'Peut mieux faire'. C'est avec cette idée en tête que tout commence, y compris chez Onsophic. Mais au fait, où est-il possible d'effectuer des améliorations, selon les fondateurs de l'entreprise, Tom Pennings et Ian Hart? 'Au niveau du coaching et des formations', répond le premier cité. 'Car elles sont non seulement souvent trop lentes, mais aussi trop peu personnalisées, voire rarement effectives. Ce que nous proposons? Une solution SaaS qui veille sur vous en tant que coach numérique pour accompagner votre évolution personnelle.'

Pennings la joue concret avec un exemple tiré de la pratique. 'Supposons que chez notre client KBC, il faille apprendre à quelqu'un - que nous appellerons Julie - à travailler avec un nouveau système CRM. Nous commencerons à l'initier à cette nouvelle plate-forme au moyen d'une vidéo qu'elle pourra regarder quand bon lui semble. Ensuite, Julie pourra effectuer de petits exercices qui ne prennent pas trop de temps, avant de plonger dans la réalité: nous la laisserons agir alors dans le 'bac à sable pratique' avec de véritables clients.'

Quid de la personnalisation? Elle sera assurée par l'apprentissage machine. 'Il se peut que le système détecte durant la formation que Julie passe à côté de quelques opportunités. C'est alors que retentiront des alarmes, destinées à attirer son attention sur les carences dans sa connaissance. Il lui faudra alors rechercher des manières de s'améliorer. Lorsqu'il apparaîtra que cette approche porte ses fruits, nous rechercherons automatiquement d'autres collaborateurs aux prises avec un problème similaire, afin qu'ils testent eux aussi cette solution. Si nous n'y parvenons pas, parce que Julie continue de rater des possibilités qui se présentent à elle, nous préviendrons alors son manager, afin qu'il puisse s'en occuper.'

Les avantages sont nombreux. Il y a non seulement davantage de chances que Julie ou d'autres maîtrisent effectivement quelque chose de nouveau, mais il y a aussi le fait que Julie ne perdra ainsi pas deux journées de formation, voire plus, puisqu'elle apprendra quasiment en travaillant. Lancée fin 2016, Onsophic est très vite parvenue à s'attirer quelques clients importants. KBC, donc, qui est présente sur la plate-forme avec 10.000 collaborateurs, mais aussi Randstad, KU Leuven et VDAB.

Pennings peut certes s'enorgueillir d'être limbourgeois, il n'en reste pas moins qu'Onsophic est tout autant une entreprise américaine. Il y a des années déjà, il quitta en effet la Belgique pour rejoindre la Silicon Valley, où il travailla notamment chez Borland, EVS, Google et Apple. C'est du reste là aussi qu'il a avec Ian Hart gagné l'argent nécessaire pour développer Onsophic. 'Depuis lors, nous nous sommes suffis à nous-mêmes', déclare-t-il. 'Jusqu'à faire d'Onsophoc l'entreprise viable qu'elle est aujourd'hui.'

Les ambitions du duo sont déjà très élevées. Ce mois-ci, Onsophic ouvrira à Singapour une filiale qui devrait servir de tremplin pour tout le sud-est asiatique. Il est temps d'évoluer, selon Pennings, qui place la barre à bonne hauteur. 'Nous voulons rapidement doubler notre personnel, et je m'attends donc à ce que organisions l'année prochaine une première phase de capitalisation externe.'

Onsophic

Siège social: Hasselt

Nombre d'associés: 2

A la recherche de capital supplémentaire?: une phase de série A attendue pour l'année prochaine

Site web: www.onsophic.com