C'est dans l'esprit de l'avocat bruxellois Frederic Dechamps que germa soudainement l'idée: tous ces contrats et documents juridiques qu'il devait si souvent rédiger - profession oblige! -, débutaient rarement d'une page blanche. On y retrouve en effet régulièrement un modèle, un gabarit sur lequel des adaptations doivent être effectuées et où des pointillés doivent faire place à du texte. 'N'y a-t-il pas plus pratique?', s'est-il alors demandé. Il se tourna dès lors vers l'entreprise IT VoxTeneo. Conjointement, ils développèrent Lawbox, un magasin web de formulaires.

'En fait, cela se passe très simplement', déclare le CEO ad-intérim Stephaan Cloet. 'On sélectionne le type de document dont on a besoin et on complète un questionnaire interactif qu'on accompagne jusqu'au résultat final voulu. Au verso, on trouve une arborescence de base via laquelle on définit la suite question après question. Cela peut aller de Conditions générales, en passant par une politique en matière de confidentialité, jusqu'à des documents en ressources humaines, contrats de travail, addenda correspondants à ceux-ci,... En tout, il est possible d'acheter une centaine de documents différents dans notre boutique web. Généralement, le prix est de 49 euros par document, mais il peut varier en fonction de la longueur du texte. Nous proposons aussi un pack débutant, qui regroupe tous les documents dont un indépendant a besoin pour commencer, ainsi qu'un pack 'privacy' qui réunit tout ce qu'il faut savoir sur le thème du respect de la vie privée.'

Avec son magasin web, Lawbox cible les indépendants et les PME, mais elle a également élargi son activité. Avec LawboxPRO, la start-up entend aider les grandes entreprises au niveau de leur organisation interne. 'Il y a en effet là aussi le besoin d'un point central pour les documents standards, une façon de tout gérer et de rendre les processus plus efficients. C'est ce que nous voulons leur offrir moyennant des frais d'installation et une redevance mensuelle. De la même manière, nous avons encore mis au point un troisième business case. Nous pouvons en effet faire de notre 'webshop' un 'white label', afin que les partenaires puissent y apposer leur tampon et leur marque. Nous l'avons fait pour Partena, qui propose ainsi de nombreux formulaires pour le personnel. Ce faisant, nous atteignons les employeurs qui ont plusieurs employés à leur service.'

Au bout de trois ans, Lawbox compte déjà quelque cinq mille utilisateurs, mais Cloet regarde plus avant: 'Pour faire connaître davantage le magasin web, nous voulons miser pleinement sur le marketing en ligne, avec des annonces sur les médias sociaux et Google, et en accordant de l'attention aux blogs. Les deux autres business cases sont plus une affaire de réseaux et d'apprendre à connaître les personnes ad hoc au sein d'une entreprise, afin de propager au maximum notre histoire. Et nous pensons à coup sûr aussi à l'étranger, même si dans les pays qui nous entourent, il y a déjà de la concurrence sur le marché. Voilà pourquoi avec l'aide de partenaires - et surtout de bureaux d'avocats locaux qui peuvent créer des modèles spécifiques pour leur marché -, nous pensons nous tourner vers l'Europe du sud et de l'est, où il y a encore de la marge pour une entreprise comme la nôtre.'

Fondée avec l'argent de Dechamps et l'apport logiciel de VoxTeneo, Lawbox s'est suffi à elle-même depuis 2016. 'Cela a bien fonctionné jusqu'à présent, puisqu'avec un chiffre d'affaires de 120.000 euros par an, nous sommes actuellement au seuil de la rentabilité, mais si nous voulons nous internationaliser, nous devrons chercher du capital extérieur. Nous espérons y voir plus clair d'ici la fin de l'année.'

Lawbox

Siège social: Auderghem

Nombre d'associés: 3

A la recherche de capital supplémentaire?: peut-être en 2020

Site web: www.lawbox.be