées et festivals d'art ne faisant pas automatiquement l'objet d'une attention. C'est ainsi que nous avons conclu des collaborations avec notamment MSK Gent, MuZee, la salle d'art Extra City Antwerpen et le salon d'art Brafa. Des villes telles Malines, Roulers et Ostende présentent aussi dans notre appli leur offre artistique et culturelle, mais on y retrouve aussi, par delà la frontière, le FRAC de Dunkerque, le LAM de Lille et de plus grands noms encore tels le Louvre de Lens. Pour trouver davantage de clients, c'est surtout l'affaire de la vente, de la vente et encore de la vente. Nous n'en sommes en effet pas encore au stade où l'appli se vend d'elle-même. Il faut donc recourir à pas mal de démarchage téléphonique, de présence aux vernissages, etc.'

Aujourd'hui les Flandres belge et française, et demain le monde entier? A coup sûr. 'Notre ambition est de rendre disponible notre appli dans toute l'Europe dans les années à venir', confirme Roose. 'Dans ce but, nous recherchons actuellement du capital extérieur pour pouvoir avancer rapidement et engager surtout davantage de vendeurs. Ces deux dernières années, nous avons pu compter sur nos propres moyens financiers, à savoir 200 à 250.000 euros et sur le soutien de @KBC Start It. Désormais, nous négocions avec un investisseur et un business angel pour une injection d'un montant identique.'

Pieter Paul Guide

Siège social: Bruges

Nombre d'associés: 1

A la recherche de capital supplémentaire?: Oui, des négociations sont en cours pour un investissement de 250.000 euros

Site web: www.pieter-paulguide.com