'Il existe suffisamment d'études qui démontrent que le simple fait de noter quelque part ses rêves augmente la chance de les réaliser vraiment', affirme le CEO de Didid, Maarten Verboven. 'En associant à cette idée des éléments pratiques, nous voulons amplifier encore cette chance d'y parvenir. Voilà comment nous sommes arrivés à l'appli Didid, dans laquelle on insère non seulement ses rêves, mais qui permet aussi de gérer son budget et d'économiser.'

Comment? Très simplement. Vous téléchargez l'appli et créez un rêve que vous placez en mode public ou privé. 'A partir d'un certain nombre de banques de données d'images libres, nous allons alors directement y associer des illustrations, afin d'agrémenter le tout. Si votre rêve est un voyage à New York, vous verrez apparaître une jolie image de l'Empire State Building ou de Central Park. Et aussitôt, via un algorithme de recommandations développé conjointement avec Froomle, nous vous ferons des suggestions à propos des choses à faire là-bas: visite de musées, conseils en matière hôtelière,... Une fois votre sélection faite, elle sera ajoutée directement à votre budget. Vous aurez ainsi une idée de la somme nécessaire. Vous pourrez aussi fixer une date-butoir, afin de vous préparer au mieux.'

Et ce n'est qu'à partir de là que cela devient vraiment intéressant. Didid établit le lien avec votre compte d'épargne et vous permet d'attribuer des sommes à un projet spécifique. 'Contrairement à d'autres applis budgétaires, nous n'allons pas créer des comptes séparés, mais nous déposons simplement une couche sur votre compte épargne existant. Vous ne vous retrouvez pas non plus avec de petits excédents. Ce qui n'est pas utilisé, vous l'attribuez simplement de nouveau à un autre rêve', explique Verboven. 'En outre, vous pouvez via Didid.be vous faire sponsoriser. Une tante, un oncle, vos grands-parents peuvent en effet choisir de payer une visite de musée par exemple ou une nuitée à l'hôtel. Considérez cela comme une petite enveloppe renfermant de l'argent, mais en plus spécifique.'

A la sortie d'un hackaton de BNP Paribas Fortis, Verboven et quelques collègues d'Hello Bank donnèrent libre cours, avec un budget limité, au développement de leur idée de base et à la création de trafic avec quelques annonces en ligne. 'Nous avons conçu un site web, sur lequel des visiteurs pouvaient lister et tenir à jour leurs rêves', poursuit le CEO. 'Avant même que nous nous en rendions compte, nous avions accueilli un peu moins de deux mille utilisateurs. Il était donc clair qu'il y avait un public pour ce type d'application. Voilà pourquoi nous avons suscité la confiance et nous avons été financés pour la création d'une appli que nous avons pu tester en cercle restreint. Les testeurs furent des membres du personnel de BNP. Comme les résultats étaient bons, nous avons reçu le feu vert pour la prochaine étape: héberger l'appli dans une entreprise séparée.'

Déjà quinze mille rêveurs

Le 12 mars, Didid a donc été publiquement lancée, et même si on n'en est encore qu'au tout début, Verboven observe qu'il y a aussi un intérêt de la part du grand public: 'En tout, nous en sommes déjà à quinze mille rêveurs. Ce qui importe à présent, c'est d'accroître encore ce nombre et de veiller à ce que tout ce beau monde voit ses rêves se réaliser. Pour atteindre le premier objectif, nous avons l'avantage que l'existence de notre appli est signalée aux 3,6 millions de clients de BNP Paribas Fortis, Hello Bank et Fintro. Provisoirement, notre appli ne peut être combinée qu'avec les comptes de ces institutions, mais nous aspirons à devenir compatibles avec toutes les banques dans les plus brefs délais.'

Et pour veiller à ce que les utilisateurs réalisent leurs voeux, Verboven vise l'introduction de davantage de fonctions qui devraient les y aider. 'Il y a de toute façon une demande de 'co-dreaming' par exemple, qui fait que vous partagez un rêve avec d'autres personnes. Nous allons en outre aussi faire mieux connaître notre fonctionnalité permettant à l'utilisateur d'insérer un élément sur une liste de voeux directement à partir de son navigateur.'

Et évidemment, il y a aussi l'objectif que la startup s'amortisse d'elle-même à terme. 'Avec l'investissement consenti par BNP, nous pouvons tenir le coup jusqu'au milieu de l'année prochaine. J'ai donc dans la tête d'autres soucis que la recherche de capital externe. Pour ce qui est du modèle commercial, nous pensons par exemple à des partenariats avec des acteurs en vue, qui peuvent jouer un rôle de coaching. Reprenons l'exemple du voyage à New York. Il existe pas mal d'entreprises qui peuvent aider des personnes à le planifier, et pour lesquelles il s'avère aussi intéressant d'avoir accès à des clients qui ont besoin de leurs renseignements. C'est à ce genre de situation gagnant-gagnant que nous voulons arriver.'

Didid

Siège social: Bruxelles

Nombre d'associés: 1

A la recherche de capital supplémentaire? Temporairement non

Site web : www.Didid.be