Les fondateurs sont au nombre de quatre, et la combinaison de leurs acquis respectifs a généré l'application Sneezz: deux d'entre eux proviennent du secteur technique et les deux autres du domaine pharmaceutique. C'est ce dernier duo, le CEO Robert Dekker et la CMO Leen Limbourg, qui a envisagé la nécessité de créer une appli telle Sneez.

'Pas moins de 500 millions de personnes dans le monde souffrent d'allergie, et dans le monde industrialisé, les allergies représentent les affections chroniques en croissance la plus rapide. Sous l'influence de la pollution et du changement climatique, la situation ne fera que s'empirer dans les années à venir, ce qui se traduira par des nez qui coulent, des yeux irrités et de l'asthme', déclare Limbourg.

'On n'arrivera pas loin avec les cinq stations de mesure pour toute la Belgique', enchaîne sèchement Dekkers. 'Néanmoins, telle est la réalité sur la base de laquelle les avertissements sont émis. Il convient d'y ajouter que ces stations fonctionnent d'une façon telle qu'il faut patienter quelques jours, avant que les résultats des mesures soient connus, et encore sont-ce là des informations spécifiques pour cinq emplacements dans l'ensemble du pays, et qui sont vite dépassées. Résultat: il y a un besoin de renseignements plus précis et rapides.'

Et c'est là qu'intervient Sneezz. 'Avec la technologie des capteurs, nous sommes parvenus à développer du matériel et un logiciel qui nous permettent d'analyser la teneur en pollen en temps réal', affirme Dekker. 'Par identification d'images, nous sommes capables non seulement d'analyser le type de pollen rencontré, mais aussi sa teneur dans l'air ambiant.'

A partir de là, tout est possible, car Sneezz est encore en plein développement. 'Dans un premier temps, nous voulons accrocher nos points de mesurage à toutes sortes de projets 'smart-city'', ajoute Dekker. 'Les données que nous collectons ainsi, nous pouvons les transférer, via une appli, aux utilisateurs, qui recevront par conséquent des informations adaptées à l'endroit où ils se trouvent. Ils sauront de cette façon quels lieux éviter. En même temps, nous les inviterons à nous faire part de leurs symptômes, que nous pourrons mettre en corrélation avec nos données de mesures et d'autres informations open source. C'est sur cette base que nous pourrons assurer un feedback encore plus personnalisé et déterminer par exemple le seuil de pollen individuel acceptable pour chaque utilisateur.'

Alors que les deux techniciens mettent la dernière main à la preuve de concept, Dekker et Limbourg recherchent progressivement des testeurs acceptant de se soumettre à un essai. Ce n'est que dans une phase ultérieure que Sneezz sera lancée sur le marché B2C avec ses points de mesurage, et vendue au grand public. Il devrait également y avoir une collaboration avec l'industrie pharmaceutique. 'Nous savons que de nombreuses études sur de nouveaux médicaments ne mènent à rien, parce que leurs résultats ne sont pas fiables. On ne sait pas si un testeur réagit bien à tel médicament, justement parce qu'il n'y a pas de pollen présent dans son environnement. Avec nos données, le contrôle sera nettement meilleur', selon Limbourg.

Les quatre fondateurs de Sneezz ont eux-mêmes supporté les premiers développements de leur jeune entreprise avec un apport propre de 100.000 euros. Par la suite, l'imec (iStart) et BlueHealth Innovation y ont injecté un montant similaire. 'A présent, nous nous tournons vers l'agence flamande VLAIO de soutien à la recherche', apprend-on. 'Puis, nous devrons tout doucement rechercher du capital externe. Dès à présent, nous sommes en contact avec les secteurs pharmaceutique et technologique, car l'année prochaine, nous espérons recueillir entre 500.000 et 1 million d'euros, pour pouvoir poursuivre le développement et commencer à commercialiser l'appli.'

Sneezz

Siège social: Borgloon

Nombre d'associés: 4

A la recherche de capital supplémentaire?: Oui, une phase de capitalisation de 500.000 à 1 million d'euros prévue l'année prochaine

Site web: www.sneezz.be